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20 septembre 2020

un parcours risqué à Paris ? (EN CONTINU)



Alors que le cortège intersyndical s’élance à Paris pour contester la réforme des retraites, des craintes ont été avancées quant au parcours qui aboutira près des lieux de pouvoir de la capitale. Ailleurs en France, la mobilisation a déjà commencé.

13h26 CET Plusieurs centaines d’avocats en grève ont bloqué dans la matinée les entrées du tribunal de grande instance de Lille, empêché la tenue des audiences et jeté leurs robes à terre pour protester contre la réforme des retraites selon l’AFP.

Dès 8H45, «plus de 300 confrères ont bloqué le palais» pour «exiger la pérennité de leur régime autonome», a affirmé à l’AFP l’un des grévistes, Maître Dimitri Bétremieux. Ils ont ensuite symboliquement jeté, peu avant 10H, leurs robes dans le hall principal.

13h22 CET Le tiers des cheminots (32,6%) étaient en grève ce 9 janvier au matin pour la quatrième journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, dont 66,6% des conducteurs de train, selon les chiffres publiés par la direction de la SNCF. 57,6% des contrôleurs et 37,4% des aiguilleurs étaient aussi en grève, selon ce même décompte.

#GreveGenerale n°4 #JusquAuRetrait #greve9janvier

13h12 CET A Marseille, où Jean-Luc Mélenchon est aux côtés des manifestants, plusieurs milliers de personnes ont déjà commencé à défiler, selon les chiffres avancés par l’AFP.

13h08 CET

12h39 CET Des cheminots se réunissent à Gare de Lyon, avant de rejoindre la manifestation prévue à 13h30, au départ de République.

12h16 CET Premières tensions à Rouen où les forces de l’ordre ont entrepris de séparer le cortège en deux, avant de matraquer et gazer des manifestants, selon un journaliste présent sur place.

12h10 CET La grève contre la réforme des retraites se poursuit dans tous le pays et touche tous les secteurs, comme à Bordeaux, où les avocats se sont mobilisés en nombre devant le tribunal de grande instance.

Le parcours de la manifestation intersyndicale ce 9 janvier s’élancera de la place de la République à 14 heures et se dirigera vers la place Saint-Augustin en passant par le boulevard Magenta, la rue Lafayette, la rue de Châteaudun.

Selon les sources du Figaro, un haut-fonctionnaire du ministère de l’Intérieur a toutefois estimé que le choix de la place Saint-Augustin pour clore le parcours n’était peut-être pas très judicieux, ou du moins «inhabituel» : «C’est tout petit, la place Saint-Augustin, et la gestion des foules en fin de parcours peut devenir délicate.» Le quotidien conservateur ajoute que des professionnels du maintien de l’ordre ont qualifié ce parcours d’«atypique» et de «risqué»… Surtout qu’il se termine à quelques encablures du palais de l’Elysée et de la place Beauvau où se trouvent respectivement la présidence de la République et le ministère de l’Intérieur. Les 5 500 membres des forces de sécurité intérieure sauront-ils contenir les 60 000 à 80 000 manifestants escomptés à Paris ? Selon Le Figaro, 5 000 à 6 000 Gilets jaunes seraient également attendus, ainsi qu’un millier d’activistes des mouvances d’ultra-gauche. Et de préciser que que la préfecture de police de Paris s’attend à un épisode à «hautes risques» qui mobilisera 45 compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que 120 motocyclettes affectées aux brigades de répression de l’action violente (BRAV-M), les fameux «voltigeurs» ressuscités par le préfet Didier Lallement.

Un arrêté de la préfecture interdit également tout attroupement «se revendiquant des Gilets jaunes» dans les secteurs des Champs-Elysées, des palais nationaux, de Notre-Dame de Paris, du Trocadéro, du Champ de Mars, du Forum des Halles et de la gare Saint-Lazare.

Certains internautes dont le responsable politique communiste Thomas Portes se sont par ailleurs émus que la préfecture, dans un arrêté qui lui a été attribué à propos des dispositions prises ce 9 janvier, fasse usage du terme «parti politique contestataire».

Interrogé par RT France le 8 janvier, l’ancien commandant de police et porte-parole de l’association policière UPNI Jean-Pierre Colombies, a pour sa part dit son désarroi quant à l’annonce du départ à la retraite du Directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan (de manière anticipée à l’âge de 62 ans au lieu de 65 ans) rapportée le 7 janvier : «Il annonce son départ à la veille d’une énorme mobilisation sociale qui va mobiliser de nombreux collègues pour le maintien de l’ordre, il n’aurait pas pu attendre une semaine ? C’est un signal catastrophique pour cette institution qui aurait besoin de stabilité et de solidité, les rats quittent le navire». Et de déplorer : «La direction se tire alors que les policiers du maintien de l’ordre seront encore en première ligne jeudi [ce 9 janvier] ! On dirait le Costa Concordia cette institution, ce n’est plus possible. Les grands chefs montent dans les canots de sauvetage et laissent les soutiers gérer la catastrophe. Ce n’est pas courageux et c’est symptomatique d’un état d’esprit général. Toutes les franges de la population sont opposées à cette réforme mal ficelée, alors peut-être que Morvan l’a compris et ne veut pas servir de fusible au regard de l’Histoire ?»

https://francais.rt.com/france/69999-mobilisation-intersyndicale-parcours-risque-paris





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