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28 March 2020

Non, la France n’est pas en guerre ! – Les moutons enragés



Un peu de bon sens et le décryptage de la situation que nous subissons, ne nuit pas. Puissent les français résister et ouvrir les yeux. Merci à Élysées ! Partagez ! Volti

******

Source Antipresse n°225 via Olivier Demeulenaere

Un article de l’excellent Slobodan Despot. OD

« …Enfin, pas celle qu’on lui promet. La France risque de
se réveiller demain en comprenant qu’elle était elle-même la cible de
la guerre proclamée par M. Macron. Mais il sera trop tard. Avec ou sans
virus, elle devra vivre pieds et poings liés.

Le monde qui est entré dans le Coronavirus n’en sortira plus. Ce qui en sortira sera quelque chose de radicalement différent. Nous ne savons pas quelle sera la portée de ce virus sur le corps physique de l’humanité, mais nous voyons déjà son action sur son corps social. L’exemple français est très parlant.

La guerre… contre qui ?

Le 16 mars dernier, M. Macron a solennellement proclamé : «Nous sommes en guerre»
et la nation entière lui a emboîté le pas, lui qu’elle détestait hier
encore. Depuis les balcons où ils sont confinés, les Français comptent
les entorses à la loi martiale et s’empressent de les dénoncer sur les
réseaux sociaux voire plus haut. Ils sont si émoustillés par les
harangues dont on les bombarde à longueur de journée qu’ils ne
remarquent même pas le danger de cet entraînement.

Non, la France n’est pas en guerre. Pour sa sauvegarde en tant
que peuple et en tant que démocratie, elle doit s’ôter cette idée de la
tête. Elle est en situation de pandémie, une situation que les
structures compétentes de l’Etat sont censées savoir affronter. Ce qui
l’attaque n’est pas un adversaire humain, c’est une maladie. Lorsque la
France était ravagée par la peste, on ne parlait pas de guerre, mais de
fléau de Dieu. Lorsque la France entre concrètement en guerre contre
quelqu’un, comme lorsqu’elle participa au bombardement de la Serbie ou
de la Libye, le président ne va surtout pas dire au peuple qu’il est en
guerre.

La guerre dont on parle aujourd’hui n’en est pas une… à moins qu’on ait oublié d’ajouter l’adjectif : guerre civile.

La transmissibilité de cette maladie est un levier de contrôle
absolu de la population. S’il ne s’agissait que de notre vie, personne
ne pourrait rien nous imposer. Mais par la contagion nous sommes liés
par un réseau de responsabilités — et donc de culpabilités — enchaînées.
En proclamant que le virus est l’ennemi, les citoyens sont tous des
vecteurs potentiels de l’ennemi. Autrement dit, des collabos, et à ce
titre potentiellement justiciables comme tels: avec rigueur et de
manière expéditive. Par extension de la métaphore, la régulation de
leurs conditions de vie et de travail peut dorénavant elle aussi être
«militarisée». (1)

C’est ainsi qu’avec la «déclaration de guerre» de M. Macron, le
collimateur s’est subrepticement déplacé de la maladie vers ses vecteurs
potentiels sans même qu’ils aient senti la pastille rouge du pointeur
laser se poser sur leur front.

Pour en arriver là, il aura fallu les nouvelles dantesques de
Chine, puis ce brusque saut de cavalier vers l’Iran et l’Italie à nos
portes. L’Italie où la maladie se déchaîne… avant tout sur ceux qui,
hélas, étaient d’emblée les plus exposés(2). Il aura fallu, dès le
départ, une surenchère de dramatisation médiatique, souvent
inconsciente. Par exemple, le simple fait de parler initialement du
Coronavirus au lieu d’un coronavirus, membre d’une famille étudiée
depuis les années 1960 et comprenant aussi bien le SARS de 2003 que des «types de coronavirus bénins», naturellement hébergés par l’homme.

En France, le jour où la guerre est officiellement déclarée (16 mars), le COVID_19 a officiellement fait 148 morts sur 6645 cas confirmés. C’est grave et préoccupant, mais on est loin, comme l’explique le Pr Didier Raoult,
du pic de mortalité saisonnière associée aux infections virales de 2017
qui avait fait plus de 10’000 morts (et qui correspondrait, pour un
même taux de mortalité déclaré de 2,2%, à quelque 500’000 contaminés).

Devoir de pessimisme, congé de la raison

«Certes», nous dit-on, «mais attendez de voir !» En effet, nous
ne savons rien de ce qu’il arrivera demain. Les courbes de progression
du virus peuvent frôler la verticale, il peut soudain muter et tuer 60%
des contaminés comme le H5N1. Tout peut arriver — y compris un
dégonflement de la menace comme ce fut le cas avec H1N1. Mais on a comme
l’impression que personne n’a envie d’entendre les hypothèses
intermédiaires. Seule l’option du pire a pignon sur rue, car
l’incertitude en matière de santé publique ne profite qu’aux
pessimistes. Ce devoir de pessimisme, c’est l’avantage stratégique d’une
épidémie en termes de contrôle des masses. On n’en voudra à personne
d’en avoir fait trop; on lynchera celui qui sera suspecté de n’en avoir
pas fait assez. (3)

C’est une véritable crémaillère vers la dictature, un mur de
confinement auquel chacun, depuis le simple pékin psychosé jusqu’au
ministre qui ne peut «faire moins» que ne lui enjoignent les médias,
ajoute de bon cœur sa petite brique — tout en se privant d’une part de
raison et de libre arbitre.

Si l’Etat français se considérait réellement en guerre avec le
virus, il réquisitionnerait des usines pour fabriquer des masques au
lieu de bloquer celles qui peuvent en procurer rapidement(4).
Il mettrait immédiatement à profit les résultats encourageants de la
chloroquine(5) plutôt que de les noyer dans des débats cauteleux. Il
desserrerait l’étau psychologique dévastateur que représente le
confinement à domicile, mesure carcérale qui génère déjà des conflits
graves et des effondrements psychologiques. La résistance morale de la
population est un facteur clef de toutes les guerres, autant que les
forces armées, et c’est ce facteur dont les mesures extrêmes sont en
train de priver le pays.

L’état de guerre, c’est l’abolition de la vie parlementaire et
des libertés, le gouvernement par décret-loi, le droit d’ingérence du
pouvoir dans toutes les sphères de la vie privée et le monopole de
l’Etat et de ses relais sur les fake news. C’est sans doute à quoi M.
Macron rêvait de parvenir — et que le virus lui a offert sur un plateau.
Reste à savoir combien de temps la peur, chez les Français, fera passer
la pilule de l’oppression ».

Slobodan Despot, Antipresse n°225, le 22 mars 2020

(Merci à « cerveaux-lents »)

Rappels :

Didier Raoult : « Je ne suis absolument pas terrifié »

Comme au bon vieux temps du terrorisme !


NOTES

  1. Ainsi, la nuit dernière, le Sénat a pris des mesures d’exception à
    vocation sanitaire impliquant des modifications du droit du travail qui
    seront non temporaires. En outre ces mesures permettront au parlement de
    légiférer sans contrôle pour sauver l’économie.
  2. Voir les statistiques de l’Institut de santé publique italien du 17 mars.
  3. On a beaucoup reproché à Roselyne Bachelot d’avoir accepté un très
    important stock de vaccins et de masques. Aujourd’hui les journalistes
    la réhabilitent en disant qu’on ne peut jamais en faire trop, justifiant
    ainsi les mesures les plus draconiennes! Forts de l’idée que l’épidémie
    progresse en France parce que M. Macron n’en n’aurait pas assez fait au
    début, les médias nous martèlent qu’il faut désormais accepter les
    mesures les plus contraignantes, même pour longtemps.
  4. On apprend en dernière minute que LVMH va «se mobiliser»
    pour produire les masques dont la France a besoin. Quel Etat attend le
    geste de bonne volonté d’une multinationale pour se procurer un article
    d’importance vitale ?
  5. Essai clinique mené par le Pr Raoult sur 24 patients. «Au
    bout de six jours de traitement au Plaquénil (le nom commercial de la
    molécule, ndlr), 75% des porteurs ont une charge virale négative.»
    Les Etats-Unis et la Chine ont immédiatement compris l’intérêt de cette molécule.



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