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21 janvier 2021

Touche pas à ma Greta !



Rédigé par notre équipe le 12 août 2019.

Fin juillet, les députés et les médias à la botte du pouvoir se sont donnés un dernier rendez-vous avant de prendre des vacances bien méritées. Il s’agissait de couvrir de louanges la jeune Greta Thunberg et la faire passer pour un génie qui parviendrait à soustraire l’humanité de ses démons. Un tableau farcesque dans lequel il fallait absolument tomber sous peine d’être associé aux pires monstres de l’Histoire. Alors presque tout le monde a courbé l’échine, mais il faut croire que cette mauvaise plaisanterie n’est pas du goût de tous ceux qui peuplent les ministères. Béatrice Frecenon, conseillère auprès du ministre de l’Agriculture a sorti la sulfateuse…

Chaque semaine, le bon peuple est appelé à prendre sa ration de Greta Thunberg. A défaut de vraiment s’investir dans la protection de l’environnement, l’Etat oblige les Français à s’extasier devant une gamine suédoise qui prétend sauver le monde avec des discours moralisateurs écrits par on ne sait qui. N’importe quel Vert est capable de rédiger les bêtises qu’elle enfile comme des perles, mais toute question et tout reproche visant cette baudruche médiatique est formellement interdit. Une règle qu’a osé ignorer une conseillère du ministre français de l’Agriculture.

Aucune vérité n’est bonne à dire en Macronie

Alors qu’elle s’apprêtait à prendre l’avion pour jouir de vacances loin de son ministère, Béatrice Frecenon a commis le crime de se moquer de Greta Thunberg dans un message Facebook. « Bon sur ce les amis, cette fois je suis vraiment en vacances, j’attends mon avion, gros bisous à tous et surtout à ceux qui ont encore le sens de l’humour » pouvait-on alors lire sur sa page Facebook. Un message accompagné d’un virulent montage photo avec le titre « Martine s’en branle de Greta Thunberg ». Le langage est grossier et pas vraiment digne d’une directrice adjointe d’un cabinet ministériel, mais le message a le mérite de la clarté et de la sincérité.

Face à la polémique qui n’a pas manqué d’éclater, Frecenon a effacé son message, mais son explication a au moins eu le mérite de remettre à sa place Greta Thunberg ainsi que tous les gusses qui ne jurent que par elle. « Le sort de la planète ne dépend pas de moi et d’un trait d’humour qui n’a pas l’heur (sic) de vous plaire » rappelle Frecenon et d’enfoncer le clou : « Sans compter que je sache, Greta Thunberg n’est qu’une gamine médiatisée, hein, dont on a encore le droit de plaisanter, elle n’est pas le changement climatique ».

Il n’y a pas grand-chose à ajouter sauf le fait que la conseillère a oublié un point essentiel. Il est impensable de faire de l’humour en assénant des vérités. C’est un métier dangereux auquel ont renoncé tous les humoristes qui disposent d’une carte de visite officielle. Alors laisser ce métier à une professionnelle de la politique est impensable et dangereux. Car si ceux qui conseillent et prennent les décisions politiques commencent à penser sainement et non plus en fonction de diktats médiatiques qui les arrangent bien, les choses pourraient changer réellement.

Greta Thunberg n’est rien. Ses discours creux ne sont rien. Ceux qui tire les ficelles de cette poupée sans pensée propre sont les mêmes qui interdisent la moindre remise en cause du système. La pièce de théâtre n’a même pas le droit à un entracte. Il faudra donc retenir sa respiration jusqu’à ce que le décor et les personnages s’effondrent sur scène ou que la comédie devienne une tragédie pour un public pris en otage. Bravo à Béatrice Frecenon dont l’avenir sous les ors des ministères s’annonce plus qu’incertain.



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