À l’antenne de BFM TV, le ministre démissionnaire de la Transition écologique, mis récemment en cause par plusieurs révélations de Médiapart, a regretté l’absence d’un régulateur similaire au Conseil supérieur de l’audiovisuel pour la presse en ligne.

Assurant qu’il n’avait pas envie «d’être en guerre avec Mediapart» -dont il aurait applaudi certaines enquêtes par le passé-, François de Rugy s’est toutefois défini dans un entretien à BFM TV comme «victime de cabale, d’un lynchage».

Qualifiant ce «lynchage médiatique» d’«inadmissible», il n’a pas exclu que demain, n’importe qui d’autre puisse en devenir la cible. Et d’estimer que «tout et n’importe quoi» ne pouvait pas être raconté «dans l’impunité».

Il s’appuie sur l’exemple du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), que tout citoyen peut saisir en cas de nécessité. «Bizarrement, cela n’existe pas pour Internet», a-t-il regretté.

Insistant sur le fait qu’il n’appellera jamais à «censurer la presse», il s’est tout de même prononcé pour «une forme de régulation» capable de «condamner tel ou tel manquement».

L’affaire de Rugy

Le ministre de la Transition écologique a présenté sa démission du gouvernement le 16 juillet, après avoir été mis en cause par Mediapart pour ses dépenses datant de l’époque où il était président de l’Assemblée nationale.

Mediapart a notamment affirmé que M.de Rugy avait donné des dîners fastueux «aux frais de la République» entre 2017 et 2018, avait «utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à EELV en 2013 et 2014», fait effectuer des travaux d’un montant de 63.000 euros dans son appartement ministériel et loué un logement à «loyer social préférentiel» à proximité de Nantes.





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