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3 décembre 2020

Foulard islamique : le Gouvernement se voile la face



Rédigé par notre équipe le 15 octobre 2019.

Depuis quelques jours, il n’est plus possible de passer à côté d’un sujet éminemment important : le port du voile lors des sorties scolaires. Un sujet qui déchire les plus hautes sphères d’un Gouvernement qui dit tout et son contaire. Le ministre de l’Education nationale est plutôt opposé, la porte-parole du Gouvernement n’y voit rien à redire (ô surprise !) et c’est la France entière qui doit s’emparer de ce problème. Une manière finalement assez habituelle de détourner l’attention des sujets les plus sérieux et dramatiques que le pouvoir n’entend pas résoudre.

Les écoliers doivent-ils être encadrés par des femmes voilées lors de sorties scolaires ? La question s’est imposée dans le débat public avec virulence depuis plusieurs jours. Les politiciens s’écharpent alors que la question ne se pose pas vraiment pour les Français. Ils seraient 66 % à être favorables à une interdiction. Un chiffre conséquent, mais qui ne reflète peut-être pas complètement le positionnement de Français qui en ont assez de devoir composer avec l’Islam et de vivre dans la crainte d’être traîné en justice par des associations « antiracistes ».

Le « ni-ni » bien pratique du Gouvernement

Pour les Français, la question est pliée, mais au sein du Gouvernement chacun tir dans une direction différente. Jean-Christophe Blanquer fait part en toute prudence de son opposition au voile lorsqu’il dit que ce dernier n’est « pas souhaitable » tout en prenant soin d’ajouter qu’il est légal dans le cadre d’un accompagnement scolaire. Une position pas du tout partagée par Sibeth Ndiaye qui n’a « pas de difficulté à ce qu’une femme voilée participe à une sortie scolaire ». La raison avancée est simple pour la gauchiste puisque la présence de femmes voilées permettrait plus d’inclusion et d’intégration… Pourquoi ne pas commencer à s’intégrer en renonçant d’emblée au voile ?

Un mystère auquel n’a pas accès la porte-parole du Gouvernement qui parle en son nom propre, mais pas en celui d’un exécutif bien incapable d’arrêter un avis ferme et tranché sur la question. Cet amateurisme politique fait beaucoup parler et cela arrange en fait le pouvoir. Car remettre le voile sur le devant de la scène, c’est oblitérer des problèmes bien plus graves et urgents. Pourquoi a-t-il fallu attendre l’attentat meurtrier de la préfecture de police pour que l’imam de Gonesse, fiché S, soit prié de ne plus officier devant les fidèles ? Pourquoi faire entrer autant de migrants complètement étrangers à nos valeurs et à nos lois et non désireux de s’y plier ? Pourquoi toujours battre en retraite lorsqu’il s’agit d’Islam ?

Des questions incontournables qui sont donc expulsées du débat public grâce à la magie du voile. Un accessoire bien utile au demeurant, car dans le « ni-ni » gouvernemental où la loi n’est pas la bienvenue, on reste dans un entre-deux qui ne peut faire que gonfler la polémique et occulter pendant longtemps encore les problèmes les plus sérieux. Le combat autour du foulard est presque perdu d’avance quant au combat pour le futur d’une France qui se ressemble, il est extrêmement mal engagé. Et tout ça parce que nos gouvernants continuent de se voiler la face pour beaucoup d’entre eux. Le drame est en marche !



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