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27 septembre 2020

Ukraine – Des néo-nazis vendent des conserves de « séparatiste à la crème » – Les moutons enragés



Quel scandale répugnant, que cette initiative aux relents cannibales par les néo-nazis de Kiev pour financer l’armée ukrainienne. Qui va croire qu’ils veuillent la paix ? Partagez ! Volti

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Christelle Néant pour Donbass-Insider

**Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir**

Lors des fêtes du Nouvel An, en Ukraine, des néo-nazis et vétérans de la guerre dans le Donbass, ont vendu sur les marchés de Noël des conserves de viande, dont certaines sont étiquetées « Séparatiste à la crème aigre », « Séparatiste de Lougansk », « Séparatiste à l’huile », ou « Bouvreuil pivoine orthodoxe », afin de récolter des fonds pour l’armée ukrainienne. En plus de noms dignes de cannibales, les boîtes de conserve arborent sans honte des symboles et dates liées aux Nazis et à leurs collaborateurs ukrainiens pendant la Seconde Guerre Mondiale.

De vétéran de la guerre dans le Donbass à vendeur de conserves de « séparatiste »

Cette « production » industrielle des plus vomitives, est
l’initiative d’Alexandre Gramartchouk, surnommé « Grom » (« Tonnerre »
en français), un vétéran de la guerre dans le Donbass, qui vit à
Vinnitsa, le fief de Petro Porochenko, sur les listes électorales
desquelles ce cher « Grom » se trouvait comme candidat pour les
élections législatives ukrainiennes de 2019.

Ayant échoué à devenir député de la Rada, il semble que ce vétéran de
la guerre dans le Donbass, versé dans l’idéologie néo-nazie, a décidé
de se reconvertir en homme d’affaires au service de l’armée ukrainienne.

Cette production des plus répugnantes avait soulevé l’indignation de la journaliste russe Olga Skabeyeva, de la chaîne « Rossia 1 », dès octobre 2019, qui demandait comment le Donbass ou la Russie pouvait discuter avec des gens qui vendent des conserves de « séparatiste ».

Cette dénonciation faite sur le plateau de l’émission « 60 minutes »
avait amusé plus qu’inquiété « Grom » et ses associés, qui, faute d’être
poursuivis pour ce qui est clairement de l’incitation à la haine
interethnique, et de la glorification du nazisme et du néo-nazisme, ont
décidé d’aller plus loin dans leur délire répugnant.

Ils ont en effet, créé une page Facebook pour promouvoir leur
production et la vendre au profit de l’armée ukrainienne. Le tout sans
être inquiétés le moins du monde par les autorités de Kiev.

Pourtant l’initiative de ces néo-nazis de vendre des conserves de «
séparatiste » a de quoi salir encore un peu plus la réputation de
l’Ukraine. Déjà que le pays a été un des deux seuls en 2019, avec les
États-Unis, à voter contre la résolution de l’ONU visant à combattre la
glorification du nazisme et du néo-nazisme, voilà une preuve de plus que
l’Ukraine est devenu un repère et un havre de paix pour les néo-nazis de tout poil.

Boîtes de conserves de « séparatiste » made in Ukraine, sauce néo-nazis

En effet les boîtes de conserve de « séparatiste » vendues par « Grom
» et ses acolytes, ne laissent aucun doute sur l’idéologie néo-nazie de
ses concepteurs.

Les boîtes sont ornées du drapeau nazi avec la croix-gammée (sur les premières boîtes), ou du drapeau de l’UPA (l’armée insurrectionnelle ukrainienne, qui a collaboré avec les Nazis, massacré des civils polonais et participé à l’élimination de centaines de milliers de juifs), avec soit la lettre G stylisée (venant des « Nazis de la grammaire ») ou le nombre 25 sur les plus récentes (qui dessiné comme il l’est permet de tracer une svastika en coupant et tournant les chiffres, voir le schéma ci-dessous).

À lire de gauche à droite et de haut en bas

Les boîtes intitulées « Bouvreuil pivoine orthodoxe », mentionnent
même que la préparation contient des « reliques de Kobzon » (il s’agit
de Yossif Kobzon,
chanteur juif soviétique, puis russe, qui soutenait activement le
Donbass, et qui est mort en août 2018). Là on touche le fond de
l’ignominie, on atteint le niveau du zéro absolu de la décence.

La date de préparation de ces conserve est systématiquement indiquée comme étant le 6 octobre 1942, jour où l’offensive visant à briser le blocus de Leningrad a échoué et où la totalité de l’état-major du 339e régiment d’infanterie de l’Armée rouge a été détruit lors d’un bombardement de l’aviation allemande à Stalingrad. C’est aussi en octobre 1942 que l’UPA est officiellement née. Tout un symbole néo-nazi là aussi….

Et comme en Ukraine les néo-nazis et les terroristes islamistes travaillent main dans la main, rien d’étonnant au fait de voir le créateur de ces boîtes de conserves de « séparatiste » faire le signe des terroristes islamistes, comme on peut le voir sur cette photo.

Il n’est pas non plus surprenant que celui qui est derrière cette
initiative fasse partie des activistes du « mouvement contre la
capitulation », qui s’oppose à l’application des accords de Minsk, et
que ses fans dressent directement un parallèle entre ses conserves et le
fait de tuer les habitants du Donbass.

« La paix selon les termes de l’ennemi est une capitulation. Par
conséquent, nous offrons la paix selon nos conditions. Pour l’Ukraine,
l’indépendance, pour les séparatistes, le zinc [le cercueil – NDLR] ou
la boîte de conserve. Ensemble, nous gagnerons ! Gloire à l’Ukraine !
», écrit un de ses fans.

Si vous arrivez à ne pas vomir en lisant ça c’est que vous avez l’estomac solide.

Quand la technique de déshumanisation néo-nazie risque d’amener à l’éclatement de l’Ukraine

Cette façon de déshumaniser l’ennemi n’est pas nouvelle, les Nazis
l’utilisaient pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est donc logique
que les néo-nazis ukrainiens d’aujourd’hui utilisent les mêmes
techniques depuis 2014 envers les « séparatistes », c’est-à-dire en fait
les habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD
et RPL).

Après les avoir traités de « doryphores » (à cause des couleurs du
ruban de St Georges arboré par les habitants du Donbass), voilà qu’en
Ukraine les néo-nazis font des conserves de « séparatiste » et «
d’orthodoxe » comme s’il s’agissait de viande de poulet, de vache, ou de
cochon.

Et en Ukraine, les néo-nazis ne limitent pas cette propagande immonde aux adultes, les enfants y sont aussi exposés, comme on peut le voir sur cette photo, où des gamins posent avec ces boîtes de conserve de « séparatiste ».

Le problème pour l’Ukraine c’est que ce n’est pas en laissant les
néo-nazis utiliser de tels éléments de langage que la société
ukrainienne va se ressouder, bien au contraire, comme l’a souligné le
politologue Alexeï Yakoubine.

« La rhétorique de la haine est une rhétorique de division qui
conduit immédiatement la société à la désintégration et à la
fragmentation
», a déclaré Yakoubine.

D’après lui, la déshumanisation de la société se manifeste par le
fait qu’au lieu de dire « les gens », les Ukrainiens commencent à dire «
les séparatistes », ce qui signifie qu’on peut leur faire n’importe
quoi.

« Dans le contexte du Donbass, une telle rhétorique conduit finalement au fait que la possibilité d’user de violence dans le territoire le plus éloigné de nous est simplement justifiée. Les politiciens donnent en quelque sorte carte blanche à la violence. Par exemple, c’est très clairement visible maintenant avec l’UOC [l’Église orthodoxe canonique – NDLR]. Ils disent que c’est la « cinquième colonne », et c’est ainsi que des jeunes hommes viennent, et qui, par exemple, brûlent des églises dans la région de Kiev ou s’emparent d’églises. Et ils disent : et bien quoi, les politiciens ont dit que c’est la « cinquième colonne », cela signifie qu’on peut le faire. Ce n’est pas interdit. Si des politiciens de haut niveau commencent à dire de telles choses, il y a toujours des groupes qui s’en servent comme un appel à l’action », a souligné M. Yakoubine.

Des conserves de « séparatiste » aux conserves de « syndicaliste »

Cette production en Ukraine par des néo-nazis de conserves de « séparatiste », vendues pour financer l’armée ukrainienne a choqué dans le Donbass, comme le montre la réaction d’Andreï Bedilo, conseiller auprès du chef du Comité exécutif du mouvement public « République de Donetsk ». Ce dernier a souligné que non seulement les appellations de ces conserves sont littéralement immondes, mais que cela montre le glissement qui s’est opéré en Ukraine depuis le Maïdan en terme d’acceptabilité des rhétoriques les plus ignobles.

« Les conserves avec les étiquettes « Séparatiste à la crème aigre
», « Bouvreuil pivoine orthodoxe », et l’infâme précision « avec des
reliques de Kobzon » ne sont pas seulement cyniques, mais entraînent
aussi de graves conséquences. Nous observons l’utilisation de la « fenêtre d’Overton
» en Ukraine. Ce qui semblait impensable hier devient la norme
aujourd’hui. Hier, la vie d’une personne était la valeur principale
inscrite dans la Constitution ukrainienne, et aujourd’hui les stratèges
politiques ukrainiens sont déjà passés de la guerre fratricide au «
cannibalisme »,
» a déclaré le conseiller.

Andreï Bedilo a aussi souligné que l’absence de réaction des
autorités ukrainiennes montre clairement que cette idéologie néo-nazie
correspond à la politique de Volodymyr Zelensky et de son équipe.

« De nombreux blogueurs sur les réseaux sociaux posent la question
: « Pourquoi le gouvernement ne réagit-il pas ? » La réponse est
évidente : car cela correspond à la politique du président Volodymyr
Zelensky et de son équipe. Aujourd’hui, vous mangez du « séparatiste à
la crème aigre », et demain ce sera du « syndicaliste à la tomate
», » a-t-il déclaré.

Une menace pas si vague que ça au vu de l’actualité politique en Ukraine, d’après Bedilo.

« C’est tout à fait réel, étant donné que le nouveau Code du travail ukrainien ne prévoit pas de droits syndicaux », a ajouté le conseiller. « Hier,
les citoyens du Donbass n’étaient pas nécessaires, et aujourd’hui les
citoyens ukrainiens se transforment en esclaves, qui peuvent être
liquidés avec l’entreprise, et les cadavres peuvent être donnés aux
Ukrainiens vivants. 120 hryvnias par bocal ce n’est pas vraiment bon
marché
».

Si Zelensky veut faire croire de manière un peu plus crédible que les
néo-nazis sont ses ennemis, il serait temps qu’il fasse le ménage en
Ukraine, et qu’il poursuive ces « fabricants » de conserves de «
séparatiste » comme ils le méritent pour incitation à la haine
interethnique et glorification du nazisme et du néo-nazisme.

Car tant que cela ne sera pas fait, il est vain d’espérer un dialogue entre l’Ukraine et les deux républiques du Donbass (sans même parler de l’application des accords de Minsk). Et chaque jour, mois et année qui passent sans que ces néo-nazis ne soient poursuivis étendent un peu plus la fracture qui se creuse sans discontinuer entre le Donbass et le reste de l’Ukraine depuis 2014.

Si Zelensky ne met pas fin rapidement à la propagation de cette
idéologie de haine, il pourra lancer toutes les chaînes de propagande en
langue russe qu’il voudra à destination du Donbass, il ne récupérera
pas pour autant le cœur de ses habitants.

Ce n’est pas avec une idéologie de haine et de mort, le laisser-faire
envers les néo-nazis, et des conserves de « séparatiste » que l’Ukraine
peut espérer obtenir autre chose qu’un rejet total de la part de la
population du Donbass.

Christelle Néant



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