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9 August 2020

«Conséquences extrêmement réelles»: Washington menace de nouveau Ankara à propos des S-400




International

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Mercredi 29 mai, la porte-parole du département d’État américain a réitéré les menaces de sanctions à l’encontre d’Ankara si la Turquie n’annule pas sa commande de systèmes de missiles russes S-400.

L’acquisition par Ankara de systèmes de missiles anti-aériens S-400 auprès de Moscou limitera l’approvisionnement des États-Unis en chasseurs-bombardiers F-35 à la Turquie et mettra un terme à sa participation à la production de cet appareil de cinquième génération.

La porte-parole du département d’État américain, Morgan Ortagus, a lancé ces avertissements mercredi 29 mai devant des journalistes, en commentant les déclarations du ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, sur l’arrivée imminente de techniciens russes chargés d’installer le système de défense antiaérien S-400.

«Il me semble que j’ai dit clairement et franchement à cette tribune, à l’instar du secrétaire d’État [Pompeo, ndlr], que notre position reste la même. La Turquie devra faire face à des conséquences extrêmement réelles et extrêmement négatives si elle achève l’achat des S-400. Ces conséquences incluent la suspension de l’acquisition [de F-35 par la Turquie, ndlr] et la participation au programme de production industrielle. En outre, [Ankara, ndlr] fera l’objet de sanctions en lien avec le CAATSA [Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act, ndlr]», a déclaré Mme Ortagus.

La chaîne de télévision CNBC avait précédemment annoncé, en se référant à ses sources, que les États-Unis avaient donné deux semaines à la Turquie pour renoncer à l’achat de systèmes antiaériens russes S-400 et que dans le cas contraire la Turquie serait exclue du programme F-35 de Lockheed Martin. Réagissant à cette information, le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Yavuz Selim Kiran, avait déclaré qu’aucune exigence à ce propos n’avait été «formulée au niveau officiel».

La chaîne de télévision CNBC avait précédemment annoncé, en se référant à ses sources, que les États-Unis avaient donné deux semaines à la Turquie pour renoncer à l’achat de systèmes antiaériens russes S-400 et que dans le cas contraire la Turquie serait exclue du programme F-35 de Lockheed Martin. Réagissant à cette information, le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Yavuz Selim Kiran, avait déclaré qu’aucune exigence à ce propos n’avait été «formulée au niveau officiel».

Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d’euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire en octobre prochain.

Washington a prévenu la Turquie que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l’achat d’avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a promis que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d’acheter des S-400.





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