Un mois plus tard ! ils s’inquiètent ENFIN de la disparition du jeune Steve Maia Caniço. Sa probable noyade fait hurler depuis le 21 juin (nuit du 21 au 22 pour être précis) les réseaux sociaux.

Des dirigeants et élus de LFI se sont fait photographier, porteurs d’une affiche « Où est Steve ? » On me rapporte cette anecdote : un jeune homme poli demande dans la rue un renseignement à un policier débonnaire ; il le remercie et ajoute en partant : « Au fait, où est Steve ? ».

Grégoire Chassaing, le commissaire qui a ordonné la charge contre les jeunes fêtards inoffensifs (mais trop noctambules) vient d’être décoré par Castaner. Demain, ou après-demain, ou après-après-demain, le commissaire aura à rendre des comptes et sa breloque.

La grossière provocation du ministre, le tapage des réseaux, l’émotion grandissante dans le monde politique ont réveillé les médias (1). Bientôt, les journaleux de la pensée unique rappelleront à leurs détracteurs les longs articles, les émissions, qu’ils ont consacrés à ce drame. Mais c’est la date de leur réveil qui importera aux amoureux de la démocratie et aux lecteurs de la Charte de Munich (ce serment d’Hippocrate des journalistes).

Théophraste R. (Munichois pour une certaine Charte hors de laquelle les journalistes s’exposent à une haine saine et juste).

Note

(1) Voir ce long et délicieusement pernicieux article (20 juillet 2019) du « journal de référence » (rire).





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