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23 August 2019

Les prouesses brillantes de l’économie macronienne…




Creusement des déficits et de l’endettement. Ces résultats merveilleux, produits de l’excellence jupitérienne, vont ravir ses voisins allemands (qui ne se faisaient aucune illusion après l’élection en 2017 de ce « cher » Macron – cf. Spiegel, juin 2017) La consolidation convergente du “couple franco-allemand” est en marche… pour ainsi dire. Il pourra toujours dire que c’est à cause des émigrés qui font beaucoup d’enfants venus pour les “remplacer”… Mais comme la France en accepte beaucoup moins que leurs voisins (allemands notamment)… Et qu’en tout état de cause les étrangers veulent aller partout en Europe (Grande Bretagne, Scandinavie, Allemangne…) sauf en France… Ce sont aussi les p’tits français qui vont sauter de joie à se demander comment ils vont payer, car la facture c’est à eux qu’elle va être présentée : 1.- Soit par l’augmentation de leurs cotisations (dont les patrons amis de l’Elysée sont affranchis) 2.- Soit par la détérioration des services publics qui leurs sont rendus et/ou l’augmentation des « reste à payer ». Ils s’interrogeront vainement sur la qualité du « modèle social français » dont on leur rebat les oreilles, un lointain souvenir des « Trente Glorieuses » existe plus. 3.- Soit par la continuation de la politique de privatisation qui réduira encore plus les marges d’action des autorités qui poursuivront la seule politique dans laquelle ils excellent : le bavardage dont les spin doctor ont élevé au rang d’une science, l’« art de la com’ » qui n’est rien d’autre que la politique des émasculés. Si cela peut les consoler, ce mode d’administration des économies et des collectivités humaines s’est universalisé. Pour ainsi dire… mondialisé. Sinon comment expliquer pourquoi les masses populaires algériennes pique-niquent tous les vendredi depuis le 22 février dans les centres de nos principales villes. La différence ne tient qu’à la sophistication et à la roublardise des dirigeants. Comme chacun sait les nôtres ont besoin d’une sérieuse remise à niveau. Djeha, Mardi 11 juin 2019

Les prouesses brillantes de l’économie macronienne...
Sécu: le déficit va replonger en 2019, selon la Commission des comptes

AFP, mardi 11/06/2019 à 12:08

Revenu l’an dernier à son plus bas niveau en deux décennies, le déficit de la Sécu “se creuserait” de nouveau en 2019, entre 1,7 et 4,4 milliards d’euros, selon une synthèse de la Commission des comptes dont l’AFP a obtenu copie lundi.

En septembre 2018, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin annonçaient fièrement un déficit au plus bas depuis 2001 (-1,2 milliard d’euros) et prévoyaient, enfin, le retour à l’équilibre pour 2019.

Mais le vent a tourné et la promesse s’est fracassée sur la réalité du ralentissement économique et des chères concessions aux “gilets jaunes”.

Selon la Commission des comptes, cette rechute “résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale (…) nettement inférieure à la prévision initiale” du gouvernement. Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril.

Mais à cause de la “prime Macron” votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%.

Soit, au bout du compte, des “recettes plus faibles qu’attendu” de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. Car l’addition pourrait se corser si l’Etat ne compensait pas à la Sécu les autres “mesures d’urgence” adoptées en fin d’année, au plus fort de la crise des “gilets jaunes”.

L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront “respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros”, estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le “creusement” du déficit “qui atteindrait alors 4,4 milliards”, poursuit-elle, ajoutant que “la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause”.

– conséquences en cascade –

D’autant plus que l’avenir s’annonce moins rose qu’espéré: avec une croissance économique revue de 1,7% à 1,4% cette année, le scénario d’une Sécu en excédent en 2020 “risquerait également d’être compromis”.

En plus de quoi il faudra financer les nouveaux gestes en faveur des retraités, annoncés par Emmanuel Macron en avril: réindexation d’une majorité de pensions sur l’inflation et augmentation du “minimum contributif” à 1.000 euros pour une carrière complète.

Deux mesures dont “le coût total est estimé à 1,5 milliard d’euros et détériorera d’autant le solde de la sécurité sociale”, prévient la Commission des comptes.

Cette “détérioration” durable viendrait compromettre un autre engagement de l’exécutif: la reprise et le remboursement d’un reliquat de 15 milliards de dette sociale, impossible avec des comptes dans le rouge, ce qui exposerait la Sécu au risque d’une remontée des taux d’intérêt.

Une mise en garde identique à celle du Haut conseil du financement de la protection sociale, qui jugeait dès le mois de mars que la sortie des déficits était “remise en question” et évaluait alors les pertes pour 2019 à 3,6 milliards d’euros.

Le gouvernement sait en réalité depuis plusieurs mois que sa projection de départ est devenue chimérique. Mme Buzyn l’avait reconnu en janvier: “Le retour à l’équilibre en 2019 est compromis”.

Mais les chiffres n’ont toujours pas été révisés, laissant planer le doute sur une volonté de laisser filer le déficit de la Sécu pour ne pas accroître celui de l’Etat.

“Nous allons travailler tous ensemble pour améliorer ce déficit de façon à reprendre la trajectoire initialement prévue”, a seulement indiqué la ministre des Solidarités et de la Santé début mai devant le Sénat, en renvoyant le sujet au budget 2020, qui sera présenté fin septembre.

Le FMI “inquiet” de la dette publique française, jugée “trop élevée”

AFP, L. 03/06/2019 à 17:32

Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé lundi la France à “procéder à un effort budgétaire structurel ambitieux” afin de réduire sa dette publique, jugée “trop élevée et sujette à inquiétude” à moyen et long terme.

“S’il n’existe pas de risque immédiat, car le niveau actuellement bas des taux d’intérêt suggère qu’une dette plus élevée peut être tenable au stade actuel, le niveau élevé de la dette n’offre guère de quiétude”, souligne le FMI dans ses perspectives économiques actualisées pour la France.

Dans ces conditions, “il est nécessaire de procéder à un effort budgétaire structurel ambitieux afin de placer la dette sur une trajectoire ferme à la baisse”, ajoute l’organisation internationale.

Selon le FMI, qui maintient inchangée sa prévision de croissance pour la France en 2019, à 1,3%, l’économie tricolore “reste résiliente”, “en partie grâce aux réformes importantes qui ont été mises en oeuvre ces dernières années”.

Mais “les risques extérieurs ont augmenté, et les problèmes structurels persistent”, souligne l’organisation internationale, qui cite, outre la “dette publique et privée élevée”, une “croissance atone de la productivité” et un “chômage structurel encore élevé”.

Pour cette raison, “un consensus social autour des réformes est nécessaire afin de s’attaquer aux défis économiques de long terme de la France et de renforcer la résilience aux chocs”, ajoute le FMI, pour qui un “effort soutenu doit être consenti”.

Pour le budget de l’année prochaine, en cours d’élaboration, “cela implique de prendre des mesures d’assainissement qui compensent les mesures d’allégement fiscal d’avril dernier”, annoncées par Emmanuel Macron à l’issue du grand débat national, insiste-t-il.

Selon le FMI, plusieurs réformes prévues par le gouvernement devraient permettre de “préserver la viabilité des finances publiques françaises”, à l’image de la réforme de la fonction publique, de la réforme des retraites ou de la réforme des allocations chômage, susceptible de “produire des économies budgétaires à travers une révision des règles de calcul”.

Mais des mesures supplémentaires sont proposées, comme la réduction des coûts de la santé, un meilleur ciblage des prestations sociales, ou encore “la fusion de petites municipalités” et “l’élimination de doubles emplois entre les fonctions des collectivités locales” et de l’Etat.

“Un consensus social autour des réformes prioritaires est essentiel pour en assurer le succès, au profit de tous les citoyens et des générations futures”, reconnaît toutefois le FMI.

Dans son programme de stabilité budgétaire, présenté mi-avril, le gouvernement a revu à la baisse ses objectifs de réduction du déficit et de dette publique d’ici 2022, en raison du ralentissement de la croissance et des mesures décidées face au mouvement des gilets jaunes.

Selon Bercy, le déficit public devrait ainsi atteindre 3,1% du PIB cette année, puis 1,2% en 2022. La dette publique devrait quant à elle passer de 98,4% en 2018 à 96,8% en 2022, soit une baisse de 1,6 point de PIB, alors que l’exécutif promettait jusque-là une baisse de cinq points.

Dette publique : le dernier avertissement de Bruxelles à la France

Le Point, mercredi 05/06/2019 à 17:55

Sa situation n’a rien à voir avec celle de l’Italie à l’encontre de laquelle la Commission européenne vient de proposer d’ouvrir une « procédure de déficit excessif » à cause de l’augmentation de sa dette, mais la France n’est pas non plus vraiment un bon élève. La trajectoire budgétaire choisie par Emmanuel Macron pourrait même, à terme, poser un sérieux problème au regard des règles européennes.

Ce mercredi 5 juin, la gardienne des traités européens a publié un rapport sur les efforts de redressement des finances publiques de la France. Et a constaté que Paris ne réduisait pas suffisamment son endettement.

Une remontée « exceptionnelle » et « temporaire » du déficit

Sortie il y a un an de la procédure de déficit excessif dans laquelle elle était engluée depuis 10 ans, la France rentre maintenant dans le volet préventif du pacte de stabilité et de croissance. Ce qui veut dire qu’elle doit réduire sa dette pour la ramener vers la barre fatidique de 60 % du PIB. En théorie, celle-ci devrait décroître chaque année d’au moins 1/20e de l’écart entre le taux constaté, de 98,4 %, et 60 %. Mais elle bénéficie d’une période de transition de trois ans, jusqu’en 2020. Cela ne l’empêche pas de ne pas réaliser les efforts exigés lors de cette période de transition. Pas plus en 2018, que ce qui est prévu en 2019 ou encore en 2020.

Cette année, cela aurait nécessité des mesures de baisse des dépenses ou d’augmentation des recettes fiscales équivalentes à 0,9 % du PIB. Le gouvernement, qui préfère mettre l’accent sur les baisses d’impôts, a décidé, au contraire, de ne pas réaliser d’effort structurel de réduction du déficit cette année, afin de ne pas risquer de ralentir la croissance en appuyant trop fortement sur le frein. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, le duo de Bercy, ont misé sur les rentrées fiscales liées à la croissance économique, de 1,7 %.

L’année dernière, le déficit public est repassé sous la barre des 3 %, à 2,5 %, mais il devrait remonter à 3,1 % cette année. Et encore, si tout va bien. Cette entorse à la fameuse règle des 3 % ne pose toutefois pas de problème majeur aux yeux du vice-président de la Commission européenne, le Letton Valdis Dombrovskis, et au Français Pierre Moscovici, parce qu’il est surtout lié à la transformation du CICE en baisses de charges patronales pérennes, ce qui entraîne un double versement ponctuel pour les entreprises. En 2020, le déficit devrait donc mécaniquement baisser de près de 1 point de PIB.

Des réformes structurelles saluées

Reste que la France ne fournit pas les efforts de réduction du déficit requis par les traités. La partie « structurelle » de ce déficit, qui ne dépend pas des effets mécaniques de la croissance sur les recettes fiscales, a été réduite de seulement 0,2 point. En d’autres termes, seule la progression de l’activité économique a permis de combler le trou entre les recettes publiques et les dépenses.

En 2019 et 2020, cet effort devrait même être nul, à moins que le gouvernement ne propose d’ici là des mesures supplémentaires de baisses de dépenses ou de hausse d’impôts supplémentaires. On peut en douter, vu le contexte social marqué par le mouvement des Gilets jaunes.

Mais à ce stade, la Commission ne peut pas encore sévir. En fin de mandat (les chefs d’État négocient pour renouveler leur collège de commissaires après les élections européennes), elle ne peut pour l’heure se fonder que sur les seuls résultats définitifs de 2018. Ce qui est insuffisant pour constater un dérapage. D’autant que la Commission européenne a évalué favorablement les réformes structurelles entamées par Emmanuel Macron l’année dernière, un des « facteurs pertinents » examinés par la Commission pour juger de l’effort de redressement des comptes publics. Bruxelles se félicite notamment de la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage votée l’année dernière, ainsi que de l’application des ordonnances travail ou encore de la loi Pacte censée améliorer encore l’environnement dans lequel les entreprises opèrent.

La Commission européenne va ainsi attendre les résultats de l’année 2019, qui ne seront connus qu’au printemps 2020. « Les efforts structurels pour 2019 et 2020 sont proches de zéro, ce qui ne constitue pas un rythme compatible avec le bras préventif du pacte, même une fois prise en compte les déviations autorisées », a prévu Pierre Moscovici, en temporisant. Mais Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, le duo de Bercy, auraient tort de croire que la Commission leur donne quitus. Le bras de fer avec l’Italie le montre. Rendez-vous à l’automne avec l’examen du projet de budget 2020, mais surtout en juin 2020 avec l’évaluation de l’année 2019.


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