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26 septembre 2020

Justice à deux vitesses, le quotidien des Français, mais pas celui de Benjamin Griveaux



Rédigé par Notre équipe le 22 février 2020.

Il n’y a que le pouvoir et ses serviteurs, dont les hauts magistrats, pour nier l’existence d’une Justice à deux vitesses dans notre pays. La majorité des médias ne s’en offusquent qu’à peine, puisque la justice spectacle est au fond la seule qui fasse de l’audience.

Balkany et Cahuzac sont de très bons « clients ». De l’autre côté de la barre, les victimes du crash judiciaire d’Outreaux ou de l’affaire Gregory, comme d’autres, assurent les ventes et l’audimat. En revanche les victimes des caïds des cités et de la délinquance quotidienne, exaspérées, pourront attendre longtemps que la Justice et les médias majeurs s’intéressent à elles. Parce que d’abord elles n’ont pas droit à la parole. Parce que le service public de la Justice française est dans une situation de dénuement incroyable. Parce que le pouvoir ne fait que parer au plus pressé en n’engageant rapidement des poursuites que lorsque l’ordre public est visiblement et notoirement atteint. Dans les parquets, on a institué le T.T.R ; comprendre le « traitement en temps réel » de la délinquance visible. Pour le reste, les procédures s’amoncellent, les victimes attendent et les délinquants courent… Quelques incongruités et traitements particuliers illustrent la justice visible.

Christine Lagarde qui écope d’une dispense de peine, sanction réservée essentiellement aux petits délinquants qui ont réparé le préjudice de leur victime. Comme Edmond Hervé devant la même juridiction, la Cour de Justice de la République (CJR), poursuivie pour complicité de faux et de détournement de biens publics, elle  a bénéficié de ce curieux traitement de faveur. Le juge motivera ainsi son choix : « le contexte de crise financière mondiale dans lequel Madame Lagarde s’est retrouvée » ainsi que de « la bonne réputation de Mme Lagarde et son statut international ». Ce n’est  en effet qu’une petite affaire de près de 450 millions d’euros, toujours pas récupérés. On rêve… François Fillon lui sera traité en T.T.R, si l’on peut dire. Le Parquet National Financier, chargé pourtant de réprimer la « grande délinquance économique et financière » engage ses poursuites dès le lendemain de la divulgation de l’affaire par le Canard. Pas sûr que les salaires des ses assistants parlementaires, ceux de son épouse dans une maison d’édition et deux costards offerts correspondent exactement à  la grande délinquance. Mais on n’en est pas à cela près en politique.-

Quant à Benjamin Griveaux, pourtant auteur de ce qui ressemble fort à un attentat à la pudeur, c’est lui, nous dit-on, la victime des errements du Net et d’un activiste. Là encore, les poursuites seront engagées contre le méchant Russe et sa naïve petite amie avec une célérité applaudie par une classe politique et des médias qui se seront préalablement et largement gobergés de la vidéo avant la révélation de l’affaire. Si Piotr se défend bien, il serait logique qu’il demande l’engagement de poursuites à l’encontre de tous ceux qui ont relayé la vidéo.

Mais ça, c’est une autre histoire…



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