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20 septembre 2020

Israël, une fin à la Carthage. (Fin)




Aussi bien la création d’Israël que la défaite de 1967 ont constitué pour le monde arabe un choc émotionnel majeur, assez comparable à celui vécu par Rome devant ses échecs répétitifs face aux légions d’Hannibal. Or, comme pour ce dernier, Israël a atteint aujourd’hui l’impasse naturelle devant laquelle la force est impuissante.

Israël, une  fin à la Carthage. (Fin)
L’Histoire est formelle : sans Hannibal, Rome ne serait jamais ce qu’elle est advenue. Une puissance impériale, conquérante et impitoyable avec les autres cités. L’humiliante défaite de Cannes y est pour beaucoup.

Or sous beaucoup de ses aspects, la défaite arabe de 1967 lui ressemble parfaitement. A commencer par l’ampleur de la stupéfaction qui s’est emparée de ces Arabes qui se sont toujours crus redoutables cavaliers et dont les armées se trouvent pulvérisées par un ennemi largement inférieur en nombre. Certes la technique est passée par là et a fait son effet, n’empêche que le choc fut rude. Il est même devenu le catalyseur premier de tout ce qui suivra, crispant ainsi tous les domaines : social, politique, religieux et économique. .

Ce qui aura pour résultat premier de propulser les islamistes au haut du pavé au motif que, d’une part, le conflit est d’essence religieuse et que, de l’autre, cette étrange victoire d’Israël prenne racine dans la fidélité des juifs à leurs enseignements religieux.

Certes leur approche est approximative dans sa globalité, romantique par certains de ses aspects et archaïque par d’autres mais elle a le mérite de contraindre les régimes dictatoriaux de composer avec les opinions publiques de leurs sociétés, au risque de les voir basculer du coté de ses islamistes, devenus au fil du temps une alternative crédible.

Quoi qu’il en soit, aussi bien la création d’Israël que la défaite de 1967 ont constitué pour le monde arabe un choc émotionnel majeur, assez comparable à celui vécu par Rome devant ses échecs répétitifs face aux légions d’Hannibal. Or, comme pour ce dernier, Israël a atteint aujourd’hui l’impasse naturelle devant laquelle la force est impuissante.

Celle qui a effacé les traces de la chevauchée victorieuse d’Alexandre le Grand, de Gengiz Khan et, plus proche de nous, des troupes napoléoniennes. Impasse qui montre que, pour gagner une terre, il faut sitôt la bataille finie proposer quelque chose d’acceptable pour la population qui y vit. Compter sur les armes pour les contraindre c’est croire que l’on peut s’asseoir sur les baïonnettes, c’est du moins ce sur quoi semble parier Israël, sans l’acquitté nécessaire qui lui permet de saisir la gravité de l’instant. A savoir que, historiquement, toutes les Carthage ont été détruites. Israël n’en fera point exception.


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