Source Observateur-Continental

La surchauffe de l’économie américaine pourrait accélérer la hausse des taux du dollar et le retrait de l’aide de la Fed et finir par alourdir la reprise économique mondiale naissante et fragile puisque le phénomène de la mondialisation économique a rendu tous les éléments rationnels de l’économie interdépendants entre eux en raison de la consolidation des oligopoles, de la convergence technologique et des accords d’entreprise tacites. 

La réelle possibilité d’un nouveau krach boursier passerait inaperçue par la plupart des agences de notation en raison de la déconnexion avec la réalité qui les conduirait à justifier l’exubérance irrationnelle des marchés, répondant ainsi à la célèbre phrase de l’iconoclaste John Kenneth Galbraiht: «Il existe deux types d’économistes: ceux qui n’ont aucune idée et ceux qui ne le savent même pas».

Ainsi, «l’effet papillon du coronavirus» transféré à des systèmes complexes comme la Bourse, aurait pour effet collatéral l’impossibilité de détecter à l’avance un avenir médiat puisque les modèles quantiques qu’ils utilisent ne seraient que des simulations basées sur des modèles antérieurs (Théorie de l’instabilité financière de Minsky), de sorte que l’inclusion d’une seule variable incorrecte ou l’apparition soudaine d’une variable imprévue (syndrome du coronavirus) fait amplifier la marge d’erreur de ces modèles dans chaque unité de temps simulée, dépassant même la centaine pour cent de limite stratosphérique, conduisant à une nouvelle explosion ou un krach boursier. 

Ainsi, en raison des stimuli économiques pour atténuer l’impact de la pandémie (estimée à plus de 3 milliards de dollars), les investisseurs américains se sont installés dans l’euphorie (rappelant le boom boursier des années 1920 qui était un prélude au krach boursier de 1929) , donc ils étaient incapables de percevoir le vertige de l’altitude. Cependant, la pandémie sanitaire et ses effets collatéraux sur l’économie mondiale (réduction de 1 point du PIB mondial) vont faire ressentir pour la première fois aux grands investisseurs le mal de l’altitude, ce qui les amènera à réduire leur exposition au risque avec l’effet baissier qui en résulte sur les cours des actions. 

De plus, la hausse de l’inflation aux Etats-Unis (taux annuel de 2,6% en mars), accélérera la hausse des taux d’intérêt sur le dollar, poussant les investisseurs à se distancer des actifs actions et à faire monter les baissiers avec elle. La barre du marché boursier mondial, conduisant à une psychose de vente, finira par déclencher l’éclatement de la bulle boursière actuelle. Cette épidémie aura comme effets collatéraux la famine financière des entreprises qui en résulte, la dévaluation ultérieure des devises d’innombrables pays pour augmenter leurs exportations et comme effets bénéfiques, obligeant les entreprises à redéfinir leurs stratégies, à ajuster les structures, à restaurer leurs finances et à rétablir leur crédit au marché (comme ce fut le cas lors de la crise boursière de 2000-2002). On aura comme dommage collatéral la ruine de millions de petits investisseurs encore éblouis par les lumières de la stratosphère, la famine financière des entreprises et l’effet domino qui en résulte dans la déclaration de faillites, sans oublier la contraction ultérieure du commerce mondial et le règlement ultérieur de la mondialisation économique et le retour ultérieur à des compartiments étanches de l’économie mondiale. 

Germán Gorraiz López, analyste politique

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