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15 August 2020

Lubrizol poursuit sa réouverture progressive, au grand dam des associations et élus locaux



Mardi 7 juillet 2020, le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) de Seine-Maritime a émis un avis favorable à une réouverture élargie de l’usine Lubrizol à Rouen, dix mois après l’incendie qui avait ravagé le site de Rouen le 26 septembre 2019.

Après une première autorisation pour deux ateliers, fin 2019, l’entreprise rouennaise souhaite désormais rouvrir un atelier de dispersants. Trois contraintes ont été imposées par les services de l’État : améliorer les moyens de détection des incendies, les moyens d’extinction et augmenter le stockage des eaux permettant d’éteindre, si besoin, des incendies.

Toutes ces mesures vont maintenant être soumises à Lubrizol et au comité pour la transparence et le dialogue, qui réunira ce vendredi 10 juillet plusieurs acteurs locaux, dont des associations environnementales et des élus du secteur. La réouverture ne sera effective qu’à la fin de tout ce processus, quand le préfet de Seine-Maritime prendra un arrêté en ce sens.

« Ce sont des réactions qui ne présentent pas plus de risques que d’autres dans l’industrie. Par ailleurs, nous continuons d’opérer avec très peu de stock sur le site, ce qui est un gros changement », a indiqué Isabelle Striga, directrice générale de Lubrizol.

« Une partie du toit en fibrociment et en amiante d’un bâtiment abîmé vient de s’effondrer »

Rouen Respire — collectif citoyen pour la transparence sur l’accident Lubrizol et la défense des victimes —, en revanche, a fortement contesté la décision du Coderst, « prise sur la base de documents confidentiels », dénonce l’association, qui demande que les citoyens puissent avoir accès aux « études qui évaluent le risque qui pèse sur eux ». Elle souligne que les contrôles demandés sur cet atelier seraient faits par Lubrizol elle-même : « C’est inacceptable dans le principe, mais c’est aussi complètement absurde quand des prélèvement auraient été “accidentellement” détruits par un prestataire de Normandie Logistique, ce qui montre que l’on ne peut pas confier ces opérations aux pollueurs eux-mêmes. »

Par ailleurs, elle rappelle que les odeurs nauséabondes s’échappent toujours du site, que « le toit en fibrociment et en amiante d’un bâtiment abîmé continue de présenter un risque — une partie vient de s’effondrer il y a tout juste quelques jours » et que « le rapport de la commission d’enquête sénatoriale est accablant, tout comme les informations qui filtrent de l’enquête judiciaire. »

Le nouveau maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, et Charlotte Goujon, maire du Petit-Quevilly, se sont également déclarés opposés à cette réouverture pour l’instant.

  • Photo : Lubrizol, octobre 2019. © Nnoman Cadoret/Reporterre



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