Et tout, absolument tout est fait pour que ce souvenir reste le plus vivant et le plus vibrant possible dans la mémoire collective européenne. Tant au niveau du cinéma que des documentaires, émissions radios, téléfilms, programmes scolaires, rappels et commémorations pour que le moindre détail surgisse afin de rappeler le rôle coupable d’une Europe qui a fermé les yeux sur l’innommable.

Et dans une civilisation qui s’est bâtie pendant des siècles sur le sentiment de culpabilité tel qu’enseigné à travers les valeurs chrétiennes qui ont fondé l’Europe, il est certain que cela laisse des traces et perdure un certain temps. C’est donc sur cet aspect que les experts en communication ont focalisé l’attention et leur angle de vue, afin que l’Européen moyen ne se permette jamais d’oublier sa dette morale.

La technique n’est pas compliquée, au contraire, elle est d’une simplicité limpide et parvient encore et toujours à entretenir un sentiment compassionnel à l’égard des juifs de la part de ceux qui ne parviennent pas à se débarrasser de cette culpabilité de leurs aînés avec laquelle pourtant ils n’ont rien à voir.

En effet, si l’on peut reprocher à ses parents ou grands-parents d’avoir fait de mauvais choix, pourquoi faudrait-il en payer les conséquences pendant des générations entières? Cela n’a aucun sens. Se souvenir, d’accord… si l’objectif est d’éviter de reproduire les mêmes atrocités. Mais devoir se repentir ad nauseam, pour le choix des autres, en aucun cas! D’autant que le régime israélien nous montre qu’il s’autorise à reproduire sur les Palestiniens, les mêmes crimes que des juifs ont subis sous les nazis.

Par ailleurs, bien entretenu, rappelé de manière métronomique à nos mémoires ce culte du souvenir permet de pointer un autre élément de la propagande sioniste: l’antisémitisme.

Ainsi celui qui ne courbera pas la tête par rapport à ce crime absolu pratiqué pendant la seconde guerre mondiale, et qui se permettra en tant qu’antisioniste de critiquer la politique israélienne de colonisation tous azimuts, sera-t-il traité d’antisémite. Terme qui constitue le «joker» fatal contre ceux qui oseront pointer le racisme et l’apartheid pratiqués impunément et à grande échelle par tout gouvernement israélien, depuis les décennies qu’est appliquée cette funeste idéologie qu’est le sionisme.

A cet effet, il faut (re)lire l’ouvrage de Norman Finkelstein édifiant sur la question: «L’industrie de l’Holocauste» (pour reprendre un terme fallacieux, puisqu’il désigne un «sacrifice» qui n’a évidemment pas eu lieu!) aux Ed. La Fabrique. Et bien comprendre à quel point la propagande israélienne est une «arme de destruction massive» … des cerveaux de ceux qui sont dans l’ignorance et qui y restent par paresse, fainéantise, complaisance ou lâcheté.



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