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22 octobre 2020

Lubrizol : un nuage toxique statique et en fait… non toxique ?



Depuis jeudi matin, il se trame quelque chose de bien noir dans les ministères parisiens. Les ministres ont été réveillé par une mauvaise nouvelle : l’explosion sur un site Seveso à Rouen. L’origine de l’explosion reste encore inconnue et en attendant d’enterrer la piste terroriste (une telle hypothèse ne serait pas bonne pour la cote de popularité gouvernementale), tout le monde s’active pour dire qu’il n’y a aucun danger. Le nuage toxique de 22 kilomètres ? Une broutille qui ne dépasse même pas les frontières de Rouen. Pas même le périmètre du site mutilé apprend-on…

Opération embobinage du gouvernement à Rouen. La ville est toujours victime d’une suie toxique qui s’est propagée partout, mais pour les ministres en mission commando, l’affaire malheureuse est déjà réglée. L’explosion survenue dans la nuit de mercredi à jeudi sur le site Seveso de Lubrizol n’a heureusement entraîné aucune véritable pollution. C’est parfait d’autant que c’était cela que voulait entendre les riverains. Un discours rassurant qui ne rassure en fait pas du tout, car les autorités assurent que tout va bien alors que les résultats des premiers tests se font longuement attendre. Finalement, hier, le préfet de Normandie a confirmé l’« état habituel de la qualité de l’air à Rouen ». Circulez, il n’y a rien à voir, mais beaucoup à sentir et peut-être à risquer. 

Après le nuage de Tchernobyl, le nuage de Rouen ?

Alors que la pollution à Rouen est extrêmement visible et odorante, la petite caste aux manettes assure depuis l’annonce de l’explosion que tout va bien. Les images et les témoignages disent le contraire, mais pourquoi les autorités mentiraient-elles ? Monde paradoxal dans lequel, les politiques n’assument pas leurs responsabilités, mais où ils s’infligent de longues séances d’auto-persuasion pour dire que tout va bien alors qu’ils ne sont pas responsables d’un accident industriel. Les ministres disent que tout est normal, mais si les images avaient été captés dans un autre pays (la Russie au hasard) tout le cirque médiatico-politique n’aurait pas hésité à dénoncer une pollution d’ampleur minimisée par les autorités.

De Moscou à Rouen il n’y a qu’un pas qu’un nuage fait vite de franchir. Les Français ont connu le nuage de Tchernobyl qui s’est arrêté miraculeusement à la frontière avec l’Allemagne. Ils connaissent aujourd’hui le premier nuage toxique rouennais qui ne dépasse pas les frontières de la ville. Mieux encore, il faudrait croire qu’une simple petite pollution au benzène a été relevée sur le site de l’usine éventrée. Le reste de la ville n’est pas contaminée. Le hasard fait bien les choses ou alors certains ne font pas correctement leurs prélèvements…

Les maisons, jardins, et champs couverts d’une suie (non toxique donc) ne comptent pas. Mais si tout cela n’est pas toxique, pourquoi est-il demandé de ne pas toucher cette suie à main nue ? Pourquoi des policiers ont-ils été munis de masques à gaz ? Il y a quelque chose qui cloche, mais tout le monde joue les candides. Ah oui, il y aurait de l’amiante dans le toit dévasté de l’usine concède-t-on enfin. De l’amiante répandue dans l’air, mais toujours pas de pollution. C’est fort !

Pourquoi donc un tel manège de la part des autorités ? L’accident serait-il autre chose qu’un accident ? C’est peut-être la thèse avancée avec précaution par la direction du site qui peine à expliquer comment une explosion peut avoir lieu alors que personne ne manipule quoi que ce soit la nuit. L’enquête prendra des années avant de rendre des conclusions que personne ou presque n’attendra plus. D’autres catastrophes auront eu lieu, bien des habitants seront partis de la ville ou dans l’au-delà (victimes de cancers ?) et la fin mot de l’histoire ne sera certainement connu que d’une poignée d’affabulateurs qui ne peuvent en aucun cas faire preuve de transparence. Amis rouennais, des vacances loin de votre ville s’imposent dès le mois d’octobre !



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