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15 janvier 2021

Les Etats-Unis redoublent leur campagne contre la coopération médicale internationale de Cuba. — MINREX



DÉCLARATION DU MINISTÈRE CUBAIN DES RELATIONS EXTÉRIEURES

Le peuple cubain et la communauté internationale connaissent la campagne malhonnête que l’administration étasunienne orchestre depuis 2019 pour discréditer la coopération médicale internationale de Cuba, exercer des pressions sur les gouvernements bénéficiaires et priver les peuples de ces services de santé.

Le ministère cubain des Relations extérieures tient à dénoncer les pressions et les chantages exercés par l’administration étasunienne, dans le cadre de cette campagne, contre l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Après que l’administration étasunienne l’a menacé de ne pas lui verser les fonds dont sont redevables les Etats-Unis comme principal contributeur au budget de cette organisation, le secrétariat de l’OPS a été contraint d’accepter une prétendue « révision extérieure du rôle que celle-ci a joué dans le Programme “Davantage de médecins au Brésil” », auquel des milliers de soignants cubains ont participé à la demande expresse du gouvernement populaire du Parti des travailleurs et qui a fait l’objet de la campagne de diffamation la plus éhontée de la part des Etats-Unis et du gouvernement brésilien actuel.

La prétendue inquiétude des Etats-Unis au sujet de la coopération cubaine, en l’occurrence le programme « Davantage de médecins », n’est ni légitime ni pertinente, et n’a pas lieu d’être discutée à l’OPS. Le programme « Davantage de médecins », qui a passé favorablement des audits antérieurs, est né d’un accord tripartite entre le gouvernement cubain, le gouvernement brésilien de l’époque et l’OPS.

Ce Programme a permis aux médecins cubains au Brésil, d’août 2013 à novembre 2018, de soigner 11 359 000 patients dans plus de 3 600 communes et d’assurer une couverture de santé permanente à 60 millions de Brésiliens ; d’étendre la couverture de soins de santé primaires au Brésil, d’élargir l’offre d’actions de santé et l’accès à celles-ci, et d’améliorer les indicateurs sanitaires dans la population, en réduisant les hospitalisations grâce au travail préventif des médecins.

Le degré de satisfaction et d’approbation de la part des patients, des médecins et des gestionnaires du programme a été élevé. Selon une étude de l’Université fédérale de Minas Gerais (UFMG), 95 p. 100 des patients se sont dits satisfaits ou très satisfaits du Programme.

Si Cuba n’avait pas été sommée de retirer ses médecins du Brésil, ceux-ci auraient pu contribuer au contrôle et au combat contre la pandémie du Covid-19 dans ce pays, le second au monde le plus touché.

Comme le ministère cubain de la Santé publique l’a fait savoir dans sa déclaration du 14 novembre 2018, Cuba a pris la décision de cesser sa participation au Programme « Davantage de médecins » devant le servilisme du président brésilien, Jair Bolsonaro, qui, adoptant une attitude méprisante et menaçante envers nos coopérants et se moquant carrément de l’OPS et des accords passés par celle-ci avec Cuba, a imposé aux termes du Programme des modifications qui violaient les garanties accordées au départ et entraînaient des conditions inacceptables pour la maintien de nos coopérants.

Il est ignoble que l’administration étasunienne s’efforce de manipuler à sa guise les organismes internationaux et régionaux. Les organes dirigeants de l’OPS n’ont adopté absolument aucun document qui octroierait un mandat ou avaliserait légalement cette révision ou entérinerait la rédaction de son prétendu « mandat ».

Ce « mandat » a été rédigé par un groupe de pays composé des Etats-Unis, du Brésil, du secrétariat de l’OPS et du Canada, ce dernier faisant office de médiateur entre les parties. Et pour pousser l’arbitraire à son comble, le coût de cette révision est affecté au budget ordinaire de l’OPS.

Sans disposer pour cela de la moindre autorité, on a engagé un cabinet d’avocats étasunien qui doit, dans cent quatre-vingts jours, émettre une évaluation ajustée au « mandat » que le groupe select dirigé par les Etats-Unis a déjà défini et, par conséquent, prédéterminée.

Personne de foncièrement honnête, au courant des visées et de la conduite de l’administration étasunienne ou ayant un minimum de bon sens ne peut douter qu’il s’agit là d’une attaque frontale contre le multilatéralisme, d’une grossière manipulation de l’OPS à des fins politiques et d’un élargissement de l’agression contre Cuba.

Après que, le 28 septembre, José Ángel Portal Miranda a dénoncé cette manœuvre au cinquante-huitième Conseil de direction de l’OPS, les interventions de représentants du département d’État ont prouvé que l’administration étasunienne était derrière les pressions exercées contre l’Organisation et contre les programmes de coopération de Cuba avec des États membres de la région, et derrière la prétendue « révision externe » du Programme « Davantage de médecins pour le Brésil »,

Bien mieux, les Etats-Unis se sont opposés à l’élection de Cuba au Comité exécutif de l’OPS, mais bien en vain, notre candidature ayant reçu un soutien unanime. À cette session du Conseil, différents pays ont reconnu la solidarité et la coopération des personnels de santé cubain dans le combat contre le Covid-19 et en ont remercié notre pays.

Le ministère cubain des Relations extérieures tient à dénoncer la préparation de cette évaluation illégitime et mensongère fomentée à des fins agressives par les Etats-Unis, sans cesse acharnés à discréditer la coopération internationale de Cuba.

Par cette nouvelle manigance, l’administration étasunienne s’efforce – et c’est bien là le plus révoltant – de saboter les relations de Cuba avec l’OPS, alors que celles-ci ont toujours reposé sur la coopération, le respect, l’identification commune des objectifs et des valeurs humanistes, ainsi que sur la volonté d’offrir à la population des services sanitaires de qualité. Ces prémisses sont à la base de relations dont Cuba se sent fière.

Cuba ratifie son engagement résolu à soutenir et à développer son système de santé au bénéfice du peuple cubain et au service de la coopération avec les peuples de la région et d’autres parties du monde.

Elle dispose grâce à ses propres efforts des capacités pour ce faire. Et cette réalité-là, nul ne pourra la changer.

L’accès à la santé étant un droit de l’homme inaliénable, les Etats-Unis se conduisent en criminels quand ils tentent d’en priver des millions de personnes.

Le ministère cubain des Relations extérieures rappelle sa déclaration du 5 décembre 2019 : « Mettre en cause la dignité, le professionnalisme et l’altruisme des plus de 400 000 coopérants cubains de la santé qui sont partis en mission durant ces cinquante-six ans dans 164 pays est absolument immoral et inacceptable. »

Le blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis imposent à Cuba – et que cette administration a durci malgré ses effets particulièrement destructeurs en pleine pandémie du Covid-19 – n’a pas pu et ne pourra pas empêcher notre pays de partager ses maigres ressources avec d’autres peuples du monde qui en auraient besoin.

Non contente de faire face à la pandémie sur son territoire, et guidée par la vocation solidaire et humaniste de son peuple, Cuba a renforcé sa coopération médicale internationale en envoyant plus de 3 800 coopérants organisés en 52 brigades médicales dans 39 pays et territoires touchés par la pandémie, qui se sont ajoutés aux personnels de santé qui prêtaient déjà service avant celle-ci dans 59 États.

Comme l’a dit le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, dans son article du 17 octobre 2014 intitulé « L’heure du devoir a sonné » : « Le personnel médical qui part n’importe où pour sauver des vies, même au risque de la sienne, est le plus bel exemple de solidarité que puisse offrir l’être humain. »

La Havane, 30 septembre 2020


EN COMPLEMENT :

Le gouvernement des États-Unis alloue fonds millionnaires pour entraver la coopération médicale cubaine

Le ministère des Relations extérieures dénonce et condamne énergiquement la récente agression du Gouvernement des États-Unis contre Cuba dans le cadre d’un programme de l’USAID visant à financer des actions et la recherche d’informations pour discréditer et miner la coopération internationale fournie par Cuba en matière de santé dans des dizaines de pays et au profit de millions de personnes. Ces actions s’ajoutent aux pressions énormes exercées contre divers gouvernements pour entraver la coopération cubaine et aux efforts précédents entrepris dans le même but, comme le programme spécial « Parole » visant à encourager le vol de main-d’œuvre qualifiée formée à Cuba.

Au centre de cette calomnie immorale figure l’allégation sans fondement selon laquelle Cuba se livrerait à la traite des êtres humains ou à la pratique de l’esclavage, et l’on tente de dénigrer le travail méritoire fourni volontairement par des centaines de milliers de professionnels et techniciens sanitaires cubains dans divers pays, notamment du Tiers monde tout au long de l’Histoire.

Il s’agit là d’une insulte aux programmes de coopération bilatérale et intergouvernementale, tous légitimement établis entre le gouvernement cubain et les gouvernements de dizaines de pays, qui ont été conformes aux directives des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud et ont répondu aux exigences sanitaires que ces gouvernements ont eux-mêmes définies souverainement.

C’est une atteinte à un effort de solidarité qui a reçu la reconnaissance de la communauté internationale et l’éloge spécifique des plus hauts dirigeants des Nations Unies, de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Organisation panaméricaine de la santé.

Ces mensonges sont révélateurs de la dérive morale du gouvernement des États-Unis et des politiciens qui tirent profit de l’agression contre Cuba. Cette campagne est soutenue par des millions de dollars de fonds et la complicité de plusieurs grands médias et, en particulier, de journalistes sans scrupules qui sacrifient leur soi-disant impartialité et objectivité pour servir les intérêts politiques du gouvernement des États-Unis.

Depuis des décennies et jusqu’à ce jour, dans les pays où les conditions économiques sont les plus défavorables, cette coopération a été et est offerte comme un geste de solidarité, dont les dépenses sont presque entièrement prises en charge par Cuba. De même, et conformément aux conceptions des Nations Unies en matière de coopération entre pays en développement, cette coopération est offerte dans plusieurs pays sur la base de la complémentarité et de la rémunération partielle des services rendus.

Il s’agit d’un échange tout à fait équitable et légitime entre pays en développement, dont beaucoup possèdent des richesses naturelles, un poids économique ou des niveaux de développement industriel supérieurs à ceux de Cuba, mais qui manquent des ressources humaines que notre État a su créer ; des professionnels dévoués et des humanistes prêts à travailler dans les conditions les plus difficiles ; et des conceptions de couverture santé que nous ont permis de construire des années d’une expérience réussie.

Les techniciens et professionnels cubains qui participent à ces programmes le font en toute liberté et volontairement. Durant leur mission, ils continuent de percevoir leur plein salaire à Cuba et reçoivent également une rétribution dans le pays de destination, ainsi que d’autres formes d’indemnisation.

Dans les cas où Cuba reçoit une compensation pour la coopération fournie, ces coopérants ont le mérite d’apporter une contribution très précieuse, juste et tout à fait légitime au financement, à la durabilité et au développement du système de santé universel et gratuit qui est accessible à tous les Cubains, ainsi qu’aux programmes de coopération qui sont mis en œuvre dans de nombreuses régions du monde.

L’accès à la santé est un droit humain et les États-Unis commettent un crime en s’obstinant à le nier ou à y faire obstacle pour des motifs politiques ou d’agression.

La Havane, le 29 août 2019

http://fr.granma.cu/cuba/2019-08-29/le-gouvernement-des-etats-unis-all…





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