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25 janvier 2021

Inondations dans les Alpes-Maritimes : le bilan s’alourdit



De violentes intempéries liées à la tempête Alex ont frappé depuis le 2 octobre les Alpes-Maritimes, déclenchant des crues record. Les vallées de la Tinée et de la Vésubie ont été particulièrement touchées, ainsi que la vallée de la Roya.

Les dégâts sont considérables et le bilan humain est lourd. Lundi 5 octobre, de nouvelles victimes ont été découvertes. Les intempéries ont déjà fait sept morts confirmées par les autorités françaises et italiennes. En France, cinq victimes sont désormais recensées. Côté italien, deux morts sont à déplorer dans le Val d’Aoste et le Piémont, régions elles aussi touchées par ces pluies torrentielles.

Dans la vallée de la Roya — connue pour être un lieu de passage de personnes réfugiées — une course contre la montre s’est engagée : l’urgence est de dégager les accès pour assurer le ravitaillement des populations sinistrées et favoriser la recherche des disparus. Rétablir l’électricité est aussi l’une des priorités.

Lundi 5 octobre, le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, demandait sur LCI « qu’on nous mobilise d’urgence des forces du génie et le centre national des ponts » afin d’« aller encore plus vite pour faire des voies définitives d’accès ».

Cependant, M. Estrosi et d’autres élus locaux auraient-ils pu mieux anticiper cette catastrophe ? Avec le dérèglement climatique, les épisodes pluvieux risquent de devenir plus intenses. Or, selon l’Insee, les Alpes-Maritimes et le Vaucluse sont particulièrement exposés aux risques d’inondations. En cause, notamment, les choix d’urbanisation : 30 % des habitants de ces départements vivent en zone inondable. Comparativement, ils sont seulement 10 % dans les Bouches-du-Rhône ou les Hautes-Alpes.

Survenues en 2014 et 2015, les inondations dans le Var voisin s’expliquaient ainsi largement par la bétonisation incontrôlée des terres. À cette époque, les instances régionales reconnaissaient déjà que « l’imperméabilisation croissante des bassins versants [accentuait] le caractère torrentiel des écoulements. Ces effets sont aggravés par la constitution des sols, peu favorables à l’infiltration des eaux. Les cours d’eau, qui peuvent charrier nombre de matériaux solides, sont également fortement artificialisés ».

  • Photo : À Breil-sur-Roya, dans les Alpes-Maritimes, le 5 octobre 2020. © Valéry Hache/AFP





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