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22 February 2020

Banque d’Israël, FED et BlackRock – Mais qui est Stanley Fischer ?



Son nom et son visage ne vous disent probablement rien, mais s’il existe un individu qui symbolise à lui seul, l’Oligarchie financière contemporaine c’est bien ce petit Monsieur. En effet, le parcours exemplaire de cet homme de l’ombre révèle de précieuses informations sur l’influence d’une certaine élite dominatrice sûre d’elle-même, dans le fonctionnement de l’économie mondiale.

Fischer en plus d’être un parfait exemple de pantouflage, symbolise le poids considérable de la finance internationale sur le monde politique. Sa carrière et ses différentes responsabilités peuvent nous permettre d’identifier les rapports de force et les pratiques courantes des hautes sphères oligarchiques transnationales.

Attardons-nous donc un instant sur le profil de cette prestigieuse recrue de BlackRock. Élément intéressant, Fischer est né sur le continent africain, plus précisément dans la ville de Mazabuka en Zambie. Ce dernier est issu d’une famille juive résidant dans l’ancienne Rhodésie du Nord. La Zambie était à l’époque une colonie britannique, elle obtint son indépendance au cours de l’année 1964.

Fischer est donc né au milieu du second conflit mondial, en 1943, dans le monde colonial britannique dans la capitale zambienne : Lusaka. Au lendemain de la guerre, dans les années cinquante, sa famille part pour une autre colonie britannique : la Rhodésie du Sud (aujourd’hui le Zimbabwe).

En théorie, Fischer disposait de la citoyenneté britannique, mais ce qui est certain c’est que dès son adolescence Fischer va s’impliquer activement au sein d’un mouvement de jeunesse sioniste dénommé Habonim.

En 1960, dans le cadre de ce militantisme sioniste, il voyagea en Israël et étudia l’hébreu dans un kibboutz. Celui-ci prévoyait alors de commencer ses études à l’Université hébraïque de Jérusalem, mais il émigra finalement au Royaume-Uni, après avoir reçu une bourse de la prestigieuse London School of Economics. Après son cursus universitaire britannique, Fischer ne retourna pour autant en Israël. Il traversa cette fois l’Atlantique pour se rendre aux États-Unis pour étudier au MIT afin d’y obtenir un doctorat.

Au début des années 1970, Fischer entama alors une carrière de professeur agrégé à l’Université de Chicago. C’est au sein de cette grande université, fondée en 1890 par John D. Rockefeller, qu’il commença son activité professionnelle d’universitaire. Fischer enseigna naturellement au sein du département d’économie désigné comme l’École de Chicago (qui a d’ailleurs donné son nom à une école de pensée économique se rattachant à une vision néolibérale de l’économie).

En effet, l’École de Chicago est généralement associée à la théorie néoclassique des prix, au libre marché et au monétarisme ainsi qu’à une opposition au keynésianisme, dont la majorité des professeurs et élèves se rattachent. Ainsi cette école de pensée est souvent symbolisée pour le grand public par la figure de Milton Friedman, prix Nobel d’économie en 1976. Les théories de l’école de Chicago sont notamment à l’origine des politiques économiques de la Banque mondiale du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, qui ont conduit à la privatisation de nombreuses entreprises publiques des pays en voie de développement…

Fischer est néanmoins présenté comme une figure centrale de l’économie « néo keynésienne », c’est-à-dire une optique économique qui ne vise pas à substituer l’État au marché, mais qui cherche à trouver les moyens d’améliorer le fonctionnement de l’économie… Il devient ensuite professeur au Département d’économie du MIT de 1977 à 1988. C’est à cette période qu’il sera notamment directeur de thèse de Ben Bernanke, plus tard dirigeant de la Réserve Fédérale américaine pendant la crise des Subprimes de 2007-2008, ou encore de Mario Draghi, directeur de la BCE de 2011 à 2018.

En janvier 1988, il commence une carrière de haut responsable au sein de grands organismes financiers, ainsi pendant deux ans il est vice-président section Économie du développement et économiste en chef à la Banque mondiale. Il est ensuite nommé premier directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), de 1994 à 2001. C’est d’ailleurs, à cette occasion qu’il intègre l’influent organe consultatif financier, basé à Washington, le Group of Thirty (pour en savoir plus sur le Groupe des Trente ou G30 cf. notre article précédent).

Pour ce qui est de son activité dans les Think Thank du mondialisme financier : il est également membre du groupe Bilderberg et a notamment assisté à ses conférences de manière officielle en 1996, 1998, 1999 et 2018. C’est également à souligner, il est membre émérite du Council on Foreign Relations (CFR).

Au début des années 2000, Fischer se décide à « faire fortune ». Il est alors recruté par une grande banque privée et devient vice-président de Citigroup, président de Citigroup International et chef du groupe des clients du secteur public. Fischer reste cadre chez Citigroup seulement trois petites années de février 2002 à avril 2005, assez pour empocher des millions de dollars en salaires et en actions.

L’une des premières « consécrations politiques » de sa carrière arrive au tournant de l’année 2005 ou Fischer est nommé gouverneur de la Banque d’Israël par le cabinet israélien, après avoir été recommandé par le Premier ministre Ariel Sharon et le ministre des Finances Benjamin Netanyahu. Évidemment entre temps, Fischer a pris la nationalité israélienne sans pour autant renoncer à sa citoyenneté américaine. D’ailleurs, il est à noter que Fischer avait déjà travaillé en collaboration avec la Banque d’Israël par le passé. Il avait notamment conseillé le gouvernement américain sur le programme de stabilisation économique d’Israël en 1985.



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