À Paris, certaines façades d’immeubles abritent en réalité des bouches d’aération géantes du métro. Gérées par la RATP, elles seraient, selon l’association Respire, une source importante de pollution de l’air.

Des bouches d’aération cachées derrière des façades d’immeubles

Larges fenêtres, porte cochère et moulures… À première vue, rien ne distingue ces immeubles typiquement haussmanniens de leurs voisins. Les Parisiens passent d’ailleurs chaque jour devant sans même y prêter attention. Pourtant, ces immeubles sont particuliers : derrière leur façade, se cachent en réalité des bouches d’aération géantes du métro.

Gérés par la RATP, ces faux immeubles permettent de rendre les bouches d’aération plus esthétiques. Et sont aussi, pour les amateurs de sensations fortes, un terrain de jeu idéal, comme le montre le média Brut, qui a suivi pour l’occasion le vlogger de l’extrême Vintage Tran. Dans cette vidéo, on le voit accéder à la bouche d’aération par le toit de l’immeuble, puis descendre un à un les étages, qui sont de plus en plus étroits. Il finit son exploration sous terre, dans un conduit mal éclairé. « On dirait qu’on descend dans un truc d’horreur », témoigne-t-il.

Une très forte pollution aux particules fines

Bien que plus esthétiques, ces façades d’immeuble ne seraient pas sans danger pour les riverains. Selon l’association Respire, qui milite pour l’amélioration de la qualité de l’air, elles seraient une source importante de pollution. « On soupçonne qu’il y a une quantité astronomique de polluants, de particules qui en sortent, et qui polluent tout le voisinage aux alentours », avance Tony Renucci, membre de Respire. Selon lui, il y a “une très mauvaise qualité de l’air dans ces enceintes souterraines, notamment à cause d’un manque de ventilation et parce que les systèmes de freinage sont très émetteurs de particules fines.”

Ces inquiétudes ont été confirmées par Vin Tran. Lors de son exploration, il a mesuré la concentration en particules fines dans l’immeuble factice. Certaines mesures « oscillent entre 40 et 55 » mais, à certains endroits « les chiffres montent jusqu’à 77 voire 79 microgrammes/m3 ». C’est bien plus que la norme en vigueur en France, selon laquelle une concentration de 50 microgrammes de particules fines par mètre cube correspond à un pic de pollution.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *