La quantité de plastique dans les océans devrait tripler d’ici 2040 si rien n’est fait d’ici là. C’est la conclusion du rapport « Breaking the plastic wave » réalisé par différents experts sur le sujet pour l’ONG étasunienne The Pew Charitable Trusts, révélé jeudi 23 juillet.

À la manière des travaux du Giec — le groupe d’experts des Nations unies sur le climat —, l’étude se projette dans les années à venir. En 2016, les rejets dans la mer étaient de 11 millions de tonnes par an. Ils devraient passer à près de 30 millions en 2040, avec un stock de plastique flottant quatre fois plus important qu’aujourd’hui. Cela aura des conséquences pour la pêche, la santé, l’alimentation et les émissions de gaz à effet de serre.

L’étude pointe les limites des politiques publiques et du recyclage. La stratégie d’élimination des couverts en plastique ou des touillettes ne suffit pas. L’investissement des producteurs dans les filières de recyclage n’est pas efficace, estiment les auteurs. Ce que l’on fait aujourd’hui dans les pays développés n’arrive pas à suivre la cadence de la production plastique. L’étude plaide donc pour un changement à grande échelle.

Les experts estiment que des solutions existent : le rapport défend huit leviers d’action qui passent par une réduction de la production, un effort sur le recyclage, les produits de substitution, et le réemploi. Les experts suggèrent entre autres de soutenir les filières de récupération dans les pays en voie de développement. Globalement, ces actions permettraient de réduire la pollution plastique des océans de 80 % d’ici 2040.


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