Je l’attendais avec, dans une main, un exemplaire de « La rue était noire de jaune », le livre qu’il a préfacé(1), dans l’autre un pot de confiture de mes pruniers, dans l’autre une photo de lui au restaurant le Bateau Lavoir à Toulouse en 2017, dans l’autre une petite boîte rigolote qui fait « Venezuelââââ » puis « Mexi-i-icôôôô » et Brâââzîîîîl » quand on la renverse, dans l’autre, hé, ho ! je n’ai que deux mains (environ).

Je devine les journalistes encore plus dépités que moi. Dame ! Ils avaient déjà la trame de leurs articles : « L’air fatigué, mal remis des élections européennes, reprise en main de LFI, bien décidé à montrer que le patron c’est lui, leader maximo(2), discours offensif, il s’en prend à, il fustige, il éructe, il verrouille… ».

Tout ça est à poubelliser pour préparer un truc rapide sur Quattennens qu’on n’ose pas encore appeler Poil de Carotte ou Le Rouillé (mais ça viendra : ces gens-là, ça ose tout, comme disait Michel Audiard).

Bon, il ne sera pas là, il ne sera pas là. Mais d’autres y seront dont je dirai un jour que j’eusse préféré qu’ils n’y fussent poing (dans la g…).

JLM ne sera pas là parce qu’il sera où il doit être en priorité. Mon titre est honteusement racoleur (je lis trop la presse) mais pas faux.

D’ailleurs, laissons parler JLM.

Maxime VIVAS

Rencontre avec Lula dans sa prison

Je ne pourrai pas participer aux amphis d’été de Toulouse cette année. Les insoumis vont me manquer. Mais ils devinent que mes raisons sont fortes et politiques. Tout commence par ceci : le 5 septembre j’ai rendez-vous avec Lula dans sa prison au Brésil à Curitiba. J’ai eu la confirmation que cette visite était acceptée. Lula est aujourd’hui le cas le plus célèbre dans le monde de Law Fare, cette méthode d’instrumentalisation de la justice pour éliminer un adversaire politique. Depuis l’incarcération de Lula, le juge « indépendant » qui l’a condamné, M. Moro, a été nommé ministre de la justice du président d’extrême droite Jaïr Bolsonaro. Un média d’enquête a fourni les preuves montrant comment des juges s’étaient coordonnés pour faire condamner Lula sans preuve. Les Insoumis sont partie prenante de la mobilisation mondiale pour obtenir la liberté de Lula. Mais nous savons aussi l’importance des contacts humains personnels avec cet homme accablé de deuils familiaux, emprisonné innocent, récemment soumis à la menace d’être emmené dans une nouvelle prison où sa vie serait en danger. Je connais personnellement Lula depuis les années où il a mené ses premières campagnes pour la présidence du Brésil. J’ai eu l’honneur de participer à la quatrième de celles-ci. Elle ouvrit avec son élection le cycle des victoires de notre famille politique dans toute l’Amérique du sud. C’est pour moi un devoir politique et personnel d’aller lui dire de vive voix notre soutien. Une fois callé ce rendez-vous le 5 septembre, j’ai accepté la date du 3 septembre pour recevoir à Buenos Aires le diplôme de docteur honoris causa de l’UNLA, grande université Argentine. Dans ces conditions, actuellement au Mexique, j’ai jugé peu raisonnable de m’infliger trois traversées de l’Atlantique en si peu de temps, à travers tant de fuseaux horaires, pour pouvoir à la fois participer aux Amphis d’été de Toulouse et honorer mes rendez-vous avec Lula et L’université nationale Argentine. Je présente mes excuses aux personnes inscrites pour ma Conférence sur « l’ère du peuple ». Pour ce qui concerne nos amphis de Toulouse coordonnés par Adrien Quatennens et nos équipes au siège et à Toulouse, je sais que ce sera un bon cru. Les inscriptions des participants sont à haut niveau, les conférences s’annoncent très diverses et passionnantes. Enfin la concomitance avec l’université d’EELV vous promet de bons dialogues si vous le décidez. Je vous dirai d’ici peu le reste de mon emploi du temps, sachant qu’en toute hypothèse je serai de retour pour le début de la session parlementaire. A toutes et à tous, le salut de l’amitié et de la communauté d’idéal.

JLM

Notes

(1) Le livre sera présenté par Raphaël Vivas à l’issue de la projection du film de François Ruffin « J’veux du soleil ! », jeudi 22 août, 19h30. Il y dira comment le livre a été fait, financé, soutenu et comment lui-même doit à la BAC 42 heures de GAV et un procès (sortie du tribunal ici).

(2) Je rappelle une fois de plus que l’expression « leader maximo » est une invention de la CIA et que jamais, au grand jamais, un Cubain n’a appelé ainsi Fidel Castro.





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