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25 janvier 2021

Gilets jaunes : la justice macronienne à l’œuvre



Beaucoup a été vu et dit depuis le début des violences contre les gilets jaunes. Le pouvoir a montré son vrai visage avec une violence verbale et physique inouïe et paradoxalement aussi en essayant d’occulter sa nature profonde. La Macronie ne s’embarrasse pas (malgré ses simagrées dès qu’on titille ses actions inavouables) de l’indépendance des pouvoirs et de l’Etat de droit. Nouvelle preuve avec le scandale de la charge quasi mortelle dont a été victime Geneviève Leagy à Nice le 23 mars dernier. Qui pour mener l’enquête sur les agissements de la police ? Pourquoi pas la compagne du commissaire responsable de cette démonstration ahurissante de force ?

En à peine deux années au pouvoir, on pensait avoir tout vu. La Macronie menteuse, donneuse de leçons, insultante, méprisante, violente, mais là, on vient peut-être de trouver la cerise sur ce gâteau indigeste. Ce « on » est plutôt à attribuer à Mediapart. Un média qui commence sérieusement à devenir un vrai problème pour le pouvoir. Alors ce dernier envoie ses hommes faire des perquisitions afin de savoir qui a vendu une partie de la mèche dans l’affaire Benalla-Macron. Que les journalistes de Mediapart se méfient, car avec le nouveau scandale qu’ils viennent de mettre à jour, il va y avoir plus d’un flic aux ordres de la Macronie prêt à tout pour les faire taire. Le premier d’entre eux pourrait bien être un certain Rabah Souchi.

Quand la justice devient une affaire de famille (macronienne)

Inconnu au bataillon, ce commissaire est digne de recevoir les plus hautes récompenses de la Macronie. Envoyé dans le centre-ville de Nice pour interdire à la population d’exprimer son mécontentement vis-à-vis du pouvoir, ce commissaire a vu ses subordonnés charger quelques rares gilets jaunes venus dire que l’interdiction de manifester est un signe dérangeant d’un pouvoir sur la voie totalitaire. Qui a donné les ordres de charger une septuagénaire pacifique ? Ce Rabah Souchi ? Il ne faudra pas compter sur l’enquête de la police puisque Mediapart a révélé la supercherie. Pour enquêter sur les agissements d’un commissaire et de ses hommes, c’est sa femme qui est aux manettes !

C’est à peine croyable, mais ça se passe à Nice sous les yeux du procureur qui n’y trouve rien à redire à cette farce d’investigation. Interrogé, Jean-Michel Prêtre donne le bon Dieu sans confession au petit couple de commissaires. Il dit avoir été « tout à fait au courant, au moment de l’ouverture de l’enquête préliminaire, de [ces] liens de concubinage ». Il ajoute hautain, « Je ne vois pas en quoi cela pose problème ? ». Le problème c’est qu’une femme qui enquête sur son conjoint à tendance à avoir les mêmes problèmes de vue que ce bon procureur de Nice qui répétait mordicus que Genevève Legay n’avait eu « aucun contact avec les forces de sécurité (…) On ne voit pas qui la pousse. Si ce n’est que ce n’est pas un agent de sécurité, qui sont [sic] reconnaissables ». Oui, mais ça c’était avant que les images ne tournent en boucle et montrent la grossièreté de cette affirmation.

Au lieu de prendre sa retraite, ce Jean-Michel Prêtre couvre donc une enquête digne d’une investigation sous le régime soviétique. Pour lui, il n’y a « aucun doute » sur « l’impartialité de l’enquête » dans laquelle « aucune minute n’a été perdue »… Il est vrai que pour ce qui est de faire des déclarations éloignées de la réalité, aucune minute n’a été perdue, pas même par Macron en personne qui avait affirmé deux jours plus tard que « cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre ». Faux ! C’est un flic qui est à l’origine de l’hémorragie méningée frontale gauche, l’hématome occipital droit, l’hématome cérébelleux droit, la fracture de l’os rocher droit, la fracture de l’os pariétal droit, et la fracture médico-sphénoïdale. C’est beaucoup et cela a failli coûter la vie à la septuagénaire.

Sortie de l’hôpital, Legay n’a pas perdu sa tête malgré les coups et elle a renvoyé Macron là d’où il vient. Un homme qui « n’est pas un exemple de sagesse mais de mépris et de violence ». Un homme dont la police vient dans la chambre d’hôpital de la victime pour lui faire dire que c’est un caméraman et non pas un policier qui a failli lui arracher la vie. Legay déclare : « Je sais que le policier qui m’a poussée a reçu des ordres de sa hiérarchie, du commissaire Souchi, du préfet de police, du ministère de l’intérieur ». Oui, et cela montre tout l’ignominie de la Macronie. Que peut espérer cette victime avec son dépôt de plainte pour « violences volontaires commises en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique, avec usage d’une arme, et sur personne vulnérable » et « subornation de témoin » ? Pas grand-chose si le système est déjà aussi bien verrouillé par les sbires de la Macronie. France ! Comment as-tu laissé la dictature s’installer ?





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