Anne Hidalgo a compris depuis quelques années que son salut politique passerait par l’écologie. Alors depuis plus d’une décennie, elle s’évertue de rendre la vie impossible aux automobilistes parisiens sous prétexte de rendre la ville sûre pour les vélos. Le résultat n’est en rien satisfaisant, mais comme toute bonne politicienne, Hidalgo entend faire de l’auto-promotion. Direction donc les Alpes à l’occasion de la 19e étape du Tour de France pour se faire mousser un peu. Un déplacement vraiment maladroit, car effectué en avion. La lutte contre la pollution peut bien faire une parenthèse pour Anne Hidalgo…

Il y a certains jours où les communicants feraient mieux de rester chez eux. Anne Hidalgo, maire de Paris et communicante hors pair lorsqu’il s’agit de promouvoir sa propre personne a elle aussi des jours sans. Le vendredi 26 juillet était un de ces jours et la donneuse de leçon en écologie risque de se le voir rappeler pendant longtemps. Alors que le Tour de France était attendu le 28 juillet à Paris pour la dernière étape, Hidalgo n’a pas pu s’empêcher de prendre l’avion pour aller parader à Tignes où les coureurs étaient attendus à l’issue d’une journée marquée notamment par de la grêle et des torrents de boue. Spectacle gâchée sur la route, mais l’essentiel est ailleurs pour une Hidalgo venue faire la promotion de sa personne en Savoie…

Pas de sueur, mais du kérosène pour Hidalgo

La maire de Paris n’aurait-elle pas grand-chose à faire de ses journées ? Au lieu d’attendre sagement que le Tour de France n’arrive dimanche dernier à Paris, elle a filé rejoindre la course à bord d’un avion. Un vol commercial au moins ? Non, Madame la maire ne vole que dans des Falcon où elle est certaine de ne pas croiser le Parisien moyen qu’elle aime mettre dans une boîte à sardines matin et soir appelé le métro. C’est donc en avion privé qu’Hidalgo a fait moins de 700 kilomètres alors que le TGV aurait très bien pu faire l’affaire.

Arrêtons la polémique dès maintenant supplie l’équipe de bras cassés de la mairie de Paris. Certes, Anne Hidalgo était à bord d’un Falcon affrété par l’organisateur du Tour de France, mais sa démarche est responsable, voire même exemplaire puisqu’avec ou sans elle, l’avion aurait décollé. En effet, il s’agit de l’avion destiné à faire les aller-retour quotidiens avec à son bord les tests de dopage effectués tout au long de l’épreuve sportive. Hidalgo a donc fait le voyage au milieu des éprouvettes et on est en droit d’espérer qu’elle n’a pas contaminé au plomb tout le matériel par sa seule présence.

Anne Hidalgo ne serait donc pas en faute quand bien même il lui suffisait de prendre son vélo deux jours plus tard pour rejoindre l’avenue des Champs Elysées et chanter son amour pour ce sport. Mais l’amour est plus fort que tout alors pour c’est l’avion qui aura permis à la maire de faire la promotion du vélo. Comme si les habitants de Tignes et les Savoyards en général étaient intéressés par les dernières pistes cyclables ouvertes à Paris…

Pour tenter de comprendre la logique d’Hidalgo, un petit détour par son grand ego est nécessaire. Hidalgo ne s’adresse pas aux Savoyards, ni aux Parisiens, mais aux Français et même au monde entier. Celle qui voudrait être l’égérie politique de la lutte contre le réchauffement climatique n’est qu’une des nombreuses impostures de ce combat mal incarné et porté par des personnes qui souffrent d’un grave manque de légitimité. Son aller-retour en avion privé ne fait que confirmer ce que les Parisiens pensaient d’elle. Hidalgo ne sauvera pas la planète. Elle essaye juste de sauver sa tête. Plus que huit mois avant son possible départ de la scène médiatique ! Courage amis parisiens !



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