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Auteur Ian Manook, écrivain via Aphadolie

E.Macron/Pour illustration

Macron ne cédera rien parce qu’il n’est pas là pour gouverner.

Il n’est même pas là pour être réélu et encore moins pour faire une carrière politique.

Il se fout de tout ça, et donc il se fout de ce qu’on pense ou dit de
lui, de sa cote de popularité, de son avenir politique, il se fout de
tout ça.

Macron est un condottiere mandaté par des commanditaires pour détricoter et privatiser tout ce qui est collectif et solidaire en France.

Et sa récompense ne sera pas d’être réélu ou de prendre place dans le
paysage politique français, sa récompense sera d’aller siéger dans tous
les conseils d’administration des sociétés qu’il aura privatisées pour
ses commanditaires.

Ce n’est rien d’autre qu’un homme de main qui obéit à des ordres et
qui a agi en deux temps : en pourrissant l’État français de l’intérieur
sous un Hollande complètement manipulé, et en prenant ensuite prétexte
de ce pourrissement pour mener à bien son pillage en règle de l’état.

Voilà pourquoi il se moque de tous ces scandales à répétition le concernant et concernant son gouvernement.

Voilà pourquoi nous avons un gouvernement « de crise » composé sans
vergogne à moitié de millionnaires, voilà pourquoi il garde un Président
de l’Assemblée mis en examen, pourquoi sa ministre de la justice peut
dire en rigolant qu’elle a juste oublié de déclarer trois appartements
au fisc.

Voilà pourquoi il met sans honte un voyou à la tête de la police et autorise à cette police des comportements de voyous.

Voilà surtout pourquoi il ne cède et ne cédera devant aucune grève.

Parce qu’il s’en fout. Il se fout de vous, il se fout du pays, il se
fout de la misère et de la pauvreté, il se fout des éborgnés et des
amputés par sa police.

Il s’en fout. Il détricotera tout jusqu’au bout sans écouter
personne, sans état d’âme, et ne pense qu’à la fortune personnelle que
chaque action contre le bien public lui garantit.

Et il partira en laissant un pays épuisé et exsangue, trop sonné pour
se défendre contre le plus violent des systèmes de finance
ultralibérale qu’on puisse imaginer.

Il laissera tomber tout le monde. Le pays comme ceux qu’il aura
manipulés pour en faire ses pires factotums et qui, seuls, devront
affronter la vengeance populaire.

Voilà pourquoi il ne cède et ne cédera pas, et voilà pourquoi la
seule façon de le faire céder est de nous montrer plus obstinés, plus
jusqu’au-boutistes, plus tenaces et plus violents que lui.

Nous ne pouvons plus rester sur le terrain politique.

Le seul mouvement qui l’ait ébranlé, c’est celui des Gilets Jaunes,
parce qu’il l’a désarçonné là, politiquement et sur le terrain, où il ne
s’y attendait pas.

En un an, il a neutralisé ce danger en le ramenant dans les mains de
ceux qui défilent dans les clous, dans des couloirs et dans des nasses
où ils acceptent pratiquement de se faire tabasser.

Il faut sortir des clous.

Disperser le mouvement, redéfinir les manifestations.

Sortir des clous et des nasses. Il faut qu’enfin se bougent ceux pour qui nous nous battons vraiment, étudiants et lycéens.

Il faut reprendre les ronds-points, les ponts, les périphériques, éclater les défilés dans les villes et dans le pays.

Le forcer à disperser et affaiblir ses milices.

C’est une question de survie du pays.

Il a déjà entrepris la privatisation des hôpitaux, de la SNCF, des gares, des aéroports, des barrages, de la Sécu.

Il s’attaque à celle des routes, de la police, des universités, de la
culture, de la justice. Cet homme ne veut plus d’état, sinon pour
l’armée et la police, et nous savons tous qu’un tel état s’appelle une
dictature.

Ian Manook, écrivain

Comprenez bien que nous sommes en guerre !
Une guerre non-conventionnelle.
Mais une guerre menée par une poignée de nantis mondialistes contre les peuples.

Aphadolie



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