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19 septembre 2020

l’année où l’ordre néolibéral a vacillé



Contre-cycle de défi néolibéral

Si, à partir de la fin de 2015, ce qui avait été érigé avec beaucoup d’efforts sous l’axiome du « progressisme latino-américain » commence à s’effondrer, cette rare symbiose de lutte sociale et de pénétration étatique des revendications populaires arrivera en 2019 à une profonde fracture économique, sociale et culturelle.

On était loin de l’image des dirigeants populaires réfutant l’empire avec un puissant « Non à l’ALCA » en 2005, tandis que les nouveaux profils du retour du néolibéralisme se révélaient rapidement: pas plus tard qu’hier, Macri a pris la présidence de l’Argentine (décembre 2015), l’opposition vénézuélienne a remporté les élections législatives (décembre 2015), Evo Morales a perdu le plébiscite pour sa réélection (février 2016), Dilma Rousseff a été démise de ses fonctions (août 2016) et Trump est arrivé à la Maison Blanche aux USA (novembre 2016).

Tout un processus fort de lutte du mouvement populaire latino-américain depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe, celui qui a été si bien conceptualisé comme CINAL – Cycle de défi au néolibéralisme -, en 2019 a vu vaciller un peu plus les piliers de ses structures meurtries. Le coup d’État en Bolivie, l’assaut contre la révolution bolivarienne, ainsi que le retour de la droite en Uruguay, pour ne citer que quelques-unes des principales tangentes du déchaînement fasciste dans la région, ont fini par consacrer le moment le plus fort de la crise capitaliste à l’échelle continentale. Pour les pouvoirs économiques et politiques concentrés aux USA vers le sud, soit on ira à droite, soit il n’y aura pas de paix. Nous en avons déjà vu quelque chose ces dernières années, avec Moreno en Équateur, Macri en Argentine et l’ étrange Bolsonaro au Brésil, les ténors d’une tragi-comédie qui fait souffrir et pleurer.

Seule une petite dose d’espoir a entouré l’issue politique de l’Argentine avec la victoire d’Alberto Fernandez en octobre de cette année et la libération de Lula au Brésil au même moment.. Cependant, la détérioration des « officialismes » d’abord, et le réarmement des droites sociales au niveau régional ensuite, caractérisent l’année qui finit.

Protestation et construction d’issues



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