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27 janvier 2021

le terrorisme d’état en marche ? – Les moutons enragés



Même si nous ne pouvons que constater les dérives de ce gouvernement, voir analysé lignes après lignes, la mise en œuvre d’une dictature, avec la répression étatique qui va avec est assez effrayant. Si le but, est de fomenter une guerre civile, c’est bien parti pour y arriver et, les psychopathes et autres sadiques, vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Ne savent-ils pas ce qui est arrivé, à tous ceux qui se sont essayé à ce jeu dangereux ? Partagez ! Volti

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Par Jean Yves Jézéquel pour Mondialisation.ca Url : https://www.mondialisation.ca/criminaliser-les-gilets-jaunes-en-france-le-terrorisme-detat-en-marche/5639402

Illustration

L’actualité des Gilets jaunes nous oblige à parler de terrorisme d’État, car celui-ci est directement en cause puisqu’il a été révélé brutalement par le comportement de Didier Lallement, Préfet de Police de Paris, nommé récemment à ce poste par les tyrans de la macronie, puisque son prédécesseur démissionné de force se montrait trop respectueux du droit constitutionnel. Ce haut fonctionnaire de l’État français républicain a manifestement et délibérément confirmé le 16 novembre dernier, Place d’Italie, le terrorisme d’État en marche, en répondant à une dame pacifique qui se disait Gilet jaune. Cet aveu du Préfet de police de Paris, retourné sur les lieux du crime pour y constater son efficacité, a été filmé et diffusé sur Internet: on ne peut donc pas le contester.

Lallement affirme clairement et sans honte: « Nous ne sommes pas dans le même camp, Madame! » Il représente pourtant théoriquement la « République Française » et il était donc tenu à un devoir de neutralité, même si personnellement il est opposé aux revendications plus que légitimes d’au moins 70% de la population de ce pays. Certes, il est évident que Lallement fait partie des bobos et des nantis du système, grassement payé par les impôts de ce peuple qu’il place dans un « camp adverse »! On peut dores et déjà se dire que ce comportement relève d’une forme de délire!

Avant d’en faire une analyse un peu plus détaillée, rappelons que le
terrorisme d’État consiste en une pratique de la terreur par un État dit
de « Droit », sur sa propre population, comme méthode de gouvernement.
La terreur permet au pouvoir en place de briser, à force de mesures
extrêmes, arbitraires, illégales, anticonstitutionnelles, violentes, et
de sidération collective, ceux qui lui résistent. Inutile d’insister sur
le fait que le recours à la terreur rend d’office illégitime tout
pouvoir qui se révèle ainsi être intrinsèquement pervers et que le
devoir des citoyens est de renverser un tel pouvoir.

Le phénomène de sidération a la particularité de créer dans l’individu sidéré un morcellement. Cette situation psychique est qualifiée de « psychotique » par les psychologues. Quand l’État nous sidère par sa pratique avérée de la terreur, c’est la santé mentale qui nous est ouvertement interdite et la pathologie est en même temps décrétée, anachroniquement et paradoxalement, comme la «normalité»! 

Le fait de criminaliser un comportement, celui des Gilets jaunes,
jugé arbitrairement et implicitement par Lallement, comme « non
conventionnel », selon les termes de la loi Valls sur le terrorisme, ne
peut avoir pour but que d’installer la «légitimité» d’un « non-sens » et
ainsi, de  prolonger
indéfiniment l’effet de sidération. Le spectacle insensé de la violence
policière organisée à la Place d’Italie le 16 novembre dernier, a gravé
et laissé dans la « conscience collective », (obligatoirement morcelée
des citoyens qui ont assisté, à cette occasion, à une surenchère de la
toute-puissance accordée à une police qu’il est formellement interdit de
critiquer, ceux-ci étant dans le « bon camp » et le peuple opprimé dans
le « mauvais camp »), une énorme sidération des citoyens pétrifiés
devant la toute puissance de la répression policière, bénéficiant d’une
absolue impunité! 

Lallement a organisé le spectacle de la brutalité terroriste du
Pouvoir, afin de nous donner «à voir», ce qu’il en coûte à tout citoyen
ne se terrant pas dans le silence muet de la sidération face à la
toute-puissance de l’État terroriste! Moi, l’État, j’ai le pouvoir
arbitraire de maltraiter ou de massacrer n’importe qui sans l’avis d’un
juge qui de toute façon est lui aussi dans le même «camp»! Tous les
citoyens de ce pays qui protestent, sont placés d’office dans la même
situation que celle de «terroristes», de « foule haineuse », de gens qui
« ne sont rien » ou qui «menacent la République». Nulle preuve du
désastre ultralibéral n’est nécessaire; nulle légitimité
constitutionnelle à protester n’est nécessaire: l’État est tout puissant
et s’autorise à réprimer, à brutaliser, à intimider, à dissuader les
revendications. Ceux qui ne se soumettent pas à la toute puissance de
l’État terroriste sont dans un « autre camp »!

En observant le traitement judiciaire odieux qui est fait contre les
Gilets jaunes, avec la complicité d’une magistrature collabo, le citoyen
spectateur passe d’une image qu’il voit sur ses écrans de télévision à
une image qu’il ne voit pas, celle de l’invisibilité du choc de la lutte
du «  camp du bien » contre «
le camp du mal ». Puis, grâce à la mise en scène spectaculaire de
Lallement sur la place d’Italie, le mal est identifié à l’image des
Gilets jaunes. La personnification du mal est un soulagement
extraordinaire offert par le Pouvoir aux citoyens bobos partisans
macroniens qui peuvent désormais clairement « choisir leur camp »: celui
de la complète complicité avec le terrorisme d’État ou celui de
l’option du terrorisme contre l’État! 

C’est l’artifice rhétorique habituel du Pouvoir qui gère son «management de la terreur», dans le but de provoquer une sidération des citoyens et de les conditionner pour «la fabrique du consentement». C’est l’absurdité du discours officiel qui fait qu’on ne peut pas le contester. 

La sidération pétrifie. Nous voyons tous que quelque chose n’est pas
net et profondément incohérent dans ce discours officiel de Lallement et
de ceux qu’il représente, mais cette faille qui apparaît dans le
discours a pour but de nous «morceler». 

Le psittacisme journalistique, quant à lui, a une force incantatoire
et le compte rendu en boucle des violences des «casseurs» assimilés aux
Gilets jaunes, compte rendu quasi jubilatoire pratiqué par les supports
médiatiques officiels, est une exhibition qui s’impose à tous les
citoyens. En réalité, il n’y a pas de représentation possible des faits;
c’est chaque fois une exhibition, impliquant une manipulation, et c’est
par cela que l’effet de sidération est garanti. La sidération vient de
l’impossibilité pour chacun d’entre nous de déchiffrer le réel; elle ne
vient pas en soi de la violence exhibée elle-même. 

Le citoyen ainsi «morcelé» à son insu, ne peut retrouver son «unité
individuelle» que par une surenchère dans ses paroles d’adhésion à ce
qui lui a été assené. Ensuite, une fusion identification s’opère avec le
Pouvoir qui a montré, nommé, déclaré les faits. «Le bon camp de la
légitimité étatique», comme la fusion entre les surveillants et les
surveillés, peut se mettre en place. Le Pouvoir a les mains libres pour
décréter une dictature devenue parfaitement «légitime» dans son
discours. Des gens bien intentionnés (les bobos macroniens et profiteurs
d’en haut) vont s’étonner que la police ne tire pas encore à balles
réelles sur ce peuple qui appartient à «un autre camp» incompatible avec
le leur!

(Cf., les BHL et autres Luc Ferry) Si quelqu’un ose montrer les failles dans le discours du Pouvoir, alors apparaît la psychose qui a pour effet immédiat de supprimer tout mécanisme de défense. Le Pouvoir peut abolir l’État de Droit, installer une authentique dictature et peut déclarer tout ce qu’il veut, jusqu’à rejeter la vie privée hors des libertés fondamentales. Le citoyen voit se dresser des sens interdits partout, il est piégé, nassé; il n’a plus les moyens de se défendre, sauf s’il en vient à prendre les armes! C’est ainsi que la guerre civile est préparée et programmée par les charlatans de l’irresponsabilité politique dont Lallement est un brillant serviteur. 

Le dissident Gilet jaune est bien un résistant. Dans le «camp»
macronien, on va faire entendre que cette classe «haineuse», celle de
ceux qui «ne sont rien», ne peut pas avoir raison contre la majesté de
la République sacralisée et «innocente» en tant que sacrée. Le dissident
contestataire devient donc le «traître» ou le «complotiste», le
«récalcitrant», « l’ennemi de la République », « le fainéant » qui ne
veut pas « traverser la rue pour trouver un emploi », le « salaud de
pauvre » accusé en même temps, dans un amalgame exécrable,
« d’antisémitisme », « d’homophobie » et autres injures… Pour le
macronien moyen, il faut faire taire impérativement ce divergent par
tous les moyens. Tous les «frondeurs» et «résistants» de l’histoire ont
été persécutés par les Pouvoirs en place et il n’y a rien d’étonnant à
cela puisque le Pouvoir ne s’inquiète que de sa pérennité et de ses
intérêts immédiats jamais compatibles avec ceux d’une démocratie. 

Ce management de la terreur, révélé par Lallement et pratiqué par
l’État, ne peut que déboucher sur la guerre civile! Les «responsables
savent parfaitement ce qu’ils font», c’est pourquoi, nous ne pouvons pas
leur pardonner! 

Lallement choisissait la place d’Italie pour autoriser la
manifestation du premier anniversaire de la révolte des Gilets jaunes,
le 16 novembre dernier.

Cette place avait l’avantage d’être entourée de travaux: on pouvait donc facilement y organiser la casse.

Le maire du 13ème arrondissement protestait vigoureusement mais l’État tout-puissant lui disait de la fermer!

Avant 14h00, heure du début de la manifestation autorisée, des
«policiers casseurs» étaient déjà à l’œuvre depuis 10h00 du matin pour
dresser des barricades au nez et à la barbe de leurs collègues CRS. 

Le dispositif policier ceinturait la Place d’Italie et laissait faire sans intervenir. 

Des feux étaient allumés et un camion des services de propreté de la
ville de Paris arrivait tout naturellement sur la place et déversait
devant la police des palettes de bois pour alimenter le feu des
barricades: ce fait a été filmé par un témoin et diffusé sur Internet en
direct. On était à deux heures du début de la manifestation.

Le monument militaire de la place d’Italie était profané devant la police qui ne bronchait pas.

La police laissait la place se remplir et organisait immédiatement la nasse.

La violence organisée se mettait en route et les télévisions collabos
étaient à l’oeuvre pour montrer à quel point ces Gilets jaunes, fêtant
l’anniversaire d’une année de lutte et de sacrifices consentis, étaient
des ordures à éliminer impitoyablement.

Le gazage était déclenché, puis le concert des grenades GLI F4, des
LBD 40 et de toute l’artillerie habituelle était orchestré par Lallement
depuis le pupitre de la préfecture de Paris. Puis satisfait du travail
accompli, fier de son fascisme transcendant, il allait compter les
nombreuses victimes de cette violence policière…

Tout le monde était massacré: Gilets jaunes et journalistes de la
presse indépendante, passants, touristes et visiteurs, sans distinction…

Lallement déclarait hypocritement qu’il avait organisé un «canal
d’évacuation» avant l’intervention violente des «Forces de l’Ordre»
transformées en milices!

A 14h00 il déclarait «interdite» une manifestation qui était
autorisée! Les gens qui étaient là étaient nassés, et ne pouvaient en
aucun cas savoir que tout à coup la manifestation n’était plus
autorisée!

On les verbalisait donc «en veux-tu en voilà»: contraventions de 135
euros, interpellés, arrêtés, menottés, nassés, gazés, massacrés…

Les casseurs étant des gens de la police, comme on l’a relevé,
pouvaient se replier tranquillement derrière les rangs de leurs
confrères en uniformes pour se protéger de la colère de ceux qui les
avaient repérés… Dans la France macronienne, on connaît désormais les
BAC Blocs.

Lallement commettait une série d’infractions graves:

Article 223-1 du Code pénal: mise en danger délibéré de la vie d’autrui…

Articles 322-1: complicité de dégradations volontaires de biens publics…

Articles 222-9 à 222-13: Violences volontaires par l’autorité publique…

Article 432-4: Atteinte à la liberté par séquestration arbitraire
effectuée par l’autorité publique… Interpellations, gardes à vue
illégales, violences sur des gens présents sur les lieux de bonne foi
(manifestation autorisée) mais interdite sans préavis sans qu’ils ne
puissent le savoir!

Article 432-10: Délit de concussion.  C’est la perception d’argent qui n’est pas dû! Les gens qui ont été verbalisés n’avaient pas à payer ces amendes illégales…

Enfin, seul le Procureur de Paris peut déclencher aujourd’hui une
enquête et identifier les responsabilités pénales et disciplinaires.
Mais comble d’ironie, le nouveau Procureur de Paris est justement un ami
de Macron qui a été placé à ce poste clé et qui a organisé les gardes à
vue préventives des Gilets jaunes! La «démocratie» est décidément
magnifique et elle est belle à voir en France!

Le Procureur de Paris s’avère être dans « le même camp » que
Lallement, comme l’IGPN, comme la magistrature, comme le Parlement,
comme le Conseil Constitutionnel… etc. Tout est verrouillé et le pouvoir
ne souffre pas d’être partagé: pas de contre-pouvoir, pas
d’échappatoire, pas de liberté, pas de fraternité, pas d’égalité de tous
devant la loi; seulement le pouvoir absolu d’un côté et la soumission
absolue de l’autre… une parfaite dictature.

CONCLUSION

La République révèle enfin son vrai visage et sa réelle nature: un
« camp de répression» dans lequel le peuple est parqué pour être dressé
non seulement à la soumission mais plus encore, dressé à aimer sa
soumission, grâce au mensonge qui a assez duré. Le peuple Français vient
de découvrir que le « camp » de la République n’est pas au service des
intérêts du bien commun du peuple tout entier, mais au service d’une
caste de privilégiés qui ont organisé le dressage du peuple pour
l’exploitation et le pillage du peuple. La caste des tyrans du « camp »
spécialisé en dressage, ne supporte plus que ce peuple ait encore
quelque chose à revendiquer. Elle veut « remettre de l’ordre »: les
Maîtres d’un côté (le camp des élites) les esclaves de l’autre (le camp
des maltraités, de « ceux qui ne sont rien », de « la foule haineuse »)… 

Pour le moment, nous connaissons le cas de cette pauvre dame qui
fermait ses volets à Marseille, visée de sang froid par un tir de LBD
40, et décédée des suites de cette agression criminelle de la police
française. Puis un Gilet jaune, filmé levant les bras au ciel, était lui
aussi abattu de sang froid par un sniper de la police, sur les Champs
Élysées, le samedi 24 novembre 2018 et dont personne n’a jamais plus
entendu parler. La scène était captée en direct par le téléphone d’un
«étrange témoin» enregistrant à la fois les policiers meurtriers et la
victime s’écroulant sur le sol! Pour le moment, la tuerie de masse n’a
pas encore été ordonnée, mais tout indique qu’elle ne va pas tarder,
peut-être déguisée en attentat islamiste du genre « Promenade des
Anglais ». On nous serine depuis un bon moment que «nos compatriotes
djihadistes égorgeurs sont de retour de Syrie», comme si le terrain
était déjà psychologiquement préparé pour une nouvelle mise en scène du
terrorisme d’État et pour la justification de la violence par la
confortable opportunité d’un bouc émissaire de service…

Je ne sais pas pourquoi cette histoire du Préfet Lallement s’impose à
mon esprit et me renvoie subtilement à celle d’Anders Behring Breivik,
ce Norvégien de 32 ans qui avait planifié et réalisé le carnage du 22
juillet 2011 à Oslo et sur l’île d’Utoya: 77 morts par balles et 151
blessés à lui tout seul. Il avait organisé froidement ce massacre pour
satisfaire ses convictions idéologiques, dans la pure tradition du
conservatisme chrétien, illuminé par sa mission spirituelle de nouveau
Templier, incarnant les vraies valeurs de notre « grande culture
judéo-chrétienne, paulinienne », exaltée et inspirant la perfection
indépassable de l’ultralibéralisme au service d’une élite qui pense
résolument, tout comme le Préfet Lallement, qu’elle «sera là pour toujours»
(Cf., allocution de Lallement le samedi 16 novembre 2019). Cette élite
est persuadée qu’elle verra prochainement en France la fin des Gilets
jaunes écrasés par la puissance du terrorisme d’État! La guerre du «camp
Lallement», me fait penser à la guerre du «camp Breivik», comme s’il y
avait entre ces gens-là un lien mystérieux qui les unissait au-delà de
la raison et de la conscience…

Mais qui a déjà entendu dire qu’un Pouvoir, qu’un État, qu’un Empire et ses Légions toute puissantes «auraient été là pour toujours»
en ayant eu le dernier mot sur les peuples?! Non Monsieur Lallement, ce
cas de figure n’existe pas: «vous n’êtes pas là pour toujours», le
Pouvoir «n’est pas là pour toujours», l’État «n’est pas là pour
toujours», car le mensonge n’a qu’une durée de vie limitée. En revanche,
le peuple lui est assurément là comme il était là avant l’erreur
étatique et comme il sera encore là après le jour de sa chute finale, et
cela jusqu’à ce que la Terre Mère ait décidé elle même de la fin ultime
de l’aventure humaine sur la planète…

Jean-Yves Jézéquel

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Jean-Yves Jézéquel, Mondialisation.ca, 2019



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