D’accord mais tout cela est terriblement théorique ! Que faire une fois les dirigeants actuels partis ? Qui peut oser affirmer le savoir ? Que fait-on de la constitution et quelle légitimité pour qui agit hors constitution ? Est-ce que les hommes politiques sont encore capables de marcher sur leurs pieds en Algérie, comme le peuple depuis février dernier ?

Pourquoi ne pas commencer par l’élection d’un président dans des conditions telles qu’elles sont réclamées pour réunir « des hommes dotés de … » Et prendre ensuite le temps de bien faire le reste.

« “Or, affirme le sociologue, «j’ai posé des préalables indiscutables comme des mesures d’apaisement avant d’entamer cette démarche, à l’instar de la libération des détenus d’opinion du Mouvement etc.» https://algerie7.com/buzz/les-coulisses-de-la-composition-du-panel-revelees-par-nacer-djabi-quatre-noms-rayes-de-la-liste-des-mediateurs/amp/

Cet épisode dans le processus de normalisation est d’une délicatesse extrême.
Il faudra de la ténacité en même temps qu’une capacité d’adaptation aux conditions réelles dignes de l’ampleur du mouvement pacifique populaire ; sur un terrain mouvant. Les positions radicales et inflexibles feront couler la chance que les Algériens se sont donnée le 22 février dernier ; sans qu’aucun des partis n’ait vu monter la déferlante populaire … Pour cette raison, tous les partis devraient admettre avoir failli, faire profil bas, et laisser le peuple continuer à s’exprimer par lui-même pour lui-même. Dans un cadre légal.

C’est aussi maintenant que les parties en jeu doivent montrer qu’elles sont engagées pour le pays et son peuple et non pour une gloire illusoire, personnelle ou partisane. Poser des conditions préalables à une participation au dialogue peut s’avérer suicidaire. C’est le dialogue qui doit impérativement commencer, pas les chamailleries politicardes continuer. Les conditions de liberté d’expression et de circulation ayant été obtenues, elles seules doivent prévaloir. Exiger du pouvoir qu’il abdique sur des volets annexes manque de sérieux. Ça ressemble plus à un chantage en crabe destiné à complaire aux citoyens, ou à se démarquer, qu’à une posture politique responsable.

Ce serait bien triste de voir le mouvement majestueux des Algériens condamné à l’échec à cause d’une querelle de clochers (heu …) entre des partisans de la discorde.
Que les opposants réclament et obtiennent plutôt des énergumènes offensifs qui tentent de noyauter le mouvement par des provocations sous couvert d’une spécificité culturelle qu’ils cessent leurs enfantillages. Ils coûtent trop cher au mouvement entier. Leur culture à eux n’est pas la seule à être spécifique en Algérie. Il y a des cultures spécifiques du nord au sud, et d’est en ouest, ma cha allah ! Personne ne mélange politique et culture. Pourquoi eux !

«La commission arrêtera les propositions finales à l’issue d’une réunion dans le cadre de la conférence nationale souveraine dans ses décisions qui seront évidemment opposables à tous y compris les pouvoirs publics», lit –on dans le communiqué.
Et une fois ces décisions adoptées, elles seront transmises à la présidence de l’Etat pour les concrétiser sous forme de «lois, d’organisations et  de procédures». https://www.algerie1.com/politique/taleb-hamrouche-bouchachi-bouhired-ait-larbi-hellip-le-panel-lance-un-appel-a-23-personnalites-a-le-rejoindre

Toutes les “personnalités” confondues ne peuvent-elles pas humblement accepter que ce passage à lui seul puisse constituer une garantie de sincérité et accorder au personnes du “panel” le bénéfice, non pas du doute, mais bien de la présomption d’innocence !! Les enjeux en valent bien la chandelle, non ? A condition d’être loyal et de ne pas y aller avec l’intention de continuer à s’opposer …
Ces sont eux qui portent toute la charge de cette démarche. Aidons-les plutôt que de leur opposer des « conditions préalables ». C’est facile de poser des conditions ; il est plus difficile de prendre part. Ceux qui cherchent à enjamber à tout prix la constitution actuelle au prétexte qu’elle appartient à un passé frauduleux veulent installer un chaos dont ils savent déjà quoi faire. Sinon ils ne seraient pas aussi sûrs de leur fait. Voilà le risque.

Il manque juste un trait d’union entre ce groupe de personnes et le mouvement populaire ; un peu de jeunesse voyez-vous … Il appartient au mouvement de désigner des représentants régionaux (qui désigneraient des délégués à une échelle nationale s’ils le jugent bon). Et le contact est mis.

Que les Algériens se décolonisent l’esprit des pratiques libérales copiées/collées à partir de modèles français (ils ne fonctionnent pas en France, et ce n’est pas de la médisance), et qu’ils se parlent en Algériens sincères juste le temps de construire une base commune de travail.

Au fait : qui sont ces membres du “panel” ? Comment s’est-il constitué ? Quel rapport avec la masse en mouvement ?

Une suggestion : créer un site dédié aux activités de ce “panel” afin de rendre possible un suivi par les Algériens partout dans monde.
Un suivi et des suggestions, à l’exclusion de toute forme de critique. Ça exigerait une gestion trop lourde des contenus. Sans compter que l’effort de transformer dans sa propre tête une critique spontanée (n’importe qui sait critiquer) en une proposition/ suggestion/ invitation a sur le cerveau donc les nerfs donc les muscles donc le monde entier le même effet qu’un exercice de détente accompagné d’un instrument de musique printanière (attention aux musiques « zen »! Certaines sont sinistres) … Ou un verset du coran récité d’une voix profonde …



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