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24 janvier 2021

Le Grupo de Puebla dénonce le coup d’État en Bolivie — Groupe de Puebla



Communiqué du 10 novembre 2019

Une fois de plus, la Constitution et l’état de droit ont été violés en Bolivie avec l’interruption d’un mandat constitutionnel. Les événements graves de ces derniers jours sont ensuite montés en intensité. Des forces de l’opposition ont déclenché des mobilisations politiques accompagnées d’actes de violence, d’humiliation des autorités démocratiquement élues, d’invasions, de pillages et d’incendies de maisons, d’enlèvements et de menaces de familles, tout cela dans le but de perpétrer un coup d’État et obtenir la démission forcée du président Evo Morales ainsi que de son vice-président Álvaro García-Linera, tous deux légalement et démocratiquement élus.

Toutes les initiatives de dialogue et de négociation proposées par le gouvernement du président Evo Morales ont été rejetées. Les recommandations de l’OEA concernant de nouvelles élections ont été acceptées par le Président Morales et adressées au Parlement bolivien, y compris la recommandation d’un renouvellement complet des organes électoraux ainsi que la possibilité d’ouvrir le scrutin à de nouvelles candidatures.

Mais l’opposition a opté pour l’intransigeance, la radicalisation et la rupture démocratique, créant ainsi un grave antécédent de nouveau coup d’Etat dans la longue histoire des interruptions démocratiques déjà vécues dans le pays. Les comportements hors-la-loi et irresponsables des forces de police et, par la suite, des forces armées qui ont accompagné le coup d’État ont été particulièrement graves.

Pour toutes ces raisons, le Groupe de Puebla exprime sa solidarité avec le peuple bolivien, son Président Evo Morales et son Vice-président Álvaro García-Linera ainsi qu’avec tous les fonctionnaires qui ont promu des politiques publiques d’inclusion sociale, de réduction de la pauvreté et des inégalités ainsi que la participation citoyenne.

Nous exigeons le respect de l’intégrité physique de tous les membres du Gouvernement, des autorités locales, des militants, des dirigeants sociaux et de leurs familles. La violence à laquelle beaucoup ont déjà été soumis est inacceptable.

Nous exprimons notre solidarité avec le peuple frère de Bolivie dans ces heures de souffrance et exigeons la continuité d’un processus électoral transparent et sans restrictions.

Par la même occasion, nous exigeons aux organes internationaux des droits de l’homme qu’ils garantissent la clarification des actes de violence commis, le jugement et la punition des responsables, ainsi que le rétablissement de l’ordre, de la paix, de la coexistence sociale et de la démocratie en Bolivie.

Celso Amorim, Cuauhtémoc Cárdenas, Karol Cariola, Luiz Inácio Lula da Silva, Julián Domínguez, Marco Enríquez-Ominami, Fernando Haddad, Camilo Lagos, Fernando Lugo, Clara López Obregón, Esperanza Martínez, Verónika Mendoza, Aloizio Mercadante, Alejandro Navarro, Carlos Ominami, Gabriela Rivadeneira, Dilma Rousseff, Carlos Sotelo, Jorge Taiana, Carlos Tomada.

Traduit par Luis Alberto Reygada (@la_reygada) pour LGS





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