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23 septembre 2020

Des journalistes, universitaires et citoyens publient une lettre en Belgique pour défendre Julian Assange




Le journal La Libre Belgique a publié une lettre ouverte, signée par des journalistes, des universitaires et des personnes issues de la société civile, appelant à la libération de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks.

Un groupe de 28 journalistes, professeurs d’université et citoyens belges ont signé une lettre ouverte publiée mardi 5 novembre dans le journal La Libre Belgique. Ceux-ci exigent la libération du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, menacé d’extradition vers les États-Unis, où 18 chefs d’inculpation pèsent sur lui pour avoir révélé, à travers son site de lancement d’alerte, des centaines de milliers de documents confidentiels américains, notamment sur les campagnes militaires en Irak et en Afghanistan.

«À l’heure où j’écris ces lignes, Julian Assange se meurt», écrit l’auteure de cette lettre, Aurore Van Opstal, journaliste. «Il aurait perdu 15 kilos depuis le début de son enfermement, peine à trouver ses mots, boîte et est marqué par un vieillissement prématuré», déplore-t-elle.

Une question de droit international

La lettre collective souligne la question de droit international soulevée par le cas Assange. Les États-Unis ont demandé son extradition alors qu’il est Australien. «Il n’a commis aucun délit dans ce pays», précise Aurore Van Opstal, rappelant qu’Assange pourrait y être emprisonné pour le reste de sa vie.

La journaliste craint qu’en cas d’extradition d’Assange, «cela signifie qu’en principe tous les pays qui espionnent les États-Unis devraient leur livrer leurs espions, ainsi que tous les journalistes qui publieraient des informations sur ce pays obtenues par des moyens illégaux».

Selon l’auteure, «l’absence de réaction des gouvernements alliés des États-Unis […] illustre le degré extrême de leur soumission».

Les signataires exigent ainsi la libération de Julian Assange, qui se trouve actuellement dans la prison de Belmarsh, à Londres, où il a écopé de 11 mois pour violation des termes de sa liberté conditionnelle. Auparavant, il s’était réfugié pendant sept ans à l’ambassade d’Équateur dans la capitale britannique, avant d’être arrêté en avril 2019.

«Cet homme souffrant n’a commis aucun crime si ce n’est de dénoncer ceux des autres!», conclut la lettre.





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