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Fille d’un roi et demi-sœur d’un autre, mais aussi descendante directe du prophète Mahomet, elle aurait pu, comme l’affirment certaines rumeurs, devenir Première dame de Syrie… Que sait-on d’Haya bint al-Hussein, princesse fugitive ayant abandonné l’homme le plus influent de Dubaï?

Le nom de la princesse Haya, épouse de l’émir et Premier ministre de Dubaï, Mohammed ben Rached al-Maktoum, a attiré l’attention des médias après sa fuite en Europe avec ses deux enfants et quelque 34,5 millions d’euros, révélée au public en juin dernier. Et alors que le procès entre les deux époux a été fixé à novembre prochain à Londres –l’avocat du prince Charles a d’ailleurs été engagé pour défendre ses intérêts- certains médias britanniques l’ont déjà baptisé «divorce du siècle». Mais que sait-on de cette princesse?

Fille de roi et descendante du prophète Mahomet

Venue au monde en mai 1974 à Amman, Haya est l’une des onze enfants du roi Hussein ben Talal, qui a gouverné la Jordanie pendant près de 46 ans et demi. Née du troisième mariage du souverain, Haya n’avait même pas trois ans lorsque sa mère, la reine Alia, a disparue dans un accident d’hélicoptère.

Après le décès de son père en février 1999, c’est son demi-frère Abdallah, né de l’union du roi avec la Britannique Muna al-Hussein (née Antoinette Avril Gardiner), qui est monté sur le trône.

Représentante de la dynastie hachémite, elle est descendante du prophète Mahomet.

Cavalière diplômée d’Oxford

Après de premières études en Jordanie, Haya a été envoyée en 1985 au Royaume-Uni où, une décennie plus tard, elle obtiendra un diplôme en philosophie, politique et économie de la prestigieuse université d’Oxford.

C’est à Londres qu’est née la passion de la princesse pour l’équitation, passion qui fera d’elle la première femme à représenter son royaume natal aux compétitions équestres, y compris aux Jeux olympiques, et l’unique femme détentrice d’une médaille des Jeux panarabes de 1992.

Avant cette année, elle assistait, en compagnie de l’émir de Dubaï qui l’a épousée en 2004, à toutes les éditions de la célèbre course de chevaux du Royal Ascot, au Royaume-Uni.

Première dame de Syrie manquée?

L’équitation est une passion que la fille du roi partageait avec Bassel al-Assad, fils aîné du Président de la Syrie voisine qui devait succéder à son père. Et si aucune preuve officielle qu’une affection liait les deux n’existe, des rumeurs ont circulé dans les deux pays affirmant que s’il n’avait pas péri dans un accident de voiture en 1994, un mariage entre les deux aurait été célébré. Mais, encore une fois, ce ne sont que des suppositions.

Philanthrope et messagère de la paix pour l’ONU

Engagée dans des œuvres de bienfaisance, la princesse est notamment la fondatrice de l’ONG Tikyet Um Ali, luttant contre la famine dans son royaume natal et préside l’International Humanitarian City, organisme en charge de la distribution de l’aide humanitaire dans l’émirat de Dubaï.

Entre 2005 et 2007, elle a été la première Arabe et la première femme nommée ambassadrice de bonne volonté du Programme alimentaire mondial, avant de se voir décerner, toujours en 2007, le titre de messagère de la paix des Nations unies.

Pas la seule à avoir eu l’idée de fuir le palais

Haya est la troisième princesse à avoir pensé à quitter la cage dorée de l’émir de Dubaï. En 2000, sa fille Chamsa, alors âgée de 19 ans aurait fui la propriété familiale du Surrey en Angleterre. D’après les informations non confirmées, une fois interceptée à Cambridge, elle aurait été reconduite de force à Dubaï.

L’histoire de la sœur de cette dernière, Latifa, a fait le buzz dans les médias en 2018. Elle a été interceptée au large des côtes indiennes alors qu’elle tentait de s’échapper. Dans son témoignage elle a assuré que c’était sa deuxième tentative de fuir les Émirat et qu’entreprise à l’âge de 16 ans, la première avait conduit à un enfermement long de trois ans dans une cellule aveugle.





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