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29 January 2020

«On ne va pas voter pour un homme»: pour quoi vont voter les Algériens le 12 décembre?




À quelques jours du scrutin décisif pour le pays, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi, précise à Sputnik pour quel avenir l’Algérie compte voter dans ce contexte du Hirak, qui est un «sursaut salvateur» après des années de frustration.

 

Ce 6 décembre a été le dernier vendredi avant le vote du 12 décembre. Le nouveau Président élu «avec toutes les légitimités» sera une figure qui devra rassembler les forces qui se sont engagées dans le mouvement de contestation en Algérie, le Hirak, indique Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Dans un entretien à Sputnik, il fait un récapitulatif des ces derniers mois de manifestations pour conclure sur quel choix pencheront les citoyens lors du scrutin à venir.

«Interprétation populaire de la constitution»

«Vous connaissez la situation dans laquelle notre pays est, qui a donné naissance au Hirak. Le Hirak n’est pas une génération spontanée, c’est le résultat d’années et d’années de frustration, il est venu comme un sursaut salvateur pour le pays», estime-t-il.

«Le scrutin du 12 décembre est la continuation de ce sursaut salvateur, on ne va pas voter pour un homme, on va voter pour l’Algérie, on va lui donner un Président. Le choix c’est le choix de l’Algérie, c’est pour ça que c’est notre slogan. Peu importe le Président qui viendra, on votera pour l’Algérie pour lui donner la clé de l’avenir. Parce qu’un Président élu avec les légitimités pour rassembler de nouveau les forces qui ont constitué le Hirak pour en faire la force vivante qui construira l’Algérie nouvelle.»

La mise en place d’une unité nationale indépendante est une «exigence du Hirak», poursuit M.Charfi: «Pour y arriver, il a fallu interpréter d’une façon originale et inédite la constitution, la notion de souveraineté populaire à travers les articles 7 et 8 qui donnent au peuple la source de la souveraineté et qui a permis de mettre en place une loi organique sur la base de cette interprétation populaire de la constitution, ce qui n’a jamais été fait dans aucun pays du monde.

L’interprétation populaire n’a jamais supplanté l’interprétation institutionnelle de la constitution, souligne-t-il. Alors que dans tous les pays du monde la constitution «s’interprète institutionnellement», le mouvement de contestation algérien «a imposé une interprétation populaire de la constitution» dont le résultat est la mise en place de l’ANIE.

Garanties de l’élection

À la question hypothétique d’un citoyen qui ne sait pas encore si aller voter ou non, si sa voix sera respectée ou non, le président de l’Autorité nationale énumère les garanties que fournit son institution. Premièrement, c’est son caractère indépendant.

«Elle a été investie comme on investit le Président de la République. Le décret de l’investiture et non de nomination ça veut dire que l’ANIE est réellement indépendante de toute tutelle de l’État quelle que soit sa forme, quelle que soit sa nature. Donc premier caractère, indépendance totale sur le plan institutionnel»

La deuxième garantie est assurée par le fait que «l’ANIE a la pleine maîtrise des moyens qu’elle juge nécessaires pour l’accomplissement de sa mission», notamment financiers et logistiques. La troisième garantie c’est la «mise en place des structures de l’Autorité indépendante au niveau local».

«Aucune tierce personne ne peut s’immiscer dans l’élection», conclut Mohamed Charfi.





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