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19 janvier 2021

Prison avec sursis demandée pour une princesse saoudienne en raison de violences contre un artisan




Six mois de prison avec sursis et une amende de 5.000 euros ont été demandés pour la sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane concernant des violences qu’elle aurait ordonné d’infliger à un artisan qui travaillait en 2016 dans une résidence royale à Paris.

L’accusation a requis mardi six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende contre la soeur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, pour des violences infligées par son personnel à un artisan qui travaillait dans une résidence royale à Paris en 2016, selon l’AFP.

Hassa bint Salmane est suspectée d’avoir demandé à son agent de «protection rapprochée», Rani Saïdi, seul présent à l’audience au tribunal correctionnel de Paris, de menacer, frapper et humilier l’artisan. Le plombier, appelé pour réparer une vasque dans l’appartement occupé par la princesse, est lui-même accusé par cette dernière d’avoir pris des photos volées.

La procureure regrette la destruction du téléphone portable de l’artisan – «On ne saura jamais ce qu’il y avait sur ces photos» -, elle relève qu’il n’y a pas de preuve formelle que la princesse ait «formellement ordonné de frapper» le plombier.

«Elle est en colère et je la comprends: personne ne l’a prise en photo depuis ses huit ans», l’artisan Ashraf Eid est peut-être un «ennemi de son pays» prêt à vendre ces photos ou «à la solde de Daech», lance la magistrate.

Pour l’accusation, la fille du roi d’Arabie est bien complice de violence avec arme et séquestration «par provocation et par abus de pouvoir».

Contre l’agent de «protection rapproché» Rani Saïdi, un homme de confiance, la procureure a requis 8 mois d’emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d’amende.

Elle a longuement décrit les «trois heures de séquestration» de l’artisan, qui gardera un «traumatisme profond» de cet épisode au cours duquel «M. Saïdi est là quasiment en permanence»: «C’est lui qui noue les liens, les détache, le surveille», affirme-t-elle.

Après le réquisitoire, la défense a commencé à plaider.





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