Bayoumi faisait référence au double standard qui définit la plupart des discours officiels et médiatiques occidentaux sur la violence. Lorsque l’auteur présumé de la violence est un musulman, l’affaire devient alors une question de sécurité nationale et est catégoriquement traitée comme un acte de terrorisme. Lorsque l’auteur est un homme blanc, il en va tout autrement.

Le 3 août, Patrick Crusius, âgé de 21 ans, a commis un meurtre de masse dans un magasin Walmart à El Paso, au Texas, tuant 22 personnes.

Ni les autorités américaines ni les médias n’ont utilisé le terme « terrorisme » pour décrire cet acte repoussant. Au lieu de cela, le ministère de la Justice « envisage sérieusement » de placer le meurtrier sous l’accusation au niveau fédéral de crimes de haine, a rapporté CNN.

Par ailleurs, Trump a estimé que « [c’étaient] la maladie mentale et la haine qui constituaient un levier, et non l’arme », dans une autre tentative de blanchiment des crimes violents commis par des Blancs.

L’explication de la « maladie mentale », en particulier, a servi de justification pratique pour toutes les violences similaires.

Par exemple, quand Ilan Long, âgé de 28 ans, a ouvert le feu sur des étudiants à Thousand Oaks en Californie en novembre 2018, tuant 12 personnes, Trump a utilisé la même logique. « C’était une personne très, très malade mentalement », avait-t-il déclaré en faisant référence à Long. « C’est un très malade – eh bien, c’est un problème de santé mentale. C’est une petite chose [puppy] très malade. Il était vraiment très malade. »

L’argument de la maladie mentale a été infusé à plusieurs reprises, notamment en mars dernier, lorsque Brenton Tarrant a ouvert le feu sur des fidèles musulmans à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, faisant 51 morts.

« Je pense que c’est un petit groupe de personnes qui ont des problèmes très, très graves », a déclaré Trump à propos de l’attaque terroriste anti-musulmane de Tarrant.

Comparez cela à la réponse de Trump à l’assassinat de 14 personnes à San Bernardino, en Californie, imputé à deux musulmans. Trump a immédiatement attribué le mot « terrorisme » à l’acte violent, tout en appelant à un « arrêt complet et total » de l’entrée des musulmans aux États-Unis, « jusqu’à ce que les représentants de notre pays puissent comprendre ce qui se passe ».

Mais nous savons en fait ce qui se passe, quelle est la vérité qui dépasse les habituelles doubles normes occidentales. Crusius, Tarrant et beaucoup d’autres terroristes blancs sont liés par un lien profond qui dépasse la prétendue maladie mentale et ramène à une évidence vraiment sinistre.

Ces individus font tous partie d’un phénomène plus vaste, un amalgame de divers gouvernements ultranationalistes, de mouvements politiques et de groupes de pression, tous unis par leur haine des migrants, des réfugiés, des musulmans.

Crusius et Tarrant n’étaient pas des terroristes du type « loup solitaire« , comme certains voudraient nous faire croire. Même s’ils sont seuls responsables directs du meurtre de masse de ces innocents, ils sont membres d’un vaste réseau militant et idéologique voué à la propagation de la haine et du racisme. Un réseau qui voit les immigrants – en particulier les musulmans – comme des « envahisseurs ».

Dans son « manifeste » – le document de 74 pages qu’il a mis en ligne peu de temps avant d’accomplir son acte odieux – Tarrant fait référence à l’extrême droite, aux idéologues racistes qui l’ont inspiré, ainsi qu’à d’autres « ethno-soldats » aux vues similaires, des meurtriers du même acabit qui ont commis des actes tout aussi horribles contre des civils.



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