Cet article présente deux extraits d’un plus long article de Donde Vamos que je vous invite à lire si vous voulez plus de détails. Nous nous attarderons ici sur seulement deux points: la connexion pédophile entre Trump et Epstein et la ressemblance frappante entre le mode opératoire d’Epstein et Roy Cohn, défunt avocat proche de Trump et de la mafia.

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Mafia

Si les connexions de Trump avec la mafia depuis ses débuts dans l’immobilier commencent à être connues, celles d’Epstein le sont moins. Pourtant, à ses débuts Epstein était entouré de gens qui avaient gravité dans l’entourage d’un sulfureux avocat, Roy Cohn, gay –bien qu’il condamnait publiquement l’homosexualité puisqu’il était de droite- et anticommuniste mais surtout maître chanteur. Parmi ces personnes, Trump n’était pas le dernier, et a été lui-même très proche de Roy Cohn (mort en 1986).



Mais il y avait aussi le magnat des médias Rupert Murdoch, Alan Dershowitz ou Mort Zuckerman (autre propriétaire de médias). Cohn, qui avait été l’assistant du sénateur McCarthy, aimait aussi les people et était très proche de la mafia juive, menée à son époque par Meyer Lansky, et d’autres mafieux enrichis grâce à la prohibition, Lewis Rosenstiel et son partenaire Samuel Bronfman, ainsi que de gens du Congrès Juif Mondial et du B’naï B’rith.
Dans les années 50 et 60, Cohn et Rosenstiel organisaient des soirées qui leur permettaient de faire chanter des personnalités. Par exemple en 1958 au Plaza Hotel de Manhattan, suite 233. Hoover y était, habillé en drag queen, et des adolescents mineurs également. Cohn, Hoover et Rosenstiel ont eu des relations sexuelles avec eux.
Hoover se serait fait avoir au moins 2 fois par Cohn et Rosenstiel. Les deux fois, il y avait des garçons mineurs avec lesquels il a eu des rapports sexuels. Cohn a déclaré à James Rothstein, du NYPD, chef de la division trafic humain et mœurs, qu’il faisait partie d’une organisation chargée d’organiser le chantage sur des politiciens, à l’aide de mineurs prostitués, et son rôle était de faire venir les garçons et d’amener les cibles mêmes réticentes à passer à l’acte.

Selon lui, cette opération de chantage s’inscrivait dans le cadre de la lutte anti communiste de l’époque, même si les soirées qu’il organisait et ses chantages ont duré jusqu’aux années 80.

Cohn évoque aussi un lien avec le Watergate avec l’épisode méconnu du vol d’un “blackbook” au parti démocrate avec les noms de politiciens pédos des deux partis. Cohn était proche du cardinal Spellman, du Diocèse de New York, gay également et qui était présent à au moins une des partouzes au Plaza de Manhattan. On notera que Trump a ensuite racheté le Plazza Manhattan, où il a organisé des soirées dans les années 90, avec de la coke, de très jeunes mannequins, et qui finissaient en partouzes.

Les informations étaient remontées aux renseignements US et à la mafia, bien-sûr.

Il se trouve que les soirées d’Epstein ressemblent beaucoup à ce schéma.


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Epstein et Trump se connaissent depuis les années 80, ils sont voisins à Palm Beach et ont fait de nombreuses “soirées” ensemble. Le frère d’Epstein a témoigné en 2009 que Trump a voyagé au moins une fois dans le jet d’Epstein, en 1997, à partir de Palm Beach. Ils se sont brouillés fin 2004, début 2005, pour une histoire de propriété sur laquelle Epstein lorgnait et que Trump a rachetée dans son dos pour la revendre trois fois le prix.


Epstein a également confirmé leurs liens, mais a fait appel au 5e amendement quand on lui a demandé d’évoquer leurs partouzes communes.

On a vu que l’avocat Roy Cohn représente un lien déjà consistant eux deux, Dershowitz en est un autre, même s’il tente de faire croire qu’il a pris depuis longtemps ses distances avec Epstein et qu’il fut un donateur des campagnes de Clinton. En effet, Dershowitz est bien introduit à la Maison Blanche sous l’ère trump, notamment dans le cadre de conseils au sujet des négociations de paix entre Israël et la Palestine qu’il donnait encore en avril de cette année à une équipe composée de Trump, de son gendre Jared Kushner, de l’ambassadeur David Friedman et d’un envoyé spécial israélien. Dershowitz a aussi déclaré qu’il a parlé avec les conseillers de la Maison Blanche avant que la décision de transférer l’ambassade US à Jérusalem.
L’histoire de ce terrain est assez intéressante : En 2004, Epstein a parlé à Trump d’une villa qu’il voulait racheter à Palm Beach, pensant qu’il n’avait pas les moyens de la racheter. Mais Trump a réussi à obtenir un prêt de la Deutsche Bank (via une société baptisée Trump Properties LLC, entièrement financée par la Deutsche Bank), et a pu mettre 5 millions de $ de plus qu’Epstein, soit 41 millions au total. Il a ensuite rénové la maison et l’a remise en vente pour 125 millions puis vendue 96 millions à un russe proche de Poutine, Dmitry Rybolovlev, propriétaire de l’AS Monaco, qui n’y a jamais vécu.

Le viol de deux mineures de 12 et 13 ans

Parmi les victimes d’Epstein, au moins une dénonce des faits commis également par Trump : Katie Johnson a dénoncé des viols commis par Epstein et par Trumpdurant l’été 1994 à Manhattan, quand elle avait 13 ans, en présence d’une autre victime âgée de 12 ans.
Elle était arrivée en bus à New York pendant les vacances, pour tenter de se lancer dans le mannequinat. Au moment où elle allait reprendre le bus pour retourner chez elle, elle a rencontré un certaine Tiffany, qui lui a proposé de venir à une soirée pour y rencontrer des gens qui pouvaient l’aider. C’est comme cela qu’elle s’est retrouvée à quatre « soirées » chez Epstein à Manhattan [25].

A la 3e partie, Trump l’a attachée à un lit, frappée et violée. Epstein l’a violée à la deuxième et à la troisième soirées, elle a ensuite été menacée par les deux et ils lui ont rappelé qu’ils étaient puissants et faisaient ce qu’ils voulaient. Elle y est encore retournée trois fois.


Elle mentionne, à la troisième des quatre partouzes auxquelles elle a été amenée, une fillette de 12 ans qui a été forcée de participer aux faits commis par Trump et d’être également violée. Trump a dit à Katie Johnson qu’elle devait se taire si elle ne voulait pas disparaître comme cette fille, Maria, âgée de 12 ans, impliquée dans le 3e incident avec Trump, et qu’elle n’a jamais revue par la suite. Lors des faits, les deux filles avaient été forcées de s’habiller en servantes. A la fin Trump a jeté 400$ par terre à Katie Johnson.

Elle a expliqué dans sa déposition : “Trump a dit que je ne devais jamais rien dire si je ne voulais pas disparaître comme Maria, une fille de 12 ans qui a été forcée de participer au troisième incident avec TRUMP, et que je n’ai pas revue depuis (…) et qu’il était capable de faire tuer toute ma famille“.

Entre les soirées, elle rentrait chez elle dans l’Oklahoma, puis Tiffany la rappelait.

Dès qu’elle a signalé les faits à la justice le 26 avril 2016, elle a reçu des menaces (coups de fils anonymes avec personne qui parle) et a demandé une mesure de protection.

Selon la plainte rédigée justice, dès le 28 avril 2016, Trump a fourni une déclaration à American Media Inc. et / ou à Radar Online LLC, disant que “ces accusations sont non seulement complètement fausses, mais dégoutantes au plus haut point et clairement destinées à solliciter l’attention des médias“. Il a aussi diffusé des documents d’ordre diffamatoires contre la plaignante.

Entendue par la police en 2016, elle a expliqué qu’elle avait rencontré Epstein en 1990 quand elle avait 22 ans. Elle a participé à une série de soirées en 1990, et a été “payée pour divertir un certain nombre d’invités de Mr Epstein“.

En 1991, elle a été “promue” au poste de “party planner”, organisatrice des soirées du pervers, et job consistait aussi à superviser personnellement les “rencontres” entre les mineures ramenées par Epstein et ses invités. Elle explique que “sa mission était d’amener des adolescentes attirantes à ces soirées”. Cela a duré de 1991 à 2000, pour des soirées organisées à la Wexner Mansion à New York sur la 71 rue, occupée par Epstein. C’est dans ce cadre qu’en 1994 elle a rencontré Katie Johnson qui allait repartir dans sa province, et qu’elle l’a « persuadée » de venir chez Epstein en lui disant qu’elle pourrait y rencontrer des gens qui l’aideraient pour sa carrière.


J’étais à ces soirées et j’ai personnellement été témoin quand la victime a été forée de pratiquer différents actes sexuels avec Mr Donald Trump et Mr Epstein. Les deux savaient qu’elle avait 13 ans”. Elle a personnellement assisté à quatre relations sexuelles que la victime a été forcée d’avoir avec TRUMP.

Elle mentionne le viol commis en présence de la fillette de 12 ans appelée Maria. Trump a forcé Katie Johnson et Maria à lui faire des fellations et les a violées devant Tiffany X. Elle a aussi vu à deux reprises Epstein tenter de violer Katie Johnson.

Elle a vu Epstein violer et agresser sexuellement des mineures plus jeunes encore que Katie Johnson. Elle a aussi assisté aux menaces de Trump et d‘Epstein contre Katie Johnson, y compris la menace de Trump de la faire disparaître comme Maria, la fille de 12 ans et de tuer sa famille.

Quand elle a quitté son “travail” pour Epstein elle aussi a été menacée de la tuer elle et sa famille si elle parlait de quoi que ce soit, et elle savait qu’ils avaient les moyens de le faire car elle les avait déjà vus à l’œuvre.


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