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14 December 2019

Actions de l’OPEP/non OPEP, cours des hydrocarbures et impact sur les équilibres financiers de l’économie algérienne



Actions de l’OPEP/non OPEP, cours des hydrocarbures et impact sur les équilibres financiers de l’économie algérienne

Professeur des Universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL directeur d’études Ministère Energie/Sonatrach 1974/1979-1990/1995-2000/2007è2013/2015

L’impact semble mitigé du récent accord de Vienne, puisque le 02 juillet 2019, le contrat août 2019 sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 2,84 dollars, soit 4,81%, à 56,25 dollars le baril et le Brent à échéance en septembre 2019 a cédé 2,66 dollars (4,09%) à 62,40 dollars. En effet, 14 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs 10 partenaires non membres de l’Opep se retrouvés les 01/02 juillet 2019 à Vienne, où ils ont décidé de maintenir le cap des limitations de production de pétrole pour une durée de neuf mois, (jusqu’en mars 2020), après l’accord conclu entre Moscou et Ryad. Ces 24 pays, qui représentent environ 50% du pétrole du globe, avaient décidé en décembre d’abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de barils par jour (mbj) pour soutenir les cours.

1- Les facteurs géostratégiques et la croissance mondiale, facteurs déterminants du cours des hydrocarbures

Les facteurs géostratégiques sont déterminants. Imaginons la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran où transitent 20/25ù de la production pétrolière, le cours risque de flamber entre 90/100 dollars. Ou une guerre commerciale à outrance entre les USA/Chine entrainent une grave récession de l’économie mondiale où le cours risque de descendre en dessous de 50 dollars. En plus que trois acteurs principaux à travers leur production, influent sur les cours : les USA, l’Arabie Saoudite et la Russie. Les USA n’étant pas concerné par les accords, le problème posé est le suivant : l’Arabie saoudite sous pression américaine respectera t- elle son quota et dans ce cas, malgré l’accord récent Arabie saoudite /Russie dans le cadre des accords OPEP/non OPEP, les autres pays étant marginaux, elle sera suivi forcément par la Russie qui ne veut pas perdre des parts de marché. Selon l’agence Reuters en moyenne en 2018, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a extrait 33,31 millions de barils par jour (bpj) soit 390.000 bpj de plus qu’en septembre. une partie du supplément de production de l’Opep provenant de la République du Congo et de la Guinée Equatoriale, qui ont rejoint l’organisation en 2018 et 2017, mais bon nombre de pays de l’OPEP n’ont pas respecté les quotas. Dans cette hypothèse le cours du Brent devrait fluctuer, sauf crise mondiale majeure où le prix pourrait descendre en dessous de 60 dollars, entre 65/75 dollars, 70 dollars le baril, étant le prix d’équilibre afin de ne pas pénaliser ni les pays consommateurs ni les pays producteurs . Tout en rappelant qu’un prix supérieur à 60 dollars devrait entrainer l’entrée massive du pétrole et du gaz de schiste US dont les gisements marginaux, qui sont les plus nombreux, deviennent rentables avec une production supérieure à 10 millions de barils/jour. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), en 2018 les USA sont devenus le premier producteur mondial de pétrole, devant la Russie et l’Arabie saoudite, avec 10,9 millions de barils par jour et cette production devrait même dépasser 11,5 millions de barils par jour en 2019. Dans ce cadre je recense huit huit déterminants du cours du pétrole

La première raison, comme le souligne les rapports internationaux dont celui de la Banque mondiale est une reprise de la croissance pour 2019, mais avec une prévision de ralentissement pour 2020. Bon nombre d’experts internationaux ainsi que des institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale prévoient une éventuelle crise mondiale horizon 2020/2025 en cas d’accélérations des mesures protectionnistes entre les Usa/Europe, USA/Chine. Par ailleurs, le dernier rapport de l’AIE met en garde les pays dépendant de la rente des hydrocarbures, du fait d’une modification de la trajectoire de la croissance fondée sur l’économie de la connaissance, d’une nouvelle configuration de la demande énergétique mondiale (efficacité énergétique, énergies renouvelables, entrée de l’hydrogène horizon 2030) qui impactera la demande d’hydrocarbures traditionnels La deuxième raison, est le respect, globalement, du quota des membres de l’Opep décidé en décembre 2016 à Vienne avec des notamment de l’Arabie saoudite. La répartition des quotas de l’Opep a été la suivante : l’Algérie dispose d’un quota de 1,089 million de barils jour, avec une réduction de 50.000 barils/jour son quota passe à 1,039 million barils/j,-L’Angola passant de 1,751 million barils/jour à 1,679 barils/j,’Arabie Saoudite passant de 10, 544 million barils/j à 10,058 barils/j, les Emiraties Arabes Unies passant de 3,013 barils/j à 2,874 barils/jour, l’Equateur passant de 548.000 barils/jour à 522.000 barils/j, le Gabon de 202.000 barils jour à 193.000 barils/jour, l’Iran de 3,975 millions barils/jour à 3,797 millions barils/j, l’Irak de 4,561 millions barils/j à 4,351 millions barils/j, le Koweït de 2,838 millions barils/j à 2, 707 millions barils/j, le Qatar (pays essentiellement gazier 3ème réserve mondiale de gaz traditionnel après la Russie et l’Iran), 648.000 barils/j à 618.000 barils/j, le Venezuela, paradoxe le premier réservoir de pétrole mondial avant l’Arabie Saoudite mais un pétrole lourd actuellement en semi-faillite, de 2,067 millions de barils/j à 1,972 millions de barils jour. Les autres pays hors OPEP concernés par l’accord conclu sont : la Russie 300.000 barils jour de réduction dont la production russe de pétrole, le Mexique (2,1 Mb/j en octobre/novembre 2016)le Kazakhstan (1,7 Mb/j), Oman (1 Mb/j), l’Azerbaïdjan (0,8 Mb/j,) la Malaisie (0,7 Mb/j), la Guinée équatoriale (0,2 Mb/j), le Soudan du Sud (0,1 Mb/j), le Soudan (0,1 Mb/j) et le Brunei (0,1 Mb/j). Dans les faits, l’essentiel de cette baisse est assuré par les deux plus grands producteurs de ce groupe hétérogène : la Russie (- 0,3 Mb/j) et le Mexique (- 0,1 Mb/j). Encore que les tensions actuelles entre Iran entre l’Iran et l’Arabie saoudite peuvent engendrer une mésentente au niveau de l’Opep. La troisième raison, est l’entente hors Opep entre l’Arabie saoudite et la Russie, ces deux pays produisant plus de 10 millions de baril/ jour. Et toute décision contraire de ces deux pays impactera à la baisse le cours des hydrocarbures. La quatrième raison, est la situation politique en Arabie saoudite, les Bourses ne voyant pas encore clair de l’action du prince héritier, avec la crainte de tensions politiques internes, mais surtout de la vente de 5% d’actions d’une partie de la grande société Aramco, afin de maintenir l’action à un niveau élevé, vente qui a été reportée. La cinquième raison, est la tension au Kurdistan, cette zone produisant environ 500 000 barils/jour, la baisse de la production vénézuélienne, les tensions en Libye et au Nigeria. La sixième raison, est le discours du président américain vis-à-vis de l’Accord avec l’Iran, dont les sanctions ont commencé en novembre 2018, certes atténué par la position européenne qui a décidé de mettre en place un système de troc pour contourner les transactions en dollars, et également el le marché chinois ou les iraniens peuvent se faire payer en yuans. La septième raison, est la faiblesse du dollar par rapport à l’euro La huitième raison, est la baisse ou la hausse des stocks américains, tout en n’oubliant pas les stocks chinois A court terme, les huit raisons invoquées précédemment peuvent pousser soit à la hausse ou à la baisse le cours du pétrole, certains facteurs étant plus prépondérants que d’autres.

2.-Cours des hydrocarbures et impacts sur les réserves de change

En ce mois de janvier 2019 Sonatrach c’est l’Algérie et l’Algérie c’est Sonatrach procurant directement et indirectement 98% des recettes en devises du pays d’où l’importance de connaitre sa structure d’exportation, où GNL et GN représentent environ 33% de ses recettes. Pour 2018, nous avons ainsi un total en valeur pour Sonatrach de 34,995 milliards de dollars et pour les associés 3,61 milliards de dollars au total 38,607 milliards de dollars, les associés représentant 9,35%, une stabilisation par rapport aux années passés montrant que l’Algérie n’a pas tellement attiré d’investisseurs étrangers, d’où l’importance de la révision de la loi des hydrocarbures. Ce n’est que le chiffre d’affaire et pour voir le profit net qui reste à Sonatrach, il faut retirer les bénéfices des associées et les couts d’exploitation qui sont variables assez faible pour le pétrole brut et le gaz naturel par canalisation, mais élevé pour le GNL, le condensat, le GPL et les produits raffinés pouvant tourner en moyenne autour de 30%.Selon le bilan provisoire 2018, par structure nous avons -Pétrole : SH – volume 16,746 en millions de tonnes et 79,701 milliers de barils de barils- valeur 9,393 milliards de dollars -Pétrole associés ,volume, 4,763 millions de tonnes –et 22,08 en milliers de barils – valeur 2,637 milliards de dollars -Condensat : SH volume en millions de tonnes 18,75 valeur 2,107 milliards de dollars – associés volume en millions de tonnes, 4,09 – valeur 0,426 milliards de dollars -Produits raffinés : volume en millions de tonnes 13,97 valeur 7,972 milliards de dollars -GPL : SH volume en millions de tonnes 5,84 valeur 3,007 milliards de dollars- GPL associés volume 711- valeur 0,371 milliards de dollars -Gaz naturel -volume en milliards de mètres cubes gazeux 37,721 valeur 9,123 – associés volume, 0,734 – valeur 0,177 milliards de dollars -GNL : SH volume en milliards de mètres cubes gazeux , 20,670, valeur 3,58 milliards de dollars Il faut relever que la consommation d’énergie a été pour 2017 : ménages, 44%, transport 33% et Industrie BTP 22% contrairement aux pays développés. Se pose cette question centrale, quel sera le prix de cession du gaz de toutes ces unités mises récemment installées notamment engrais phosphate, sidérurgie fortes consommatrices d’énergie ? Donc fortement dépendant du cours es hydrocarbures, pour remonter son déficit budgétaire au titre de l’exercice 2019, l’Algérie aurait besoin d’un baril de pétrole à 116,40 dollars, selon le média américain Bloomberg contre 95/100 dollars en 2017/2018, soulignant que « la production algérienne est restée relativement stable à environ 1 million de barils par jour». L’agence américaine, qui fait état « d’incertitudes politiques précise que la part de production de l’Algérie au sein de l’OPEP est de 3,3%, reprenant une analyse publiée en avril 2019 qui avait averti que de dures mesures économiques s’imposaient à l’Algérie, et que la révolte populaire accélère l’urgence de la réforme économique et financière. L’analyse indiquait que même si l’impact des bouleversements économiques mondiaux ne sera pas significatif dont « l’économie est fermée», il n’en demeure pas moins que des jours difficiles s’annoncent pour l’Algérie, « qui n’a pas su prévenir une telle situation de crise», en dépit de la manne financière dont le pays disposait lors des années qui ont suivi la chute des prix du pétrole, dès la mi-juin 2014. Cette analyse contredit les propos récents du ministère de l’Energie et de certains experts algériens qui avaient affirmé qu’un prix à 80 dollars permettrait à Sonatrach d’augmenter ses ressources et de réaliser ses programmes de développement. Rappelons qu’une hausse d’un dollar en moyenne annuelle procure entre 300-500 millions de dollars supplémentaires à l’Algérie soit à 70 dollars entre 6/ 10 milliards de dollars/an en référence à la loi de finances établie à 50 dollars. C’est le chiffre d’affaires et non le profit net dont il convient de déduire les couts. Même à 70 dollars, cela ne permet pas de combler le déficit budgétaire. Qu’’en sera-t-il après l’abandon par le gouvernement du financement non conventionnel restant deux solutions : l’endettement extérieur ou le dérapage accéléré du dinar. Exemple un dérapage du dinar de 20% augmente la fiscalité pétrolière en dinars et les importations également dont les taxes douanières s’appliquent à un dinar dévalué, voilant artificiellement le déficit du trésor. La solution la plus durable est une lutte contre la corruption(surfacturations) , une plus grande rigueur budgétaire pour lutter contre les surcouts, une meilleure allocation des ressources financières supposant une planification stratégique et cibler les subventions qui doivent s’adresser qu’aux catégories et aux régions les plus défavorisées et ce afin de limiter la baisse des réserves de change, Dans la loi de finances 2019, les transferts sociaux budgétisés pour 2019 s’élèveront à 1772,5 milliards de dinars, représentant 8,2% du PIB et d’environ 21% de la totalité du budget de l’Etat en hausse de 12,5 milliards (+0,7%) par rapport à 2018. Le taux des transferts sociaux avait atteint 22,8% du budget général de l’Etat sur la période 2000-2004, puis 24,5% sur la période 2005-2009, puis 25% du budget de l’Etat en 2010-2015 et 23% entre 2016 et 2017. Cela a un impact sur les réserves de change ont évolué ainsi : 2012 :190,6 milliards de dollars, 2013 :194,0 milliard de dollars, 2014 :178,9 milliards de dollars, 2015 :144,1 milliards de dollars, 2016 : 114,1 milliards de dollars, 2017 : 97,3 milliards de dollars. Selon la banque d’Algérie, bilan du premier semestre 2018, par rapport à fin décembre 2017, les réserves de change se sont contractées de 8,72 milliards de dollars en passant de 97,33 milliards à fin décembre 2017 à 79,6 milliards de dollars fin 2018. Selon le PLF comme incidence, l’encours des réserves de change sera impacté et se contracterait à 62, milliards de dollars en 2019, 47.8 en 2020 et à 33.8 milliards de dollars en 2021, le FMI prévoyant 12 milliards de dollars courant 2022 et ce avant les évènements d’Al Hirak.

3.-Plus de rigueur budgétaire et lutte contre les transferts illicites de devises pour éviter la cessation de paiement 2021/2022

D’où l’importance à la fois d’une meilleure gestion et de lutter contre la dérive financière de certaines oligarchies au détriment du pays et les transferts illicites de devises ? Après les scandales financiers à répétition qui touchent tous les secteurs que dévoile quotidiennement la presse nationale et les importants découverts d’une minorité de monopoleurs rentiers auprès d’autres banques publiques (selon certaines sources plus de 50% du montant des crédits alloués au secteur privé et 70% aux entreprises publiques sont des créances non performantes), nous assistons à des recapitalisation à répétition des banques publiques qui se chiffrent à plusieurs milliards de dollars US.? Il convient de se poser la question de savoir si l’on peut continuer dans cette voie hasardeuse, situation qui menace le fondement de l’Etat lui-même et la sécurité nationale. La manière dont sont gérés les services collectifs et l’administration alors que l’on s’appesantit souvent sur la gestion uniquement des entreprises publiques ayant à leur disposition une fraction importante du budget de l’Etat, et la gestion de ces segments contredit les règles élémentaires de ce que les économistes font rentrer dans le cadre de l’économie publique Selon le document officiel présenté par le premier ministre à l’APN fin 2017, le sprogrammes de développement ont nécessité de 2000/2017 une enveloppe de 531,8 milliards de dollars dont une grande partie en devises et le budget de fonctionnement et de gestion pour la même période une dépense de l’ordre de 649,9 milliards de dollars, soit au total 1187,7 milliards de dollars . Bien qu’il faille ne pas confondre l’acte de gestion, gérer c’est prendre des risques si l’on veut développer les énergies créatrices, avec l’acte de corruption préjudiciable à la société, la majorité des cadres étant honnêtes, cela pose la problématique d’un véritable contrôle qui doit être global Pour les transferts illégaux de devises, l’objectif stratégique est d’établir la connexion entre ceux qui opèrent dans le commerce extérieur soit légalement ou à travers les surfacturations et les montants provenant essentiellement d’agents possédant des sommes en dinars au niveau local légalement ou illégalement , non connectés aux réseaux internationaux. Il ne faut pas se tromper de cibles, devant différencier stratégie et tactiques pour paraphraser le langage des stratèges militaires, existant souvent une confusion entre les sorties de devises résultant des importations de biens et services d’environ 600 milliards de dollars entre 2000/2018 selon les statistiques du gouvernement et le total des dépenses d’environ 1100 milliards de dollars( document officiel du FMI , budget équipement et fonctionnement (constitué en grande partie de salaires). Il s ‘git de différencier les surfacturations en dinars (pour des projets ne nécessitant pas ou peu de devises) des surfacturations en devises, existant deux sphères d’agents ceux reliés uniquement au marché interne ( dinars) et ceux opérant dans le commerce extérieur (devises), ce processus se faisant en complicité avec les étrangers, bien que certains agents économiques opèrent sur ces deux sphères. Prenons l’hypothèse d’un taux de 10% de surfacturation, ce n’est qu’une hypothèse, étant plus facile pour les services où certaines surfacturations peuvent atteindre plus de 15%. Les sorties de devises de biens et services entre 2000/2018, étant estimées à environ 600 milliards de dollars, cela donnerait un montant total de sorties de devises de 60 milliards de dollars soit plus de 70% des réserves de change clôturé à 79 milliards de dollars au 31/12/2018. Si l’on applique un taux de 20% cela faisait 120 milliards de dollars soit une moyenne annuelle de 7,8 milliards de dollars entre 2000/2018, plus que les réserves de change actuelles, une véritable dérive.. Ainsi les surfacturations et l’utilisation de la distorsion du taux de change permettent la fuite de capitaux (la méthode résiduelle de la Banque Mondiale l’évalue à plusieurs dizaines de milliards de dollars entre 1980/2018 avec d’importants mouvements pour certaines périodes, fonction de la situation politique et socio-économique) et des produits hors de la frontière, fonction de la distorsion des prix intérieurs et internationaux. Pour la période récente 2000/2018, ce montant serait plus important si les surfacturations étaient d’environ de 20/25% par rapport aux normes internationales. Ces transferts illégaux de devises ne datent pas d’aujourd’hui devant ramener pour des comparaisons sérieuses la valeur du dinar qui est coté en mars 2019 à 118 dinars un dollar et en 1974 nous avions 5 dinars pour un dollar( fixation administrative) , 45 dinars un dollar vers les années 1974/1975, avec un dérapage accéléré entre 2009/2018 afin de combler artificiellement , le déficit budgétaire et accélérant l’inflation importée compressée partiellement par les subventions, notamment pour le carburant et les produits de première nécessité . Ayant eu à diriger le dossier du bilan de l’industrialisation entre 1965 et 1978 pour le gouvernement de l’époque ayant quantifié d’importants surcouts par rapport aux normes internationales, et le dossier des surestaries en 1983 en tant que directeur général es études économiques et haut magistrat comme premier conseiller à la Cour des comptes, pour la présidence de l’époque au moment du programme anti-pénurie , au vu des importants montants illégaux détectées à travers des échantillons, j’avais conseillé à la présidence de l’époque d’établir un tableau de la valeur en temps réel, reliant toutes les institutions concernées aux réseaux internationaux (prix, poids, qualité) , tableau qui malheureusement n’a jamais vu le jour du fait que la transparence des comptes s’attaquait à de puissants intérêts occultes. Ces pratiques condamnables qui portent atteinte à la sécurité nationale et au développement futur du pays, existant des liens entre trafic de devises, de drogue et terrorisme.

En résumé, il faut éviter à tout prix de vivre de l’illusion de la rente éternelle et penser en urgence, pour des raisons de sécurité nationale à un nouveau modèle de consommation énergétique (mix énergétique dont l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables dont le coût a diminué de plus de 50%) et surtout à une stratégie de développement hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales, supposant de profondes réformes structurelles, le statu quo et l’immobilisme conduisant forcément à l’épuisement des réserves de change horizon 2022. . Cela influe sur le taux de change corrélé aux réserves de change via les recettes d’hydrocarbures à plus de 70%.En cas où le montant des réserves de change tend vers 10 milliards de dollars et du fait que c’es tune économie essentiellement rentière ( 98% des recettes en devises avec les dérivées) , contrairement aux discours euphoriques déconnectés de la réalité du ministère du commerce, la banque centrale serait contrainte de dévaluer le dinar officiel à plus de 200 dinars un euro avec un écart ‘environ 50% sur le marché parallèle. Il s ‘agit donc impérativement pour éviter la dérive économique de solutionner la crise politique avant la fin de l’année 2019 se fondant sur un Etat de droit et la démocratie. Comme je viens de le souligner dans une interview à Jeune Afrique ( Paris France) le 24 juin 2019, une longue période de transition que certains proposent, le temps ne se rattrapant jamais en économie, conduira à la régression économique et sociale avec des réserves de change tendant vers zéro et le retour à la tutelle du FMI dans moins de deux ans. Comme conséquence, nous aurons des incidences géostratégiques, politiques, sociales et économiques aboutissant à une déstabilisation de l’Algérie : car ne soyons pas utopiques, les lois économiques sont insensibles aux slogans politiques.

NB/ Professeur des Universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL directeur d’études Ministère Energie/Sonatrach 1974/1979-1990/1995-2000/2007-2013/2015

Références
En plus de nombreuses contributions dans des revues internationales sur l’énergie entre 1975/2018 voir Pr Abderrahmane Mebtoul « Sonatrach dans un environnement concurrentiel », parue dans la revue mensuelle en anglais Arab Oil Gas Magazine vol. XXXX juin 2003(Paris Londres) et revue bi mensuelle pétrole et gaz arabes publication simultanée en anglais et en français vol XXXV n° 817 avril 2003- Contribution à la prestigieuse haute Ecole -HEC Montréal novembre 2012 « pour un nouveau management stratégique de Sonatrach- -conférences du Pr Abderrahmane Mebtoul devant le parlement européen octobre 2013 sur « le Maghreb face aux enjeux géostratégiques » où a été abordé la stratégie énergétique comme facteur d’intégration- au séminaire international organisé par l’institution de la coopération allemande au développement (GIZ) le 17 octobre 2012 à Oran « les sept axes de la transition énergétique en Algérie » et sa conférence au Sénat français « l’Algérie face à la transition énergétique mondiale » ( décembre 2013) – la stratégie gazière en Algérie et le marché européen , face la concurrence internationale » (revue internationale gaz d’aujourd’hui Paris janvier 2015)- Forum mondial du Développement durable Paris (France) le 13 mars 2017 Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul, « quelle transition énergétique pour l’Algérie ? » –Voir audits opérationnels sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul de 1974 à 2015 1.-Bilan de Sonatrach -Ministère Industrie/Energie Alger – 1974/1976 assisté des cadres dirigeants de Sonatrach et d’experts nationaux 7 volumes 680 pages. 2.- -Pour un nouveau modèle de consommation des carburants audits assistés du bureau d’études Ernest Young et des cadres dirigeants de Sonatrach 2007 8 volumes 780 pages. 3- -Pétrole et gaz de schiste : opportunités et risques assisté de 20 experts internationaux 10 volumes 980 pages Premier Ministère Alger- 2015. -Conférence du professeur Abderrahmane MEBTOUL le 19 mars 2019 –Ministère de la Défense Nationale – Ecole Supérieure de Guerre –ESG « les déterminants du cours du pétrole et son leurs impacts sur l’économie algérienne :entre les fondamentaux et les enjeux géostratégiques » – -Intervention du Pr Abderrahmane Mebtoul « l’Algérie face aux trafics et au terrorisme au niveau de la région sahélienne »- Ministère de la Défense Nationale -Institut de Documentation, d’Evaluation et de Prospective trafic des frontières et la sécurité au Sahel 27 mars 2018



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