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28 May 2020

Le Nouvel Ordre Mondial, le mondialisme et le « leadership » américain – RIP



par The Saker.

« Et ils (les mécréants) ont comploté, et Allah a aussi comploté (contre eux) : et Allah est le meilleur des comploteurs » Coran, Sourate Al-Imran (La famille d’Imran) – 3:54

Il est devenu assez évident depuis de nombreuses années déjà que l’empire anglo-sioniste n’est pas viable, qu’il doit tôt ou tard s’effondrer. Deux scénarios principaux étaient généralement envisagés pour cet effondrement : une crise externe (généralement une défaite militaire majeure) ou une crise interne (effondrement économique). Personnellement, j’ai toujours privilégié le premier scénario (plus précisément, comme décrit ici). J’ai même eu un lieu « favori » pour une défaite militaire aussi catastrophique (pour les États-Unis) : L’Iran et le Moyen-Orient. Quel que soit le scénario que l’on ait préféré, c’était évident :

  • L’Empire n’était pas viable
  • L’Empire n’était pas réformable

Il en va de même pour le système politique américain, soit dit en passant.

Il y avait cependant un énorme problème. La qualité et la taille même de la machine de propagande anglo-sioniste ont très bien réussi à maintenir la plupart des gens en Occident dans l’ignorance totale de ces réalités. Plus l’Empire s’effondrait rapidement, plus Obama ou Trump poivraient leurs cérémonies patriotiques (alias « conférences de presse ») en faisant référence à une « nation indispensable » fournissant un « leadership vital » grâce à leur habituel « la meilleure économie de l’histoire », la « meilleure armée de l’histoire » et même à des « PDG incroyables », des « politiciens incroyables » et même des « conversations incroyables ». Le message était simple : nous sommes les meilleurs, meilleurs que tous les autres et nous sommes invincibles.

Puis, le Covid-19 est arrivé.

La première réaction des États-Unis face à la pandémie a été soit d’ignorer complètement la situation, soit de rejeter la faute sur les Chinois. Une autre théorie exceptionnellement stupide était que le virus ne touchait que les Asiatiques. Cette théorie s’est rapidement effondrée. D’autres mythes, et même des mensonges purs et simples, se sont révélés beaucoup plus résistants, du moins pendant un certain temps.

Ensuite, l’Italie a été frappée. Bientôt suivie par l’Espagne et la France.

Certaines personnes ont commencé à changer de discours. D’autres encore se sont mis à penser que l’UE n’était pas aussi « incroyable » que les États-Unis.

Puis, « New York » a été frappée et l’enfer s’est déchaîné pour la « nation indispensable » et le « parasite impérial » que cette nation accueillait. Même l’Idiot en chef est passé de « ce sera fini d’ici Pâques » à « sauver des millions » « d’Américains » (des États-Unis, les États-Unis ne se soucient pas des Américains hors États-Unis).

Je prédis que ce processus ne fera que s’accélérer.

Voici quelques raisons qui me poussent à cette conclusion :

Premièrement, la machine de propagande impériale est tout simplement incapable de dissimuler l’ampleur du désastre, même dans des pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni. Oh bien sûr, au début, des médecins et même des commandants de navires de l’US Navy ont été sommairement licenciés pour avoir dit la vérité, mais même ces cas se sont révélés impossibles à dissimuler et l’opinion publique s’est montrée encore plus méfiante à l’égard des certitudes et déclarations officielles. La vérité est que la majeure partie de la planète a déjà compris qu’il s’agit d’une crise énorme et que des pays comme la Russie ou la Chine ont réagi infiniment mieux que les États-Unis. La planète sait également que le système américain de « soins de santé » est en panne, corrompu et surtout dysfonctionnel et que l’optimisme initial de Trump ne reposait sur rien. D’ailleurs, les détracteurs de Trump ont immédiatement instrumentalisé la crise pour frapper ce dernier. Ce qui est triste, c’est que s’ils ne sont pas meilleurs (et certainement pas l’Oncle Joe en mort cérébrale), ils ont raison de dire que Trump est complètement déconnecté de la réalité. À l’ère d’Internet, c’est une réalité que même la machine de propagande américaine est incapable de dissimuler éternellement au public américain.

Deuxièmement, et c’est maintenant assez évident, il devient clair que l’idéologie capitaliste du marché libre, du mondialisme, du consumérisme, de l’individualisme extrême et, surtout, de la cupidité, est totalement incapable de faire face à la crise. Plus grave encore, pour ceux qui croyaient encore en une idéologie fondée sur l’hypothèse que la somme de nos cupidités créera une société optimale, les pays ayant des traditions collectivistes de solidarité plus fortes (qu’elles soient « renforcées » par des idées marxistes ou socialistes ou non) ont fait beaucoup mieux. La Chine pour commencer, mais aussi Cuba et même la Russie (qui n’est ni marxiste ni socialiste, mais qui a de très fortes traditions collectivistes) ou la Corée du Sud ou Singapour (tous deux non marxistes avec de fortes traditions collectivistes). Même le minuscule Venezuela, en proie à des conflits et assiégé par l’Empire, a réussi à faire beaucoup mieux que les États-Unis ou le Royaume-Uni. Non seulement ces pays ont tous fait beaucoup mieux que des pays beaucoup plus riches, et supposés plus « libres », mais ils l’ont fait alors qu’ils étaient sous sanctions américaines. Et, enfin, pour ajouter l’insulte à l’injure, ces pays supposés « mauvais » se sont révélés beaucoup plus généreux que ceux incorporés dans l’Empire : ils ont envoyé des tonnes d’équipements vitaux, des centaines de scientifiques spécialisés et même du personnel militaire pour aider les pays qui en avaient le plus besoin (Italie, Espagne, Serbie, etc.).

Finalement, même les États-Unis doivent accepter l’aide de la Russie : le contenu de deux énormes transporteurs militaires AN-124 :

L’Armée Russe apporte de l’aide à la « nation indispensable »

Pensez à l’ironie ! Le pays dont l’économie était censée être « en lambeaux » (Obama) fournit une aide humanitaire à la « nation indispensable » (Obama encore). Non seulement cette aide a été fournie par un pays sous sanctions américaines, mais les équipements livrés ont été produits par une entreprise russe également sous sanctions américaines. Les médias américains « reconnaissants » ont immédiatement déclaré qu’il s’agissait d’une action de relations publiques russe, d’autant plus que 50% de la cargaison a été payée par les États-Unis (le reste, y compris les frais de transport, a été payé par la Russie).

Au moins en Italie, on s’est demandé pourquoi les États-Unis, l’OTAN ou l’UE n’avaient absolument rien fait pour les aider alors qu’ils en avaient si cruellement besoin, et pourquoi les pays qui les avaient généreusement aidés (la Russie, la Chine, Cuba) étaient tous sous sanctions, et même sous sanctions italiennes ! De bonnes questions, en effet. Le Président serbe Vucic y a répondu en déclarant que la solidarité européenne était un « conte de fées ». Il a raison, bien sûr.

Troisièmement, nous avons tous vu l’horrible spectacle de diverses « démocraties » occidentales se volant littéralement des équipements médicaux vitaux les unes aux autres, encore et encore. En fait, dans une logique purement capitaliste, ce genre de « concurrence » était à la fois inévitable et même souhaitable : les grandes sociétés pharmaceutiques ont toutes utilisé cette manne financière pour maximiser leurs profits (ce qui est, après tout, ce que toutes les sociétés doivent faire dans un système capitaliste : obtenir autant d’argent que possible pour leurs actionnaires). Même les États et les pays sont maintenant en concurrence les uns avec les autres pour les équipements médicaux ! Tant que tout va bien et que l’Occident est libre de piller le reste de la planète, le capitalisme peut être considéré comme la promesse d’un avenir meilleur (tout comme le communisme l’était, d’ailleurs). Mais maintenant que ce grand « château de cartes de propagande » s’effondre et que le capitalisme montre son vrai visage (une idéologie créée par les riches pour arnaquer les pauvres), la comparaison avec les sociétés collectivistes (soi-disant « arriérées ») est des plus embarrassantes et pourtant inévitable.

Quatrièmement, nous sommes également témoins de la méchanceté brute de la machine de propagande impériale dans des articles sur la façon dont « la Russie a envoyé du matériel inutile en Italie », sur le fait que « le matériel chinois n’a pas fonctionné » ou sur le fait que tous les pays qui ont réagi mieux et plus tôt ont tous menti sur les chiffres réels (ce qui est totalement absurde, les Chinois ont été transparents, tout comme les Russes : la vérité est que dans les premières phases d’une pandémie, il est impossible d’obtenir des chiffres réels, cela ne peut se faire que beaucoup plus tard). C’est aussi faux que les « incubateurs irakiens », les « Serbes génocidaires » ou le « Viagra de Kadhafi » et le temps le prouvera.

Cinquièmement, il y a la question de la pauvreté. Nous voyons les premiers signes que cette pandémie (comme toutes les pandémies) touche les pauvres beaucoup plus durement que les riches. Ce n’est pas une surprise… Par exemple, aux États-Unis, des villes comme New York, Chicago, Detroit, Miami ou la Nouvelle-Orléans comptent beaucoup de quartiers pauvres et les gens y sont très durement touchés. Mais ce n’est qu’un début, il y a des bidonvilles beaucoup plus grands dans d’autres pays, notamment en Amérique Latine et, probablement pires encore, en Afrique. À moins d’un miracle quelconque, le nombre de morts dans les bidonvilles du tiers monde sera absolument effroyable. Et, vous pouvez être sûr que les pays pauvres collectivistes s’en sortiront beaucoup mieux que ceux qui sont en proie aux illusions de l’économie de marché libre. Là encore, les conséquences politiques seront majeures dans tous ces pays : Je prédis que nous verrons quelques cas de changement de régime dans un avenir pas trop lointain.

Sixièmement, tout comme l’Empire lui-même, l’OTAN et l’UE sont également en chute libre, toutes deux ne sachant que faire et paniquées à l’idée de faire quoi que ce soit de proactif. Outre l’Idiot en chef brandissant le drapeau, j’ai également pris le temps d’écouter Macron et Merkel. Ils sont tous les deux en pleine crise, Macron parle sans cesse de « guerre » tandis que Merkel a déclaré que la pandémie est le plus grave défi auquel l’Allemagne est confrontée depuis la Seconde Guerre Mondiale !  Pourtant, le contraste le plus étonnant avec les États-Unis pourrait bien être la Russie. Poutine a lancé plusieurs appels spéciaux au peuple russe, et son humeur était à la fois clairement déterminée et clairement sombre. J’ai pris cette capture d’écran du dernier message de Poutine au peuple russe, voyez son expression par vous-même :

Quant au principal directeur général en charge de la crise du Covid-19 à Moscou, il a déclaré à Poutine que la Russie doit se préparer à ce qu’il appelle « le scénario italien afin de l’éviter », même si à l’époque (30 mars) il n’y avait que 1 836 cas de Covid-19 confirmés en Russie, dont 9 décès et 66 guérisons. Comparons les trois pays :

Tous les chiffres ci-dessus proviennent d’ici : https://coronavirus.jhu.edu/map.html (au 30 mars !!)

De plus, les équipes médicales spéciales des Troupes de Protection Nucléaire, Biologique et Chimique des Forces Armées Russes sont maintenant en alerte maximale et même si le matériel médical spécialisé ABC/NBC ne manque pas en Russie, les Forces Armées Russes construisent actuellement 16 hôpitaux spéciaux en divers endroits du pays. Moscou est également en train de fermer presque complètement le trafic aérien et ferroviaire intérieur. Tout cela était prévisible, puisque Moscou est beaucoup plus riche que toute autre région russe, Moscou se porte bien, en dépit de son énorme population (environ 12 millions d’habitants dans la ville, plus environ 7 autres dans l’Oblast de Moscou). Voici les chiffres officiels russes pour la région de Moscou : (également au 30 mars !!)

La source de ces chiffres est : https://coronavirus-monitor.ru/

Ne trouvez-vous pas très étrange qu’un pays comme la Russie, qui se porte clairement beaucoup mieux que les États-Unis (même en termes d’indicateurs par habitant), se prépare au pire ? Que savent les Russes que les dirigeants américains ne vous disent pas ?

Bien sûr, la machine de propagande anti-russe a une explication. Par exemple, elle prétend que les Russes mentent sur tout. Il y a même une psyop avec des agents d’influence occidentaux qui se font passer pour des directeurs généraux russes et qui prétendent qu’il y a des milliers de morts cachées, que la Russie n’a pas d’équipement et que les Russes sont désemparés. Un analyste autrefois lucide affirme même aujourd’hui que « Poutine perd le contrôle ».

Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais vu de ma vie un tel tsunami d’absurdités, de fausses informations, de rumeurs sans fondement et, enfin et surtout, de clichés éhontés. Pour certains, cette crise est clairement une chance de retrouver une certaine visibilité. C’est une honte, vraiment, une totale disgrâce : juste une nouvelle forme de comment profiter d’une crise.

Je ne suis pas un expert médical, c’est sûr. Mais je connais le gouvernement russe et son « langage corporel », et je peux vous dire que les Russes se préparent très, très sérieusement, à ce qui pourrait bien devenir une énorme crise, même pour la Russie (le fait que l’Ukraine et la Biélorussie soient tous deux terrés dans un profond déni n’aidera évidemment pas).

Septièmement, aux États-Unis, le contraste entre le gouvernement fédéral et les autorités de l’État est assez surprenant. Bien que le gouvernement fédéral soit en phase terminale de dysfonctionnement, les gouverneurs des États ont souvent dû recourir à une réflexion originale pour obtenir des fournitures et des spécialistes. Par exemple, le gouverneur de FL, Ron DeSantis (R) a dû appeler un de ses amis en Israël pour que la société pharmaceutique géante israélienne Teva Pharmaceuticals envoie en Floride du matériel médical dont elle avait désespérément besoin. Des choses similaires se produisent dans d’autres États, je crois. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Américains sont généralement très méfiants à l’égard du gouvernement fédéral mais beaucoup plus favorables à leurs autorités locales (là encore, en règle générale, il y a bien sûr des exceptions). De nombreuses raisons expliquent le contraste entre les autorités fédérales et celles des États, notamment le fait que les gouverneurs sont beaucoup plus « proches » de leurs électeurs au niveau local qu’au niveau national.

Bien qu’il ne soit pas aussi dramatique que le contraste entre les sociétés fondées sur la pure cupidité et les sociétés fondées sur la solidarité, ce contraste entre le niveau local et le niveau national contribuera également à l’effondrement du système impérial, quoique de manière plus indirecte.

Conclusion : Le Nouvel Ordre Mondial, le mondialisme et le « leadership » américain – RIP

La première victime (non humaine) de cette pandémie sera le « Nouvel Ordre Mondial » promis par plusieurs présidents américains. Il en va de même pour l’idéologie mondialiste qui le sous-tend. Si le prétendu « gouvernement mondial des Illuminati » imaginé par certains a réellement déclenché cette pandémie, alors il s’est tiré une balle dans le pied et se vide maintenant rapidement de son sang.

Les États-Unis montrent maintenant au monde que le fameux « leadership américain » n’est rien d’autre qu’un grossier mensonge pour dissimuler ce que je décrirais comme la règle d’un hégémon mondial unique et narcissique, qui escroquera même ses plus proches « alliés » (en fait des colonies) pour obtenir un quelconque avantage.

Pour l’instant, la plupart de ce que nous voyons ne sont que des signes d’avertissement, comme la fermeture des frontières par les membres de l’UE. Mais quelle que soit l’évolution de cette pandémie, la prochaine étape sera une énorme crise économique qui éclipsera à la fois la Grande Dépression, le krach du 11 septembre et l’année 2008.

Bien entendu, le monde se remettra tôt ou tard de cette pandémie et de cet effondrement économique. Mais le genre de monde que nous verrons alors sera radicalement différent de celui dans lequel nous avons vécu jusqu’à présent.

Pour l’instant, il y a encore des manifestations observables du « leadership américain » : les États-Unis s’efforcent de voler des médicaments et du matériel médical à d’autres pays, les États-Unis imposent des sanctions à des pays comme l’Iran et le Venezuela qui ont désespérément besoin de médicaments, et les États-Unis rejouent le scénario Noriega avec Maduro. Cette politique étrangère de « leadership américain » peut être résumée en termes de mal, d’immoralité, d’hypocrisie, de dysfonctionnement, de narcissisme, etc. Quelle que soit l’étiquette que l’on choisit de lui appliquer, il s’agit toujours d’une politique moralement répugnante et pratiquement autodestructrice.

En ce moment, après avoir blâmé la Chine, Trump pointe maintenant du doigt l’OMS. En vérité, une âme noble et un brillant joueur d’échecs 5D…

Il n’est plus possible de le cacher. Le SARS-COV-2 a réalisé ce que même RT ou PressTV ne pouvaient pas faire : il a mis en lumière la vraie nature de l’empire anglo-sioniste.

Comme le dit le Coran, Allah est le meilleur des comploteurs.

Mise à jour

J’avais tort, je l’admets. Le gouvernement américain ne pense pas qu’à lui seul. Il peut être très généreux, mais seulement dans un cas particulier. En fait, il semble que les États-Unis aient envoyé UN MILLION de masques à… … Israël, bien sûr ! Voyez par vous-même :

Après tout, cela a du sens – Israël est bien plus important pour Trump et sa bande que les premiers intervenants, les médecins ou les personnes souffrantes des États-Unis.

source : NWO, globalism and US “leadership” – RIP

traduit par Réseau International



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