Aller à…
RSS Feed

25 janvier 2021

Israël refuse l’extradition des pédophiles



A la mi-novembre 2019, l’Australie a refusé de participer à une initiative de la délégation israélienne à l’ONU pour la protection de l’enfance en guise de protestation. Le 3 décembre 2019, la Cour Suprême de Jérusalem a rejeté la demande de ses avocats qui voulaient la soustraire à un nouvel examen psychiatrique. Mais une 61e audience prévue le 10 décembre au Tribunal de District de Jérusalem pour réexaminer la demande d’extradition de l’Australie a été ajournée au prétexte que le panel de psychiatres désigné par la Cour n’était pas au courant de la date de l’audience…

L’adjoint au Ministre de la Santé israélien a menacé des fonctionnaires du ministère pour qu’ils aident un enseignant pédophile à échapper à la justice – et il est toujours en poste.

Le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman aurait exercé des pressions sur des responsables de son ministère afin qu’ils produisent une évaluation psychiatrique jugeant Malka Leifer, une femme ultra-orthodoxe dont la justice australienne exige l’extradition pour pédophilie, irresponsable face à la justice et inapte à subir son procès, sous peine de licenciement.

Litzman a été interrogé par la police, qui le soupçonne d’avoir utilisé sa position et son autorité pour saboter l’extradition de Malka Leifer, ancienne directrice de l’école de filles juives ultra-orthodoxe Adass Israel à Melbourne, en Australie, qui a été accusée de 74 infractions sexuelles qu’elle aurait commises contre trois sœurs entre 2001 et 2008.

Les enquêteurs de la police ont des preuves capitales qui soulèvent des soupçons contre le vice-ministre, selon Channel 13 News.

L’un des proches collaborateurs de Litzman aurait également déclaré à l’un des témoins entendus dans le cadre de l’enquête, un haut responsable de la santé, que s’il n’agissait pas selon les instructions de Litzman, il serait évincé de son poste.

L’Israel Public Broadcasting Corporation (IPBC) a rapporté que Litzman a tenu une réunion, organisée à sa demande, avec un psychiatre qui sert de témoin clé dans le procès de Leifer dans le but de le forcer à approuver l’opinion professionnelle selon laquelle Leifer serait inapte à être jugée.

Selon le rapport, une plainte a été déposée contre ce psychiatre auprès du comité d’éthique de l’Association de médecine d’Israël, affirmant qu’il faisait inutilement trainer le dossier.

La police soupçonne Litzman d’avoir pris d’autres décisions au sein du ministère de la Santé au profit de ses proches collaborateurs et des membres de sa communauté ultra-orthodoxe. Il devrait à nouveau être interrogé par la police.

Les proches associés de Litzman ont rejeté les soupçons d’abus de confiance et d’entrave à la justice portés contre lui. « Il n’est pas intervenu sur la question et n’a rien à voir avec cette histoire », a affirmé un de ses associés. « Il a pleinement coopéré pendant les interrogatoires, qui ont duré plusieurs heures, et était très calme, car il sait qu’il n’a rien fait. »

Leifer, qui plaide la folie, a été filmée en décembre 2017 par des enquêteurs privés embauchés par la Jewish Community Watch. Sur les vidéos, on la voit vivre une vie normale, tenir des discussions cohérentes et fonctionner de manière indépendante.

Des images révélées samedi la montrent se promenant dans son quartier à Jérusalem, faisant du shopping et faisant la queue au bureau de poste. Ces images ont conduit au renouvellement du processus d’extradition contre elle et ont incité ses proches à se tourner vers Litzman pour obtenir son aide afin d’établir une nouvelle évaluation psychiatrique qui la jugerait inapte à subir son procès.

Leifer, qui possède la double nationalité australienne et israélienne, fait face à un procès en Australie pour 47 délits d’actes indécents, 13 délits d’agression sexuelle sur mineur, 11 chefs d’accusations de viol et 3 autres chefs d’accusation. Elle a fui l’Australie pour Israël en 2008 dans des circonstances suspectes après que des accusations contre elle aient fait surface.

Elle a été arrêtée en Israël en 2014 et attend actuellement l’achèvement de la procédure d’extradition. En 2016, un tribunal de Jérusalem a jugé que Leifer était inapte à faire face à l’extradition et à un procès, interrompant le processus d’extradition. En mars 2018, une nouvelle évaluation psychiatrique de Leifer a conclu qu’elle était apte à subir un procès, reprenant le processus d’extradition.

Les avocats de Leifer, Tal Gabbay et Yehuda Fried, ont déclaré que leur client « était en détention depuis plus d’un an en raison d’une évaluation psychiatrique qui a déterminé que Mme Leifer était en bonne santé et apparemment apte à subir son procès, après plus de dix opinions établies à différents moments qui ont déterminé – et qui déterminent encore à ce jour – qu’elle est atteinte d’une maladie mentale et inapte à subir un procès. »

« Si cela ne suffit pas, même les psychiatres des services pénitentiaires israéliens n’acceptent pas la détermination selon laquelle Mme Leifer est en bonne santé, et la diagnostiquent comme souffrant de maladie mentale ; ils lui administrent actuellement un traitement antipsychotique important, tout en augmentant la posologie de temps en temps », ont déclaré ses avocats.



Source link

Mots clés: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut