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16 janvier 2021

Injecter du souffre dans la stratosphère. Les millions des Gates en action. Compilation – Les moutons enragés



Ça risque de faire comme pour les médicaments, un pour camoufler les symptômes, et dix pour contrecarrer les effets secondaires du premier. (j’exagère à peine). D’autant que c’est irréversible, une fois entamé le processus doit continuer. Pourquoi ne pas agir sur les causes au lieu des conséquences et ce, « quoi qu’il en coûte » comme dirait l’autre? Décroissance, résilience, moins de superflue pour le bien de tous. Ça ne fera pas les affaires des mondialo-capitalistes, qui préfèreront les emplâtres sur jambe de bois, plutôt que de perdre de juteux marchés. D’autant que, les con-somateurs acharnés sont demandeurs.. C’est l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Partagez ! Volti

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Par Liliane Held Khawam

« La notion de développement durable implique certes des limites. Il ne s’agit pourtant pas de limites absolues mais de celles qu’imposent l’état actuel de nos techniques et de l’organisation sociale ainsi que de la capacité de la biosphère de supporter les effets de l’activité humaine.»

Rapport Brudtland sur le développement durable (1987)

Note LHK: Cette publication est composée de 3 articles. Un de Futura-Science (2021), un autre de Nature, et le 3ème de The Guardian de 2012 (en anglais, il suffit d’activer la traduction en bas à droite. merci). Ne ratez pas la vidé de CNBC. (**Je vous mets les trad Google des articles. Volti**)

Ce projet d’injection de particules dans l’atmosphère est copieusement financé par Bill Gates dans le cadre de programmes hébergés par l’Université de Harvard nous est subitement vendu comme étant made in China. La réalité est qu’il est privé, commercial et en développement depuis de nombreuses années. La Chine est peut-être un client de M Gates…?

https://www.ladepeche.fr/2020/12/13/quand-la-chine-ambitionne-de-controler-le-climat-9255069.php

Bref, levez vos yeux pendant votre confinement, sachant que le trafic aérien commercial a énormément chuté. LHK

L’injection de soufre dans l’atmosphère va-t-elle nous sauver du réchauffement climatique ? Futura-Science

Pour lutter contre le réchauffement climatique, tous les moyens sont bons, estiment certains. Y compris ce qu’ils appellent la géoingénierie solaire. Mais d’autres soulignent des effets indésirables qui pourraient avoir de lourdes conséquences. Slimane Bekki, chercheur au CNRS, nous aide à peser le pour et le contre de ce « plan B« 

[EN VIDÉO] L’histoire du réchauffement climatique en 35 secondes  En intégrant graphiquement les mesures de températures dans presque tous les pays du Globe entre 1900 et 2016, cette animation montre de façon saisissante l’augmentation du nombre d’« anomalies de température », donc des écarts par rapport à une moyenne. On constate qu’en un peu plus d’un siècle, la proportion vire au rouge. 

« Injecter du soufre dans la stratosphère permet de rafraîchir la planète. Nous en sommes certains. Cela se produit naturellement lors d’éruptions volcaniques. Un an environ après l’éruption du Pinatubo (Philippines) en 1991 – qui a injecté 15-20 Mt de dioxyde de soufre dans la stratosphère -, par exemple, nous avons vu les températures moyennes mondiales baisser d’environ 0,5 °C », nous raconte Slimane Bekki, chercheur au CNRS, en introduction.

Comment ça marche ? Rappelons d’abord que la stratosphère est une région de l’atmosphère qui se situe au-dessus de 8 et 15 kilomètres d’altitude ; une région particulièrement stable sur le plan météorologique comparée à la troposphère qui se trouve en dessous, entre la surface de la Terre et la stratosphère. Ainsi dans la stratosphère, les circulations d’air sont lentes. « Le soufre, qui y est injecté, est oxydé et produit des aérosols qui y restent parfois pour des années, alors que, par comparaison, le soufre et les aérosols sont rapidement éliminés par les pluies dans la troposphère, nous fait ainsi remarquer Slimane Bekki. Les aérosols stratosphériques jouent ainsi un peu le rôle d’autant de miroirs miniatures qui diffusent le rayonnement solaire, en réfléchissant une partie vers l’espace. » De quoi refroidir efficacement la planète. (**Le souffre éliminé par les pluies en retombant où ? Sur les terres**)

Le saviez-vous ?

Dans la catégorie géoingénierie — ou d’intervention climatique — par gestion du rayonnement solaire, on trouve d’autres technologies comme l’injection de sels marins dans les nuages. Objectif : augmenter la brillance des nuages et donc réfléchir encore de rayonnement solaire vers l’espace. L’efficacité de la technique reste toutefois incertaine.

Certains ont aussi envisagé de placer en orbite, des structures réfléchissantes. Mais le défi technologique posé par cette option et son coût exorbitant, à défaut de refroidir la planète, ont refroidi les ardeurs.

De prime abord, la technique de géoingénierie solaire – ou d’intervention climatique, comme préfère l’appeler Slimane Bekki – qui consiste à gérer le rayonnement solaire qui nous arrive en s’appuyant sur des aérosols stratosphériques apparaît donc comme la solution miracle au réchauffement climatique anthropique. Mais « il n’en est rien », nous prévient Slimane Bekki.

 « Ce que certains qualifient de plan B peut tout juste être considéré comme une manière de gagner du temps. » Car les chercheurs le savent : les effets collatéraux d’une injection de particules soufrées dans la stratosphère pourraient, in fine, s’avérer plus néfastes encore que le réchauffement lui-même.

La course contre le réchauffement climatique est lancée. La géoingénierie solaire nous permettra peut-être de gagner un peu de temps si les choses devaient finalement échapper à notre contrôle. © pathdoc, Adobe Stock 

Les effets indésirables de la géoingénierie solaire

Parmi les effets secondaires connus, il y a d’abord la destruction de la couche d’ozone liée à l’augmentation des aérosols stratosphériques, phénomène déjà observé après les grandes éruptions volcaniques récentes. Et l’augmentation des rayonnements ultraviolets arrivant à la surface de la Terre qui l’accompagnerait. Ce n’est évidemment pas souhaitable. Mais il y a aussi, « et peut-être même surtout, les impacts que l’opération aurait sur le cycle de l’eau et sur les précipitations, souligne le chercheur du CNRS. Les simulations montrent des modifications sévères des cycles des moussons, par exemple. Des moussons qui s’affaiblissent et se déplacent. Avec potentiellement des conséquences sur la vie de deux à trois milliards d’individus. Alors même que la question de la ressource en eau est aussi sensible que celle de la hausse des températures. Aujourd’hui déjà, les modifications du cycle de l’eau induites par le réchauffement climatique anthropique accentuent les disparités entre régions sèches et régions humides. La géoingénierie solaire va compliquer la situation. »

Ainsi régulé par géoingénierie solaire, le climat connaîtrait donc immanquablement des changements résiduels assez forts à l’échelle régionale. De quoi soulever des questions éthiques et de gouvernance assez lourdes. « À qui la décision d’intervenir ainsi sur le climat reviendra-t-elle ? Il faudra sans doute arriver à un accord international. Mais il sera difficile à trouver. Certains pays peuvent en effet considérer que le réchauffement constitue une bonne nouvelle pour eux et bloquer le processus. D’autres, qu’une telle intervention climatique serait catastrophique pour leurs ressources en eau, notamment en lien avec les moussons. »

Tout cela, sans parler du fait que la problématique du réchauffement climatique ne se limite pas à celle de la hausse des températures. « Continuer à émettre du CO2, c’est aussi poursuivre l’acidification des océans et ses effets néfastes tels que la disparition des coraux. Aujourd’hui, nous ne savons pas jusqu’où cela peut aller. Mais il apparaît évident qu’il n’est pas soutenable de laisser les concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère augmenter. »

#CLIMAT Les chercheur.e.s craignent que cette baisse des émissions ne soit passagère en raison du ralentissement économique — que les émissions mondiales de CO2 connaissent un rebond en 2021. Les données pencheraient pour cette dernière option. Mais leur niveau reste incertain. pic.twitter.com/NTfwPNFaEn— P. Saint-Julien (@josephine_pstj) December 11, 2020

Ne pas perdre l’essentiel de vue

Intervenir sur le climat en injectant du soufre dans la stratosphère pourrait pourtant nous détourner dangereusement de cet objectif primordial. Et « avec l’augmentation des émissions de CO2, nous devrons injecter de plus en plus de soufre dans la stratosphère pour espérer contrecarrer la tendance au réchauffement. Or plus nous injecterons de particules, moins nous pourrons nous arrêter », prévient Slimane Bekki. Sous peine de subir ce que les chercheurs appellent un rattrapage climatique de plus en plus violent. « Un arrêt brutal des injections pourrait nous faire prendre 2 à 3 °C en une décennie seulement. »

Un risque d’autant plus difficile à envisager que de récents travaux de chercheurs américains suggèrent que l’efficacité même de la géoingénierie solaire aurait ses limites. Si nos émissions de gaz à effet de serre ne ralentissent pas, les concentrations dans l’atmosphère pourraient atteindre un niveau tel qu’elles rendraient les stratocumulus plus fins, finissant par les éliminer, même en présence de géoingénierie solaire. Or sans cette couverture nuageuse, l’injection de particules dans la stratosphère perdrait tout son intérêt.Il n’y a pas plus de plan B pour le climat que de planète B

« Cela fait un siècle, maintenant, que nous avons engagé une expérience qui peut être qualifiée de géoingénierie. Dans laquelle les Hommes modifient le climat à grande échelle ? Mais cette expérience-là n’est absolument pas délibérée.

Ce dont nous parlons ici, c’est d’intervenir de manière intentionnelle sur le climat à l’échelle globale. De l’autre côté de l’Atlantique, des sociétés privées travaillent déjà à développer les techniques de l’injection de soufre dans la stratosphère.

Mais nous pouvons tourner le problème dans tous les sens. Nous ne pouvons pas éviter de réduire nos émissions de CO2. Et quand je dis réduire, je veux dire de manière agressive. Pas de la manière marginale dont nous le faisons actuellement. Parce qu’en réalité soyez-en sûr : il n’y a pas plus de plan B pour le climat que de planète B. »

Nathalie Mayer

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-injection-soufre-atmosphere-va-t-elle-nous-sauver-rechauffement-climatique-84706/?fbclid=IwAR2_1L3_HnybVI4EnnDtCKoJ7z0vmWZOIXnoJ3d6qoZ-Z5Bd8mLlYpqD3lI

First sun-dimming experiment will test a way to cool Earth. Nature

Researchers plan to spray sunlight-reflecting particles into the stratosphere, an approach that could ultimately be used to quickly lower the planet’s temperature.

Jeff Tollefson

Traduction Google

La première expérience d’atténuation du soleil testera un moyen de refroidir la Terre

Les chercheurs prévoient de pulvériser des particules réfléchissant la lumière du soleil dans la stratosphère, une approche qui pourrait finalement être utilisée pour abaisser rapidement la température de la planète.

Frank Keutsch, Zhen Dai et David Keith (de gauche à droite) dans le laboratoire de Keutsch à l’Université Harvard. Crédit: Kayana Szymczak pour
Nature

Zhen Dai tient un petit tube de verre recouvert d’une poudre blanche: le carbonate de calcium, un composé omniprésent utilisé dans tout, du papier et du ciment au dentifrice et aux mélanges à gâteaux. Plopez un comprimé de celui-ci dans de l’eau et le résultat est un antiacide pétillant qui calme l’estomac. La question pour Dai, doctorante à l’Université Harvard de Cambridge, Massachusetts, et ses collègues est de savoir si cette substance inoffensive pourrait également aider l’humanité à soulager le cas ultime d’indigestion: le réchauffement climatique causé par la pollution par les gaz à effet de serre.

L’idée est simple: pulvériser un tas de particules dans la stratosphère, et elles refroidiront la planète en réfléchissant certains des rayons du soleil dans l’espace. Les scientifiques ont déjà vu le principe en action. Lorsque le mont Pinatubo a éclaté aux Philippines en 1991, il a injecté environ 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère – la couche atmosphérique qui s’étend d’environ 10 à 50 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. L’éruption a créé une brume de particules de sulfate qui a refroidi la planète d’environ 0,5 ° C. Pendant environ 18 mois, la température moyenne de la Terre est revenue à ce qu’elle était avant l’arrivée de la machine à vapeur.

L’idée que les humains pourraient baisser le thermostat de la Terre par des moyens artificiels similaires remonte à plusieurs décennies. Il s’inscrit dans une classe plus large de systèmes de refroidissement des planètes connus sous le nom de géo-ingénierie qui ont longtemps généré un débat intense et, dans certains cas, la peur.

Les chercheurs ont largement limité leurs travaux sur ces tactiques aux modèles informatiques. L’une des préoccupations est que l’atténuation du soleil pourrait se retourner contre vous, ou du moins désavantager fortement certaines régions du monde, par exemple en privant les cultures de la lumière du soleil et en modifiant les régimes de pluie.

Mais alors que les émissions continuent d’augmenter et que les projections climatiques restent désastreuses, les conversations sur la recherche en géo-ingénierie commencent à gagner en popularité parmi les scientifiques, les décideurs et certains environnementalistes. C’est parce que de nombreux chercheurs sont arrivés à la conclusion alarmante que le seul moyen de prévenir les graves impacts du réchauffement climatique sera soit d’aspirer des quantités massives de dioxyde de carbone hors de l’atmosphère, soit de refroidir artificiellement la planète. Ou, peut-être plus probable, les deux.

Si tout se passe comme prévu, l’équipe de Harvard sera la première au monde à déplacer la géo-ingénierie solaire hors du laboratoire et dans la stratosphère, avec un projet appelé Expérience de perturbation stratosphérique contrôlée (SCoPEx). La première phase – un test de 3 millions de dollars US impliquant deux vols d’un ballon orientable à 20 kilomètres au-dessus du sud-ouest des États-Unis – pourrait être lancée dès le premier semestre 2019. Une fois en place, l’expérience libérerait de petits panaches de carbonate de calcium, chacun d’environ 100 grammes, à peu près équivalent à la quantité trouvée dans une bouteille moyenne d’antiacide du commerce. Le ballon se retournait alors pour observer la dispersion des particules.

Le test lui-même est extrêmement modeste. Dai, dont le travail de doctorat au cours des quatre dernières années a consisté à construire un appareil de table pour simuler et mesurer les réactions chimiques dans la stratosphère avant l’expérience, ne met pas l’accent sur les préoccupations suscitées par de telles recherches. «J’étudie une substance chimique», dit-elle. «Ce n’est pas comme si c’était une bombe nucléaire.»

Néanmoins, l’expérience sera la première à voler sous la bannière de la géo-ingénierie solaire. Et donc, il fait l’objet d’un examen minutieux, y compris de la part de certains groupes environnementaux, qui disent que de tels efforts sont une distraction dangereuse pour aborder la seule solution permanente au changement climatique: la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le résultat scientifique de SCoPEx n’a pas vraiment d’importance, dit Jim Thomas, co-directeur exécutif du Groupe ETC, une organisation de défense de l’environnement à Val-David, près de Montréal, au Canada, qui s’oppose à la géo-ingénierie: «C’est autant une expérience en changer les normes sociales et franchir une ligne car il s’agit d’une expérience scientifique. »

Consciente de cette attention, l’équipe avance lentement et s’emploie à mettre en place un encadrement clair de l’expérience, sous la forme d’un comité consultatif externe pour examiner le projet. Certains disent qu’un tel cadre, qui pourrait ouvrir la voie à de futures expériences, est encore plus important que les résultats de ce seul test. «SCoPEx est le premier à sortir de la porte, et il déclenche une discussion importante sur ce à quoi devraient ressembler les conseils, les conseils et la surveillance indépendants», déclare Peter Frumhoff, climatologue en chef à l’Union of Concerned Scientists à Cambridge, Massachusetts, et un membre d’un comité indépendant chargé de sélectionner le chef du comité consultatif. «Bien faire les choses est bien plus important que de le faire rapidement.»

Unissant leurs forces

À bien des égards, la stratosphère est un endroit idéal pour essayer de rendre l’atmosphère plus réfléchissante. Les petites particules qui y sont injectées peuvent se propager dans le monde entier et rester en l’air pendant deux ans ou plus. S’ils sont placés stratégiquement et régulièrement dans les deux hémisphères, ils pourraient créer une couverture relativement uniforme qui protégerait la planète entière (voir «Intervention mondiale»). Le processus n’a pas à être extrêmement coûteux; dans un rapport du mois dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a suggéré qu’une flotte d’avions de haut vol pourrait déposer suffisamment de soufre pour compenser environ 1,5 ° C de réchauffement pour environ 1 à 10 milliards de dollars par an 1 .

Paul Jackman /Nature

Jusqu’à présent, la plupart des recherches en géoingénierie solaire se sont concentrées sur le dioxyde de soufre, la même substance libérée par le mont Pinatubo. Mais le soufre n’est peut-être pas le meilleur candidat. En plus de refroidir la planète, les aérosols générés lors de cette éruption ont accéléré la vitesse à laquelle les chlorofluorocarbures appauvrissent la couche d’ozone, qui protège la planète des rayons ultraviolets nocifs du Soleil. Les aérosols sulfatés sont également réchauffés par le soleil, suffisamment pour potentiellement affecter le mouvement de l’humidité et même modifier le jet stream. «Il y a tous ces effets en aval que nous ne comprenons pas entièrement», déclare Frank Keutsch, chimiste atmosphérique à Harvard et chercheur principal de SCoPEx.

Les premières expériences stratosphériques de l’équipe SCoPEx se concentreront sur le carbonate de calcium, qui devrait absorber moins de chaleur que les sulfates et avoir moins d’impact sur l’ozone. Mais les réponses des manuels – et même l’appareil de table de Dai – ne peuvent pas capturer l’image complète. «En fait, nous ne savons pas ce que cela ferait, car il n’existe pas dans la stratosphère», dit Keutsch. «Cela met en place un drapeau rouge.»

SCoPEx vise à collecter des données du monde réel pour résoudre ce problème. L’expérience a commencé comme un partenariat entre le chimiste atmosphérique James Anderson de Harvard et le physicien expérimental David Keith, qui a déménagé à l’université en 2011. Keith a étudié diverses options de géo-ingénierie pendant plus de 25 ans. En 2009, alors qu’il était à l’Université de Calgary au Canada, il a fondé la société Carbon Engineering, à Squamish, qui travaille à la commercialisation de la technologie pour éliminer le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Après avoir rejoint Harvard, Keith a utilisé le financement de la recherche qu’il avait reçu du co-fondateur de Microsoft Bill Gates, pour commencer à planifier l’expérience.

Keutsch, qui s’est impliqué plus tard, n’est pas un climatologue et est au mieux un géo-ingénieur réticent. Mais il s’inquiète de la direction que prend l’humanité et de ce que cela signifie pour l’avenir de ses enfants. Quand il a vu Keith parler de l’idée de SCoPEx lors d’une conférence après avoir débuté à Harvard en 2015, il a déclaré que sa réaction initiale était que l’idée était «totalement insensée». Puis il a décidé qu’il était temps de s’engager. «Je me suis demandé, chimiste atmosphérique, que puis-je faire?» Il s’est associé à Keith et Anderson et a depuis pris la direction du travail expérimental.

Un œil sur le ciel

Déjà, SCoPEx a progressé plus loin que les efforts antérieurs de géo-ingénierie solaire. L’expérience britannique d’injection de particules stratosphériques pour l’ingénierie du climat, qui visait à pulvériser de l’eau à 1 kilomètre dans l’atmosphère, a été annulée en 2012 en partie parce que des scientifiques avaient déposé des brevets sur un appareil qui pourrait à terme affecter tous les humains de la planète. (Keith dit qu’il n’y aura aucun brevet sur les technologies impliquées dans le projet SCoPEx.) Et les chercheurs américains du Marine Cloud Brightening Project, qui vise à pulvériser des gouttelettes d’eau salée dans la basse atmosphère pour augmenter la réflectivité des nuages ​​océaniques, ont essayé de collecter des fonds pour le projet pendant près d’une décennie.

Une chambre environnementale pour tester les instruments utilisés dans la mission de terrain SCoPEx. Crédit: Kayana Szymczak pour
Nature

Bien que SCoPEx puisse être la première expérience de géo-ingénierie solaire à voler, Keith dit que d’autres projets qui ne se sont pas identifiés comme tels ont déjà fourni des données utiles. En 2011, par exemple, l’expérience de nuages ​​d’aérosols émis dans le Pacifique oriental a pompé de la fumée dans la basse atmosphère pour imiter la pollution des navires, ce qui peut éclaircir les nuages ​​en captant plus de vapeur d’eau. Le test a été utilisé pour étudier l’effet sur les nuages ​​marins, mais les résultats ont eu une incidence directe sur la science de la géo-ingénierie: les nuages ​​plus brillants ont produit un effet de refroidissement 50 fois supérieur à l’effet de réchauffement des émissions de carbone du navire des chercheurs 2 .

Keith dit que l’équipe de Harvard n’a pas encore rencontré de protestations publiques ou d’opposition directe – à part le théoricien occasionnel du complot. Le défi auquel sont confrontés les chercheurs, dit-il, découle davantage de la crainte parmi les agences de financement de la science que l’investissement dans la géo-ingénierie entraînera des protestations des écologistes.

Pour aider à faire progresser le domaine, Keith s’est fixé comme objectif en 2016 de collecter 20 millions de dollars pour soutenir un programme de recherche formel qui couvrirait non seulement le travail expérimental, mais également la recherche sur la modélisation, la gouvernance et l’éthique. Il a recueilli jusqu’à présent environ 12 millions de dollars, principalement auprès de sources philanthropiques telles que Gates; le pot fournit un financement à des dizaines de personnes, principalement à temps partiel.

Keith et Keutsch souhaitent également qu’un comité consultatif externe examine SCoPEx avant son envol. Le comité, qui doit encore être sélectionné, relèvera du doyen de l’ingénierie et du vice-recteur à la recherche à Harvard. «Nous considérons cela comme faisant partie d’un processus visant à renforcer le soutien de la recherche sur ce sujet», déclare Keith.

Keutsch a hâte de recevoir les conseils d’un groupe externe et espère qu’il pourra clarifier la manière dont des tests comme le sien devraient se dérouler. «C’est une expérience beaucoup plus difficile politiquement que je ne l’avais prévu», dit-il. «J’étais un peu naïf.

SCoPEx est également confronté à des défis techniques. Il doit pulvériser des particules de la bonne taille: l’équipe calcule que celles d’un diamètre d’environ 0,5 micromètre devraient se disperser et bien refléter la lumière du soleil. Le ballon doit également pouvoir inverser sa trajectoire dans les airs pour pouvoir passer par son propre sillage. En supposant que l’équipe soit capable de trouver le panache de carbonate de calcium – et il n’y a aucune garantie qu’elle le puisse -, SCoPEx a besoin d’instruments capables d’analyser les particules et, on l’espère, de ramener des échantillons sur Terre.

«Ce sera une expérience difficile, et cela ne fonctionnera peut-être pas», déclare David Fahey, un scientifique atmosphérique à la National Oceanic and Atmospheric Administration à Boulder, Colorado. Dans l’espoir que ce sera le cas, l’équipe de Fahey a fourni à SCoPEx un instrument léger capable de mesurer de manière fiable la taille et le nombre de particules libérées. Le ballon sera également équipé d’un dispositif laser permettant de surveiller le panache de loin. D’autres équipements qui pourraient recueillir des informations sur le niveau d’humidité et d’ozone dans la stratosphère pourraient également voler sur le ballon.

Jusqu’à la stratosphère

Keutsch et Keith travaillent toujours sur certains détails techniques. Les plans avec une société de ballons ont échoué, ils travaillent donc maintenant avec une seconde. Et une équipe indépendante d’ingénieurs en Californie travaille sur des options pour le pulvérisateur. Pour simplifier les choses, le groupe SCoPEx prévoit de faire voler le ballon au printemps ou à l’automne, lorsque les vents stratosphériques changent de direction et – pendant une brève période – se calment, ce qui facilitera le suivi du panache.

Pour toutes ces raisons, Keutsch caractérise le premier vol comme un test d’ingénierie, principalement destiné à démontrer que tout fonctionne comme il se doit. L’équipe est prête à pulvériser des particules de carbonate de calcium, mais pourrait à la place utiliser de l’eau salée pour tester le pulvérisateur si le comité consultatif s’y oppose.

Keith pense toujours que les aérosols sulfatés pourraient finalement être le meilleur choix pour la géo-ingénierie solaire, ne serait-ce que parce qu’il y a eu plus de recherches sur leur impact. Il dit que la possibilité que les sulfates améliorent l’appauvrissement de la couche d’ozone devrait devenir moins préoccupante à l’avenir, alors que les efforts visant à restaurer la couche d’ozone par la réduction des polluants se poursuivent. Néanmoins, son principal espoir est d’établir un programme expérimental dans lequel les scientifiques peuvent explorer différents aspects de la géo-ingénierie solaire.

Il y a beaucoup de questions en suspens. Certains chercheurs ont suggéré que la géo-ingénierie solaire pourrait modifier les régimes de précipitations et même entraîner davantage de sécheresses dans certaines régions. D’autres préviennent que l’un des avantages possibles de la géo-ingénierie solaire – maintenir les rendements des cultures en les protégeant du stress thermique – pourrait ne pas se concrétiser. Dans une étude publiée en août, les chercheurs ont découvert que les rendements de maïs (maïs), de soja, de riz et de blé 3 avaient chuté après deux éruptions volcaniques, le mont Pinatubo en 1991 et El Chichón au Mexique en 1982, atténuaient le ciel. De telles réductions pourraient suffire à annuler tout gain potentiel à l’avenir.

Keith dit que la science jusqu’à présent suggère que les avantages pourraient bien l’emporter sur les conséquences négatives potentielles, en particulier par rapport à un monde dans lequel le réchauffement n’est pas contrôlé. L’inconvénient couramment cité est que la protection contre le soleil n’affecte pas les émissions, de sorte que les niveaux de gaz à effet de serre continueraient d’augmenter et que l’océan deviendrait encore plus acide. Mais il suggère que la géo-ingénierie solaire pourrait réduire la quantité de carbone qui se retrouverait autrement dans l’atmosphère, notamment en minimisant la perte de pergélisol, en favorisant la croissance des forêts et en réduisant le besoin de refroidir les bâtiments. Dans une analyse non encore publiée des précipitations et des températures extrêmes à l’aide d’un modèle climatique à haute résolution, Keith et d’autres ont découvert que presque toutes les régions du monde bénéficieraient d’un programme de géo-ingénierie solaire modéré. «Malgré toutes les inquiétudes,nous ne pouvons trouver aucun domaine qui serait vraiment pire », dit-il. «Si la géo-ingénierie solaire est aussi bonne que ce qui est montré dans ces modèles, il serait fou de ne pas la prendre au sérieux.»

Il existe encore une incertitude largement répandue sur l’état de la science et les hypothèses des modèles – y compris l’idée que l’humanité pourrait s’unir pour établir, maintenir et finalement démanteler un programme de géo-ingénierie bien conçu tout en s’attaquant au problème sous-jacent des émissions. Pourtant, des organisations de premier plan, dont la UK Royal Society et les National Academies of Sciences, Engineering et Medicine des États-Unis, ont appelé à davantage de recherche. En octobre, les académies ont lancé un projet qui tentera de fournir un plan pour un tel programme.

Certaines organisations essaient déjà de promouvoir les discussions entre les décideurs et les représentants du gouvernement au niveau international. L’Initiative de gouvernance de la gestion du rayonnement solaire organise des ateliers dans le sud du monde, par exemple. Et Janos Pasztor, qui a traité les questions climatiques sous l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, s’est entretenu avec des hauts fonctionnaires du monde entier dans son rôle de chef de la Carnegie Climate Geoengineering Governance Initiative, une organisation à but non lucratif à New York. «Les gouvernements doivent s’engager dans cette discussion et comprendre ces problèmes», dit Pasztor. «Ils doivent comprendre les risques – pas seulement les risques de le faire, mais aussi les risques de ne pas comprendre et de ne pas savoir.»

L’une des préoccupations est que les gouvernements pourraient un jour paniquer devant les conséquences du réchauffement climatique et se précipiter avec un programme de géo-ingénierie solaire au hasard, une possibilité distincte étant donné que les coûts sont suffisamment bon marché que de nombreux pays, et peut-être même quelques individus, pourraient probablement se permettre. faire cavalier seul. Ces questions et d’autres ont été soulevées au début du mois à Quito, en Équateur, lors du sommet annuel du Protocole de Montréal, qui régit les produits chimiques qui endommagent la couche d’ozone stratosphérique. Plusieurs pays ont appelé à une évaluation scientifique des effets potentiels que la géo-ingénierie solaire pourrait avoir sur la couche d’ozone et sur la stratosphère en général.

Si le monde prend la géo-ingénierie au sérieux, Fahey dit qu’il existe de nombreuses expériences sophistiquées que les chercheurs pourraient faire à l’aide de satellites et d’avions de haut vol. Mais pour l’instant, dit-il, SCoPEx sera précieux – ne serait-ce que parce qu’il fait avancer la conversation. «Ne pas parler de géo-ingénierie est la plus grande erreur que nous puissions commettre en ce moment.»

Nature 563 , 613-615 (2018) doi: https://doi.org/10.1038/d41586-018-07533-4

Mises à jour et corrections

  • Correction du 30 novembre 2018 : une version antérieure de cette histoire disait que David Keith avait reçu de l’argent de la Fondation Bill & Melinda Gates, mais que cet argent provenait directement de Bill Gates.

Références

  1. 1.Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques. Réchauffement climatique de 1,5 ° C (GIEC, 2018).
  2. 2.Russell, LM et coll. Taureau. Un m. Meteorol. Soc. 94 , 709-729 (2013).
  3. 3.Proctor, J., Hsiang, S., Burney, J., Burke, M. et Schlenker, W. Nature 560 , 480-483 (2018).

Télécharger les références

Source : https://www.nature.com/articles/d41586-018-07533-4

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Traduction Google

Bill Gates soutient les climatologues qui font pression pour la géo-ingénierie à grande échelle

Cet article a plus de 8 ans D’autres personnes fortunées ont également financé une série de rapports sur l’utilisation future des technologies pour géo-ingénierie du climat

•  Qu’est-ce que la géo-ingénierie?
• Les scientifiques critiquent la gestion du projet pilote de géo-ingénierie

Le philanthrope milliardaire Bill Gates soutient un groupe de climatologues qui font pression pour des expériences de géo-ingénierie.
Photographie: Ted S. Warren / AP

Un petit groupe de scientifiques du climat de premier plan, soutenu financièrement par des milliardaires, dont Bill Gates , fait pression sur les gouvernements et les organismes internationaux pour qu’ils soutiennent les expériences de manipulation du climat à l’échelle mondiale pour éviter un changement climatique catastrophique.

Les scientifiques, qui prônent des méthodes de géo-ingénierie telles que la pulvérisation de millions de tonnes de particules réfléchissantes de dioxyde de soufre à 30 miles au-dessus de la terre, soutiennent qu’un « plan B » pour le changement climatique sera nécessaire si l’ONU et les politiciens ne peuvent pas accepter de faire les coupes nécessaires. gaz à effet de serre, et disent que le gouvernement américain et d’autres devraient payer pour un important programme de recherche internationale.

Les techniques de géo-ingénierie solaire sont très controversées: alors que certains climatologues estiment qu’elles peuvent s’avérer un moyen rapide et relativement bon marché de ralentir le réchauffement climatique, d’autres craignent que lorsqu’elles sont menées dans la haute atmosphère, elles puissent modifier irrévocablement les régimes de précipitations et interférer avec le climat de la Terre.

La géo-ingénierie est combattue par de nombreux écologistes, qui disent que la technologie pourrait saper les efforts de réduction des émissions, et par les pays en développement qui craignent qu’elle puisse être utilisée comme une arme ou par les pays riches à leur avantage. En 2010, la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique a déclaré un moratoire sur les expériences en mer et dans l’espace, à l’ exception des études scientifiques à petite échelle .

L’inquiétude grandit maintenant que le groupe restreint mais influent de scientifiques, et leurs soutiens, puisse avoir un effet disproportionné sur les décisions importantes concernant la recherche et la politique de géo-ingénierie.

«Nous devrons nous protéger des intérêts particuliers [et] nous assurer que les choix ne sont pas influencés par des parties qui pourraient gagner des sommes importantes en choisissant de modifier le climat, en particulier en utilisant la propriété intellectuelle exclusive», a déclaré Jane Long, directrice générale pour le Lawrence Livermore National Laboratory aux États-Unis, dans un article présenté à une récente conférence de géo-ingénierie sur l’éthique.

«Les enjeux sont très importants et les scientifiques ne sont pas les mieux placés pour traiter les problèmes sociaux, éthiques ou politiques que soulève la géo-ingénierie», a déclaré Doug Parr, scientifique en chef de Greenpeace. « L’idée qu’un groupe auto-sélectionné devrait avoir autant d’influence est bizarre. »

La pression pour trouver une solution technologique rapide au changement climatique augmente car les politiciens ne parviennent pas à un accord pour réduire considérablement les émissions. En 2009-2010, le gouvernement américain a reçu des demandes de plus de 2 milliards de dollars (1,2 milliard de livres sterling) de subventions pour la recherche en géo-ingénierie, mais a dépensé environ 100 millions de dollars.

En plus de Gates, d’autres personnes fortunées, dont Sir Richard Branson , le magnat des sables bitumineux Murray Edwards et le co-fondateur de Skype, Niklas Zennström, ont financé une série de rapports officiels sur l’utilisation future de la technologie. Branson, qui a fréquemment appelé à la géo-ingénierie pour lutter contre le changement climatique, a aidé à financer l’enquête de la Royal Society sur la gestion du rayonnement solaire l’année dernière par le biais de son association caritative Carbon War Room . On ne sait pas combien il a contribué.

Les professeurs David Keith , de l’Université de Harvard, et Ken Caldeira de Stanford, [voir la note de bas de page] sont les deux principaux défenseurs au monde de recherches majeures sur la géo-ingénierie de la haute atmosphère pour fournir à la Terre un bouclier réfléchissant. Ils ont jusqu’à présent reçu plus de 4,6 millions de dollars de Gates pour gérer le Fonds pour la recherche innovante sur le climat et l’énergie (Ficer). Près de la moitié de l’argent de Ficer, qui provient directement des fonds personnels de Gates, a jusqu’à présent été utilisé pour ses propres recherches, mais le reste est déboursé par eux pour financer le travail d’autres défenseurs des interventions à grande échelle.

Selon les déclarations d’intérêts financiers, Keith reçoit chaque année une somme non divulguée de Bill Gates, et est le président et le propriétaire majoritaire de la société de géo-ingénierie Carbon Engineering , dans laquelle Gates et Edwards ont des enjeux majeurs – qui valent ensemble plus de 10 millions de dollars. .

Une autre société d’Edwards, Canadian Natural Resources, prévoit de dépenser 25 milliards de dollars pour transformer le sable bitumineux trouvé dans le nord de l’Alberta en barils de pétrole brut. Caldeira dit qu’il reçoit 375000 $ par an de Gates, détient un brevet de capture du carbone et travaille pour Intellectual Ventures , une société de recherche privée en géo-ingénierie détenue en partie par Gates et dirigée par Nathan Myhrvold, ancien responsable de la technologie chez Microsoft.

Selon les derniers comptes Ficer, les deux scientifiques ont jusqu’à présent donné 300000 dollars de Gates pour financer en partie trois revues et évaluations importantes de la géo-ingénierie – le rapport de la UK Royal Society sur la gestion du rayonnement solaire , le groupe de travail américain sur la géoingénierie et un rapport de 2009 de Novin, un groupe de réflexion scientifique basé à Santa Barbara, en Californie. Keith et Caldeira se sont soit assis sur les panneaux qui ont produit les rapports ou ont fourni des preuves. Les trois rapports recommandent vivement de poursuivre les recherches sur la gestion du rayonnement solaire.

Le fonds a également donné 600 000 dollars à Phil Rasch, scientifique en chef du climat pour le laboratoire national du Pacifique Nord-Ouest , l’un des 10 instituts de recherche financés par le département américain de l’énergie.

Rasch a témoigné lors du premier rapport de la Royal Society sur la géo-ingénierie 2009 et a été membre du panel sur le rapport de 2011. Il a témoigné devant le Congrès américain de la nécessité d’un financement gouvernemental de la géo-ingénierie à grande échelle. En outre, Caldeira et Keith ont donné 240000 dollars supplémentaires aux défenseurs de la géo-ingénierie pour voyager et assister à des ateliers et réunions et 100000 dollars à Jay Apt, un éminent défenseur de la géo-ingénierie en dernier recours, et professeur d’ingénierie à l’Université Carnegie Mellon. Apt a travaillé avec Keith et Aurora Flight Sciences , une société américaine qui développe la technologie des drones pour l’armée américaine, pour étudier les coûts d’envoi de 1 million de tonnes de particules de sulfate dans la haute atmosphère par an.

L’analyse des huit grandes enquêtes nationales et internationales sur la géo-ingénierie au cours des trois dernières années montre que Keith et Caldeira, Rasch et le professeur Granger Morgan, chef du département d’ingénierie et de politique publique de l’Université Carnegie Mellon où travaille Keith, ont siégé sur sept panels, dont un mis en place par l’ONU. Trois autres fervents défenseurs de la géo-ingénierie du rayonnement solaire, dont Rasch, ont participé à des enquêtes nationales partiellement financées par Ficer.

«Il existe des conflits d’intérêts manifestes entre de nombreuses personnes impliquées dans le débat», a déclaré Diana Bronson, chercheuse auprès du chien de garde de la géo-ingénierie basé à Montréal ETC.

« Ce qui est vraiment inquiétant, c’est que le même petit groupe qui travaille sur des technologies à haut risque qui géo-ingénierie la planète essaie également de préparer la discussion autour des règles et réglementations internationales. Nous ne pouvons pas confier au renard la responsabilité du poulailler. »

« L’éco-clique fait pression pour une injection massive de fonds publics dans la recherche en géo-ingénierie. Ils dominent pratiquement toutes les enquêtes sur la géo-ingénierie. Ils sont présents dans presque toutes les délibérations d’experts. Ils ont été les principaux conseillers en matière d’enquêtes parlementaires et du Congrès. Selon toute vraisemblance, les opinions domineront les délibérations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU alors qu’il se débat pour la première fois avec l’enchevêtrement scientifique et éthique qu’est l’ingénierie climatique », a déclaré Clive Hamilton, professeur d’éthique publique à la Australian National University, dans un blog du Guardian.

Les scientifiques impliqués rejettent cette notion. «Même la perception qu’un [petit groupe de personnes a] une influence illégitime [est] très malsaine pour une technologie qui a un pouvoir extrême sur le monde. Les craintes qu’un petit groupe [domine] le débat sont légitimes, mais les choses ne le sont pas. comme ils l’étaient », a déclaré Keith. «Cela change à mesure que des pays comme l’Inde et la Chine s’impliquent. L’époque où ma voix ou celle de quelques-uns était dominante est révolue. Nous avons besoin d’un débat très large.

«Chaque scientifique a un conflit d’intérêts, car nous aimerions tous voir davantage de ressources pour étudier des choses que nous trouvons intéressantes», a déclaré Caldeira. «Est-ce que j’ai trop d’influence? J’ai l’impression d’en avoir trop peu. J’appelle depuis de nombreuses années à rendre les émissions de CO2 illégales, mais personne ne m’écoute. Les gens qui ne sont pas d’accord avec moi pourraient penser que j’ai trop d’influence. La meilleure façon de réduire mon influence est de disposer de plus de fonds publics pour la recherche, afin que nos fonds soient dans le bruit.Si le gouvernement fédéral jouait le rôle qu’il devrait dans ce domaine, il n’y aurait pas besoin d’argent de Gates.

« En ce qui concerne mes propres brevets, j’ai déclaré à plusieurs reprises que si un brevet sur lequel je suis titulaire est jamais utilisé à des fins de modification du climat, alors tout produit qui me reviendra pour cette utilisation sera reversé à des ONG et des organismes de bienfaisance à but non lucratif. Je n’ai pas l’attente ou l’intérêt de développer un flux de revenus personnel basé sur l’utilisation de ces brevets pour la modification du climat. « .

Rasch a ajouté: « Je ne pense pas qu’il y ait de conflit d’intérêts. Je ne fais pas de lobbying, je ne travaille pas avec des brevets ou la propriété intellectuelle, je fais des recherches classifiées ou je travaille avec des entreprises à but lucratif. La recherche que je fais sur la géo-ingénierie implique des simulations informatiques et penser aux conséquences possibles. La fondation Ficer qui a financé mes recherches essaie d’être transparente dans ses activités, tout comme moi. « 

• Cet article a été modifié le 8 février 2012. L’original indiquait que Phil Rasch travaillait pour Intellectual Ventures. Cela a été corrigé. Cet article a été modifié le 13 février 2012. Le professeur Caldeira nous a demandé de préciser que le fait qu’il prône la recherche en géo-ingénierie ne signifie pas qu’il prône la géo-ingénierie.

Source : https://www.theguardian.com/environment/2012/feb/06/bill-gates-climate-scientists-geoengineering

RAPPEL Visuel de l’AFP





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