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28 septembre 2020

Les racistes de Bolivie prennent le pouvoir — Jean-Luc MELENCHON



Puis l’armée a envahi le palais présidentiel pour « réaliser la démocratie et protester contre la violence du pouvoir d’Evo Morales ».

Le chef des putschistes n’a jamais été élu par personne. Mais c’est un démocrate paraît-il. Il s’inscrit dans le profil du crétin vénézuélien, Guaido, « président de fait » reconnu par Macron mais détesté par tout le monde au Venezuela. Y compris l’opposition de droite, surtout depuis les révélations sur ses liens avec les narco-trafiquants. Le fasciste bolivien s’appelle Camacho, un beau gosse de riches, pourri d’argent sale.

Dans « un souci d’apaisement », le président Morales a appelé à de nouvelles élections qui devaient être organisées par un Tribunal électoral renouvelé. Malgré, cela l’opposition a continué les meurtres d’indiens et les incendies de maisons de dirigeants de gauche en réclamant la démission immédiate de Morales et son exclusion du futur scrutin. Ce qui prouve l’inutilité des concessions à de telles personnes.

Selon France 2 et la propagande Macroniste, Morales, pourtant élu et reconnu comme tel, était un « dictateur soutenu par le seul Maduro » ce qui suffirait à le disqualifier. C’était les éléments de langage des faux comptes de la CIA sur les réseaux sociaux toute cette soirée-là. Ce qui en dit long sur le point où en sont rendus certains médias en France qui les suivent avec ou sans ordre de le faire. Bien sûr, France 2, le service de l’information politique du régime Macroniste, ment. Toute l’Amérique du sud est consternée, de droite ou de gauche, car tout le monde sait que les tireurs de ficelles nord-américains du putsch bolivien exigent une obéissance absolue que le gouvernement soit de droite ou de gauche. Et personne n’aime vraiment leur obéir. Il existe aussi une droite nationaliste dans cette région. Si bien que seuls les éléments les plus corrompus liés aux pires trafics se vendent aux agents des USA.

Plusieurs gouvernements ont donc condamné le putsch. Le Mexique a également offert l’asile politique à Evo Morales. Cela, France 2 n’a pas été autorisé à dire, selon des sources dans la rédaction qui préfèrent rester anonymes. Sur place, en Bolivie, un massacre raciste est à craindre car les « amis de la démocratie », surtout ceux de santa Cruz sont coutumiers des viols et meurtres d’indiens jusque dans la rue. Mais aussi d’humiliations sexistes et raciales absolument inouïes. Rien de tout cela n’affectera la pseudo « communauté internationale » et autres faiseurs de phrases sur les droits de l’homme.

En tous cas une nouvelle fois est prouvée le caractère intrinsèquement mauvais des États-Unis d’Amérique. Ce pays a été en guerre pendant 233 ans sur ses 240 ans d’existence. En Amérique du sud, depuis le début du nouveau siècle, les USA ont manigancé ou tenté des coups d’États avortés dans une longue série de pays : Honduras, Paraguay, Salvador, Nicaragua, Brésil, Venezuela, Guatemala par exemple. Mais leur contrôle du système mondial de l’information ne permet pas au public d’accéder à cette vue d’ensemble.

En France, radio et télé du gouvernement dressent un mur entre les faits et l’info. Il faut donc suivre sur les réseaux l’évolution de la situation sans jamais manquer d’intervenir sur les réseaux internationaux, diffuser l’information et contrecarrer le soutien des médias aux violences racistes des putschistes et de leurs commanditaires aux USA. Quand nous recevons un coup il faut le rendre.

Certes, le peuple a perdu en Bolivie. Mais il est inutile et nuisible de rester prostrés à pleurer. Il faut s’inscrire dans l’occasion qui se présente. Donc il faut en faire un matériau pour continuer la lutte en faisant connaître aux nouvelles générations ce que sont les USA et le système médiatique qu’ils dominent. Tout ce qui aura été appris au calme, comme nous y sommes en ce moment, restera dans les esprits quand il faudra réagir ou quand d’autres évènements comparables se produiront. La lutte ne s’arrête pas. Des révolutions citoyennes sont en cours dans une dizaine de pays. La vague n’est pas contrôlable par le système. Si incertaines que soient les issues, l’avenir reste ouvert. Il dépend de ce que nous faisons.

Jean-Luc MELENCHON





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