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4 mars 2021

Trump vs Biden – Deux bonnes leçons pour d’autres pays



par Alexandre Lemoine.

La passation du pouvoir aux États-Unis de Donald Trump à Joe Biden était accompagnée par des échauffourées et des scandales. Dont notamment le blocage des comptes de l’ex-président américain sur les réseaux sociaux et le refus d’un grand nombre de compagnies de coopérer avec lui. Les habitants d’autres pays, qui suivent les événements aux États-Unis, peuvent en tirer plusieurs conclusions.

Que s’est-il passé ?

La confrontation a commencé après l’annonce des résultats du vote aux États-Unis, où le républicain Donald Trump a été battu par le démocrate Joe Biden. Les choses ont dégénéré en affrontements avec la police allant jusqu’à la prise d’assaut du Congrès. Après quoi, pratiquement tous les principaux réseaux sociaux américains ont commencé à bloquer les comptes de Donald Trump et de ses collaborateurs en supprimant les publications et les messages vidéo.

Le compte Twitter de l’ex-président, qui avait plus de 88 millions d’abonnés, a été bloqué pour toujours. Facebook et Instagram se sont contentés d’un blocage temporaire, tout en précisant que si les règles d’utilisation du réseau social étaient « violées de nouveau, les comptes seraient bloqués pour toujours ». Le site d’hébergement YouTube a supprimé une récente vidéo de Donald Trump et a bloqué sa chaîne. Discord, Twitch, Snapchat et Pinterest ont suivi son exemple.

Les plus grandes chaînes américaines ont commencé soit à interrompre les discours du président, soit à ignorer complètement ses déclarations. Les géants informatiques et les médias ont expliqué sa censure de Trump et de ses adeptes par la volonté d’empêcher la prolifération « d’appels à la violence », ils affirmaient que Donald Trump tentait activement de « faire entrave aux processus démocratiques ».

Le réseau social Parler, sur lequel ont activement basculé les partisans de Donald Trump, a été de facto anéanti – Apple et Google l’ont supprimé de leur magasin d’applications, et l’un des services cloud les plus populaires du monde, Amazon Web Service, a débranché le service d’hébergement.

En quelques jours littéralement la campagne coordonnée de blocage des comptes a fait perdre à Donald Trump et à ses partisans la possibilité de communiquer leur avis à la majorité des Américains.

Une leçon pour d’autres pays

Une ingérence aussi flagrante et non dissimulée des multinationales technologiques dans la politique en prenant partie pour un camp est une première. C’est devenu une surprise très désagréable non seulement pour Donald Trump, mais également pour les politiques et les hommes d’affaires à travers le monde.

L’histoire de Donald Trump et de ses partisans a montré qu’en voulant bien (ou sur ordre de Washington ou de Langley) les multinationales pouvaient en un instant priver un politique indésirable, voire tout un pays de services et de réseaux sociaux les plus populaires. Ainsi, la coupure du service cloud d’Amazon pourrait conduire au débranchement de centaines de milliers de sites, de services et d’applications.

Ces dernières années, les réseaux sociaux, les messageries et d’autres services sont devenus une partie intégrante de la vie de la société contemporaine. Début 2020, les réseaux sociaux comptaient 3,8 milliards d’utilisateurs, une personne sur trois utilise Facebook. La compagnie Amazon est le plus grand service public cloud qui occupe près de 50% du marché.

La pandémie de Covid et les restrictions de quarantaine n’ont fait que renforcer le rôle des communications numériques. Les réseaux sociaux, les messageries et les sites d’hébergement sont devenus l’une des principales sources d’obtention de l’information, se transformant en un puissant instrument de contrôle de l’opinion publique.

La hausse de l’influence des nouveaux médias sur les événements dans le monde soulève forcément la question de savoir qui contrôle ces plateformes et dans quelle mesure ce contrôle est neutre envers les acteurs politiques locaux.

Plusieurs conclusions peuvent être tirées des récents événements aux États-Unis.

La première est technique. Le blocage de Donald Trump et de son équipe a clairement montré que la prochaine fois les actions des corporations étroitement liées aux élites et aux renseignements américains pourraient affecter tous ceux qui utilisent les services d’internet américains.

Et si les acteurs américains sont allées jusqu’à bloquer leurs adversaires à l’intérieur du pays, rien ne les empêchera de faire la même chose, si besoin, à l’étranger.

De facto, si la tendance de recours au blocage demeurait, tout politique ou groupe de politiques, y compris le gouvernement de pays entiers, sur décision des États-Unis pourrait être débranché des plus grands réseaux sociaux et messageries sous prétexte de « démocratie insuffisante ».

Sachant que leurs correspondances et bases de données stockées sur les services cloud pourraient être effacées ou révélées aux concurrents ou au grand public.

Il est facile d’imaginer quel serait l’impact de tels actes si, par exemple, ils étaient engagés lors d’une grave crise politique ou au cours d’une campagne électorale.

En fait, ce qui s’est passé aux États-Unis a mis en évidence une forte dépendance des États et de la population des services qu’ils ne contrôlent pas.

La domination totale des plateformes extérieures et des services de communication menace sérieusement la souveraineté de tous les pays, rendant les régimes politiques potentiellement très vulnérables, et la population soumise aux manipulations extérieures.

Certains pays avaient déjà pris conscience de ce danger, d’où l’aspiration de la Russie et de la Chine à développer leurs propres systèmes de géolocalisation, moteurs de recherche, messageries et réseaux sociaux.

La seconde conclusion est plus globale. Le style et les méthodes de la bataille entre Donald Trump et Joe Biden, plus exactement entre les groupes politiques derrière eux, ont clairement montré que les valeurs exigées d’autres pays, qui sont la liberté d’expression, la démocratie, le droit de manifester et l’impartialité des médias, en réalité étaient loin d’être appliquées aux États-Unis mêmes.

La logique de la lutte contre la dissidence permet aux désireux d’effectuer de telles manœuvres de tout réduire au principe « la fin justifie les moyens ».

La politique des doubles standards, vue par le monde entier et mise à exécution par les élites américaines au cours des derniers mois, remet en question l’autorité morale des États-Unis et les décisions et les positions qu’ils promeuvent.

source : https://www.observateurcontinental.fr/



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Une réponse “Trump vs Biden – Deux bonnes leçons pour d’autres pays”

  1. selena78
    7 février 2021 à 15 h 24 min

    Si Dieu a fait des races il avait ses raisons que nous n’avons aucun droit de vouloir changer. considérez comme postulat que votre âme est blanche ou noire (…) , elle s’incarnera obligatoirement au long de ses réincarnations dans le réceptacle qui lui échoit blanc , noir , gris etc . Postulez ensuite que votre âme immatérielle possède une « carte d’identité »inaliénable et immuable, vous atterrirez toujours dans toujours dans du « MEME » correspondant a la même forme . SAUF ! si vous changez la génétique de l’intérieur a la façon du cheval de Troie pour dévoyer triturer le génome « réceptacle »de telle façon que le peuple injecté/infecté par cet OGM GATES soit disant « vaccin » (thérapie génique de programmation du ‘logiciel’ corps ) devienne le réceptacle des armées « reptiliennes » qu’on nommait « démons » au moyen age . pensez ce que vous voulez de cette armée de zombies de l’enfer !

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