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19 janvier 2021

Érosion du genre humain – Les moutons enragés



Il va falloir une bonne dose d’optimisme pour espérer reprogrammer (dans le bon sens) le genre humain. Partagez ! Volti

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Par Sylvain Rochex

Nous assistons à une atrophie du genre humain. Atrophie signifie «qui n’est plus nourri». Les conditions de la vie dite moderne font que de nombreuses parties des êtres humains ne sont plus nourries, et n’étant plus nourries, elles fondent et disparaissent. Il s’agit d’organes bien-sûr, de muscles, de fonctions, mais aussi de parties du cerveau. Le corps et l’âme étant unis, c’est l’âme aussi qui s’en va. Nous assistons à l’érosion de l’être humain. Il n’y a pas que les calottes glaciaires qui fondent. Il n’y a pas que les forêts qui sont détruites. Il n’y a pas que les sols qui perdent la vie et s’érodent pour partir à la mer. Il n’y a pas que « l’érosion de la biodiversité ». Il y a l’érosion du genre humain.

Je voudrais insister aujourd’hui sur une catégorie essentielle de cette érosion. Elle se décline en différentes notions. Cette catégorie d’érosion est sans doute la plus importante car elle est un peu comme le permafrost : sa fonte provoque un effet domino exponentiel de destructions en destructions. Le mot clé principal — mais c’est loin d’être le seul — est celui de Devoir. Je vous invite à lire ou relire mon texte de fin décembre 2020 : Les Devoirs de l’Homme et du Citoyen.

Il me semble bien qu’au moins 20 ans de cheminement intellectuel m’amènent à cette exploration de la situation actuelle du Devoir et à déceler cette incroyable toxicité et les vices mortifères du concept de « Droits ». Voilà plus d’un an que je me sens très mal à chaque apparition du concept de « Droits » dans les textes et les discours des uns et des autres, et voilà bientôt dix ans que je dénonce ce qui se passe au niveau de ce que j’ai nommé « Le Bouddhisto-Bien-être« . Je ressens que quelque chose de très grave est attaché à ce concept de Droits, et à l’hédonisme-égoïsme systémique, et à leur hypertrophie. Et ce quelque-chose, c’est l’érosion de parties entières du cerveau. Hypertrophie du concept de Droits = atrophie des champs d’honneur du Devoir et de l’Effort.

Donnons d’ailleurs sans plus attendre les autres notions connexes de celle du Devoir pour bien saisir qu’il s’agit d’une zone complexe de la conscience, multi-facettes et étendue. Il y a donc L’Effort. Il y a aussi Le Service. Et il y a Le Sacrifice. Autrement dit : la conscience de faire partie d’un tout. D’emblée, on perçoit que ces sphères sont dépendantes de celle de L’Enracinement et d’une Incarnation (et donc d’une Néguentropie). Je parlais d’effet domino pour cette érosion. En effet, toutes ces facettes d’une même réalité s’effondrent à la manière de ruptures dans une chaîne alimentaire.A mesure que les humains s’avancent dans leur idéologie écran-canapé-chips, du « confort », de la « technique », dans leur bordel, leur entropie, leur dispersion, leur virtualité, leur hédonisme (et leur « bouddhisto-bien-être« ), leur égoïsme absolu, leurs addictions et in fine leur folie, ce sont des zones entières du cerveau qui disparaissent.

Et il ne faut même plus une génération pour obtenir des nouveautés. La disruption algorithmique exponentielle organisée par les GAFAM permet des temps de transformations du genre humain qui se comptent maintenant en jours, voire en heures. En 24h à peine, le type d’humains sur la planète a déjà changé et la zone cérébrale correspondant au Devoir, à l’Effort, au Service, au Sacrifice et à la conscience de faire partie d’un tout, est toujours plus réduite à néant. Les cerveaux se reprogramment constamment en monades toujours plus isolées et virtuelles à la recherche de plaisirs égoïstes court-termistes liés à des neurotransmetteurs devenus l’équivalent de drogues dures. Voilà d’ailleurs un des signes de notre reprogrammation et de notre érosion cérébrale : nos propres neurotransmetteurs, à la base naturels et équilibrés, sont devenus notre propre drogue mortifère. Nous voilà donc : autodrogués. Drogués de façon  : automatique (Donc, domestiqués et esclavagisés au dernier degré).

Avec ses zones atrophiées, notre cerveau est déséquilibré avec un phénomène d’emballement (effet domino ou « boule de neige »). Ces reprogrammations sont comme les mises à jours des applis et autres logiciels : de plus en plus fréquentes. Mais ils s’agit de mises à jours mortifères. Nous ne sommes pas plus vivants après une MAJ, mais au contraire moins vivants. Nos MAJ organisées par la disruption sont des réductions de nos capacités cérébrales, des atrophies, une érosion mortelle donc. Les versions de chacun de nous sont en train de s’abîmer jour après jour à vitesse exponentielle. L’humanité et chacun de nous, se retrouve dans la situation du nazi qui se trompe de Graal à la fin du film « Indiana Jones et la dernière croisade« … 

Nous n’avons plus de Devoirs. Nous ne savons plus à quoi ça rime. Nous ne voulons plus faire d’Efforts. Ne plus être au service. Et alors, en ce qui concerne le Sacrifice… n’en parlons pas…
J’ai osé parlé d’obligation morale de travailler la terre depuis trois ans. Je commence à prendre le chemin d’une obligation qui ne serait pas que morale… si vous voyez ce que je veux dire… pour qu’on puisse reprogrammer le genre humain dans l’autre sens, sinon, c’est fini.

Sylvain Rochex – Mercredi 13 janvier 2021.

Les commentaires publiés sont signés du nom des auteurs et engagent leur seule responsabilité sans que « lesmoutonsenrages » ne prennent en rien à leur compte leur orientation.

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des moutonsenragés. Elles n’engagent que la responsabilité des auteurs.



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