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28 septembre 2020

un responsable français de l’OIAC a ordonné de supprimer des informations compromettantes du rapport sur «l’attaque de Douma» (MAJ)



Le 27 décembre, WikiLeaks a rendu public un quatrième lot de documents sur la mission d’enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimique (OIAC) à Douma, en Syrie.

«Aujourd’hui, WikiLeaks publie davantage de documents internes de l’OIAC concernant l’enquête sur l’attaque chimique présumée à Douma en avril 2018», a indiqué l’organisation sur son site Internet.

Selon des courriels échangés entre des membres de la mission de l’OIAC les 27 et 28 février, un haut fonctionnaire de l’OIAC, Sébastien Braha, a ordonné de retirer des archives le document attribué à Ian Henderson, un inspecteur de l’organisation internationale, et présentant des observations non-reprises dans le rapport final de l’OIAC sur l’attaque chimique présumée du 7 avril 2018. «Toutes les traces» de ce document devaient être supprimées, d’après Wikileaks.

«Veuillez retirer ce document des archives […]. Et veuillez supprimer toute trace, s’il y en a, de sa livraison/stockage/quoi que ce soit dans les archives», est-il précisé dans le courriel.

La principale conclusion faite par M.Henderson, qui a inspecté les sites de Douma et les deux cylindres qui ont été retrouvés sur le site de l’attaque présumée, est que ces derniers y auraient été plutôt placés manuellement que largués d’un avion ou d’un hélicoptère. Cette conclusion a été omise du rapport officiel final de l’OIAC sur l’incident de Douma, fait remarquer WikiLeaks.


Un rapport réécrit

Début juillet 2018, la mission d’enquête sur l’attaque chimique présumée a publié un rapport préliminaire de l’OIAC d’après lequel aucun agent innervant n’avait été retrouvé dans les échantillons récoltés à Douma. Dans son rapport final, l’OIAC avait conclu que de la chlorine avait été utilisée à Douma sans toutefois en désigner le responsable.

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MAJ: Le rôle de la France dans le trucage du rapport de l’OIAC

Wikileaks a publié de nouveaux documents internes de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) [1]. Un e-mail atteste que le travail de l’inspecteur Ian Henderson a été supprimé sur ordre du directeur de cabinet du directeur général de l’Organisation, Sébastien Braha [2].


Ce diplomate français est un « cadre d’Orient » qui fut détaché auprès de l’OIAC trois mois après la supposée attaque chimique de Douma afin de contrôler l’enquête de l’Organisation.


Sébastien Braha (photo) précise ; « Veuillez retirer ce document des archives […]. Et veuillez supprimer toute trace, s’il y en a, de sa livraison/stockage/quoi que ce soit dans les archives ».

Ian Henderson avait établi que les deux cylindres qui ont été retrouvés sur le site de l’attaque présumée à Douma (Syrie) auraient été plutôt placés manuellement que largués d’un avion ou d’un hélicoptère.


Le rapport expurgé avait été utilisé pour justifier un bombardement conjoint de la Syrie, par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, dans la nuit du 13 au 14 avril 2018.


[1] “OPCW Douma Docs”, Wikileaks, December 27, 2019.


[2] « Le rapport de l’OIAC était falsifié », Réseau Voltaire, 25 novembre 2019.


Source: Réseau Voltaire






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