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20 January 2020

Le gouvernement de Tobrouk en Lybie met en garde la Turquie contre toute ingérence




L’accord de sécurité entre la Turquie et le gouvernement de consensus national en Libye pourrait avoir des conséquences dangereuses, a estimé dans un entretien accordé à Sputnik le chef du gouvernement provisoire libyen siégeant à Tobrouk, Abdullah Al-Thinni.

N’importe quel accord peut être signé par le Conseil présidentiel de la Libye et non par le seul président du Conseil, a déclaré à Sputnik Abdullah Al-Thinni, chef du gouvernement provisoire libyen siégeant à Tobrouk, commentant l’accord de sécurité signé entre la Turquie et le gouvernement de consensus national.

«L’accord de sécurité entre la Turquie et le gouvernement de consensus national est nul du point de vue de la loi et de la Constitution», a expliqué à Sputnik Abdullah Al-Thinni, chef du gouvernement provisoire libyen, établi à Tobrouk.

Et d’ajouter que ce document aurait dû être approuvé par le seul parlement légitime, qui siège à Tobrouk.

«Le chef du gouvernement [de consensus national, ndlr] n’est pas habilité à signer un accord sans l’aval du parlement», a souligné M. Al-Thinni, ajoutant que la majorité des tribus libyennes étaient opposées à cet accord.

Pour lui, si cet accord est réalisé, les conséquences pourraient être dangereuses sur le plan juridique, ce document n’ayant aucune force contraignante.

«Le point 8 des Accords de Skhirat, signés en 2015, stipule explicitement que tout accord ne peut être signé que par le Conseil présidentiel de la Libye et non par le président du Conseil, à lui seul», a rappelé le chef du gouvernement provisoire du parlement de Tobrouk.

Selon ce dernier, tous les contrats signés avec la Turquie avant 2011 ont été suspendus dans les parties est et ouest de la Libye, entrainant la fermeture de toutes les entreprises turques sur ces territoires.

«Quoi qu’il en soit, nous saluons l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations avec la Turquie si elle entend effectivement coopérer avec un pays indépendant et ne se propose pas de s’ingérer dans la politique libyenne. Mais si la Turquie se décide d’avoir le droit de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Libye et d’attise les contradictions entre diverses parties de la population libyenne, en se comportant comme l’Empire ottoman, l’ensemble du peuple libyen s’y opposera», a prévenu Abdullah Al-Thinni.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du gouvernement et le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011 par une coalition internationale initiée par la France et menée par les États-Unis et l’Otan. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli du gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l’Onu et l’UE, et à Tobrouk, dans l’est, d’un parlement élu par le peuple et appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar. Le 4 avril, Khalifa Haftar, ancien proche de Kadhafi, a lancé une offensive pour conquérir Tripoli, en vue de la «libérer des terroristes». Les forces armées loyales au GNA ont proclamé, en réponse, le lancement de l’opération Volcan de la colère.





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