Les échanges tendus entre les diplomaties française et brésilienne ont atteint un nouveau point critique avec une moquerie sur Brigitte Macron signée du président Jair Bolsonaro. Le physique de la Première Dame est attaqué et cette pique ne pouvait venir que de l’étranger, car en France, soulever la moindre question à sujet du concert de louanges dont bénéficie Brigitte Macron est un crime de lèse-majesté. Avec Brigitte malmenée par une simple comparaison photographique, c’est le couple présidentiel qui prend un coup après que Macron (le petit) ait été traité de « crétin ».

A toujours donner des leçons de morale à la Terre entière, on finit par se prendre des claques. Heureusement pour lui, celles que reçoit Emmanuel Macron ne sont que verbales, mais leur accumulation pourrait bien finir par faire rougir ses joues. Le président français pensait briller en affirmant qu’il allait mobiliser le monde entier pour venir à bout des incendies qui touchent actuellement la forêt amazonienne. En brassant de l’air, Macron croyait certainement éteindre les feux, mais il a en allumé de nouveaux et le dernier a touché directement sa chère et tendre.

Emmanuel et Brigitte, les deux humiliés de la République

Quelque peu irrités de voir un président français vouloir faire la police et le beau devant les caméras, certains citoyens brésiliens y sont allés de leurs commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux. L’un d’eux a joué en dessous de la ceinture en mettant côte à côte une photo de Brigitte Macron et de Michelle Bolsonaro, la femme du président brésilien. Le commentaire ironique était : « Vous comprenez maintenant pourquoi Macron persécute Bolsonaro? ». Et la comparaison fait mal. Cela s’explique certainement en partie par les 29 printemps qui séparent Brigitte Macron de Michelle Bolsonaro. La Première Dame brésilienne est rayonnante, quant à Brigitte elle est ce qu’elle est…

Le Figaro et autres médias subventionnés rappellent que la photo choisie par l’Internaute brésilien n’est pas à l’avantage de la Première Dame française. Et c’est justement là que c’est intéressant, car entre les médias d’Etat et la presse people aux mains du couple présidentiel, les photos de Brigitte se veulent toujours avantageuses. Inutile de parler des commentaires qui sont toujours élogieux surtout quand la photo laisse à désirer malgré la sélection drastique mise en place. Bref, Brigitte Macron n’est pas la femme désirable et classe que la presse française nous vend depuis plus de deux ans, mais seuls les Brésiliens ont le droit de le dire.

Le commentaire acide de vérité aurait pu passer inaperçu, mais le président Bolsonaro a répondu lui-même avec une ironie encore plus grande : « N’humilie pas le type – MDR ». Macron se couche et ne dit rien. Il aurait pu faire le minimum syndical et dire que tout cela était déplacé, mais il faut croire que son amour pour Brigitte ne va pas de pair avec la défense de son honneur. A moins que Macron soit juste paralysé face aux officiels brésiliens qui ne se sont pas laissés faire.

Peu de temps avant, le ministre brésilien de l’Education nationale sortait l’artillerie lourde en affirmant que « Macron n’est pas à la hauteur de ce débat (sur l’Amazonie, NDLR). C’est juste un crétin opportuniste qui cherche le soutien du lobby agricole français». « Opportuniste », c’est une évidence, « crétin », le terme est à discuter. En fait, l’AFP rappelle que le mot « calhorda » utilisé par le ministre n’a pas d’équivalent en français. On se retrouve à la croisée de chemins entre « crétin », « connard », et « tricheur ». Un triptyque que les lecteurs adopteront peut-être… Il ne fait aucun doute que Macron se laisse insulter et ne prend pas la peine de défendre la France qui est rabaissée par le ministre brésilien au rang de fournisseur de « volontaires de la Waffen SS Charlemagne ».

Là encore, aucune surprise au fait que Macron laisse un responsable politique insulter la France – il le fait si bien lui-même. Aucune surprise non plus finalement à voir Macron s’écraser devant un ministre étranger qui ne baisse pas le regard. On peut juste regretter que de tels propos viennent d’un ministre en charge de l’Education national, mais la France a bien vu à ce poste un individu comme Jack Lang… Les leçons de morale devront attendre.



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