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22 September 2019

« Début de la fin! Le gouvernement renonce au retour à l’équilibre budgétaire! » L’édito de Charles SANNAT.. – Les moutons enragés



Comme tout part en quenouille, que la souveraineté monétaire ne nous appartient plus, il ne reste que les solutions fiscales qui pèseront toujours plus sur les ménages. Alors que l’ »optimisation fiscale » terme pour cacher pudiquement la fraude fiscale, est à son plus haut niveau. Comment éviter la faillite d’un État qui a faillit à tout ? Reculer l’échéance en dépeçant la France de son patrimoine? Nous n’aurons plus l’argent qui sera dépensé, et nous n’aurons plus le patrimoine. Ça fait penser à un ménage surendetté, qui refait un crédit pour payer le crédit précédent, au final tout est perdu et c’est la faillite. Et il faut s’attendre à la présentation de chimériques « grands projets » pour notre pays, projets qui seront vantés par les sbires du banquier élyséen, pour nous vendre toujours plus de chaînes européistes et, de privations. Nous avons pu in situ, tester ce qui nous attend. L’exercice est périlleux et la réussite pas forcément au rendez-vous. Partagez ! Volti

******

Charles Sannat pour Insolentiae

On est en train de sacrifier la stratégie budgétaire initiale sur
l’autel des Gilets Jaunes… Faut-il s’en plaindre ou s’en féliciter ?

Je vais vous faire une véritable réponse de normand.

Ni l’un ni l’autre (dans un premier temps) !

Mais… je vais vous expliquer pourquoi !

La politique s’impose à l’économie et pas l’inverse.

Que nous ayons 96% de dettes sur PIB ou 97% en 2019 ou 2020, n’est en aucun cas le problème et n’est pas le sujet de fond.

Le véritable sujet c’est notre capacité dans la durée à maîtriser nos flux financiers.

Pour
le moment évidemment le compte n’y est pas, mais il n’y est pas depuis
40 ans !! Vouloir rétablir dans le même cadre les finances publiques qui
dérivent depuis 4 décennies pour des raisons multiples sans traiter
chacune de ces raisons est illusoire.

Notre déficit et nos dettes sont liés aux éléments suivants :

1/
Plus de souveraineté monétaire avec l’euro donc l’impossibilité
d’utiliser l’ajustement monétaire (douloureux) à travers les
dévaluations.

2/ La mondialisation qui, à travers les
délocalisations, a laminé l’industrie française, fait perdre nombre
d’emplois industriels et donc pèse sur le niveau de chômage et donc
l’absence de cotisations payées et le lourd coût du traitement social du
chômage (effet ciseau de hausse des dépenses et de baisses des
rentrées).

3/ L’informatisation/robotisation qui là aussi pèse sur
le niveau de l’emploi. En France nous avons 10 millions de pauvres qui
travaillent peu ou pas du tout.

4/ L’Union Européenne qui organise
le dumping social, fiscal et environnemental entre les pays de l’Union
et « légalise » quasiment la fraude fiscale à travers ce que l’on
appelle pudiquement « l’optimisation fiscale ».

Voici donc les
grandes raisons macro-économiques de notre échec collectif, vous avez
après des raisons que je qualifie de secondaires comme la démographie
défavorable qui pèse sur la croissance, la diminution des ressources
disponibles, le coût de l’énergie, etc etc, la liste serait très longue.

Les
conséquences de la faillite ou les conséquences de la politique
nécessaire pour éviter la faillite sont sensiblement les mêmes !

C’est juste le délai qui change !

Faire
faillite est brutal. Rien ne se passe tant que l’on est pas arrivé au
bout du processus, mais le jour de la faillite tout cesse et c’est la
catastrophe, d’où l’idée de l’ajustement budgétaire (en absence
d’ajustement monétaire possible) pour éviter ou reculer le jour de la
faillite. Pour cela aucun secret.

Il faut augmenter les recettes et donc la pression fiscale en diminuant parallèlement les dépenses…

Et vous obtenez les Gilets Jaunes au bout de 12 mois de cette politique !

Ce n’est ni bien ni mal. C’est.
C’est comme cela.
C’est ainsi.
C’est les faits.

Il
était évident, et ce n’est pas faute de le dire depuis des années, que
la France n’est pas la Grèce, et que l’Union Européenne et l’Allemagne
font une très grave erreur en imaginant que ce qui était possible en
Grèce pouvait être étendu à tous les autres pays de l’Union.

En
Italie cela a donné le nouveau gouvernement italien… En France les
Gilets Jaunes, au Royaume-Uni le Brexit… autant dire que ce n’est pas
franchement une réussite brillante !!

Prudemment donc, le gouvernement vient de revoir sa copie et ses équilibres budgétaires.

Déficit public : Bercy enterre l’idée d’un retour à l’équilibre

Voilà donc ce qu’en dit cet article de Libération.

«
Dans une interview aux «Echos», Bruno Le Maire et Gérald Darmanin
annoncent les nouveaux objectifs budgétaires français pour 2022 : un
déficit public ramené à 1,2% du PIB et une dette à 96,8%. En-deçà des
objectifs initiaux.

Fini le rêve de certains membres du
gouvernement de marcher dans les pas du voisin allemand et de leur
sacro-saint «schwarze Null» («zéro noir», soit zéro déficit budgétaire).
Envolée l’ambition de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des
Finances, de réduire le «poison» de la dette française de 5 points d’ici
la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

Alors qu’en début de
quinquennat, l’exécutif promettait à Bruxelles de rétablir l’équilibre
des comptes du pays à l’horizon 2022, la nouvelle trajectoire budgétaire
révélée ce jour par les Echos affiche désormais l’objectif d’un déficit
public de 1,2% du PIB. Il y a quelques mois, Bercy envisageait même un
excédent budgétaire de +0,3%… On en est loin ! »

Grand débat ? Non grande occasion ratée !

De
manière générale en économie comme en politique on gagne rarement en
brutalisant. Le grand débat est une grande occasion ratée.

Il faut
évidemment tout revoir dans le fonctionnement de notre pays.
Généralement, cela se fait à l’occasion d’une campagne présidentielle et
de la confrontation de grands projets et de grandes visions pour notre
pays.

Nous ne nous en sortirons pas sans remettre notre peuple
face aux complexités en lui demandant de choisir. Mais de cela ceux qui
nous dirigent ne veulent en aucun cas en discuter.

Eux, savent
mieux que nous ce qui serait bon pour nous. C’est évidemment la négation
de la démocratie, et presque la définition du despotisme fût-il
éclairé.

Tout cela crispe donc considérablement les rapports, et
le gouvernement se voit contraint d’acter dans ses prévisions le
ralentissement de sa tenue de cap ! Cela porte le nom de défaite. Ce
n’est pas pour autant la victoire des Gilets Jaunes, car, ce qui se joue
actuellement, c’est la restauration de la démocratie française pour et
par le peuple, contre les tentations terribles de dépeçage de ce qui
reste de notre nation au profit d’un totalitarisme marchand qui veut
tout transformer en un immense marché.

Dans ce grand marché, il
n’y a plus aucune place pour l’humain, la solidarité, la diversité ou la
gratuité. Le totalitarisme marchand veut tuer Dieu quel que soit le nom
que nous lui donnons, les croyances, les coutumes, les langues, les
différences pour enfanter d’une classe unique et homogène de
consommateurs décérébrés.

Ils viennent de le lever le pied. Les faire freiner c’est la prochaine étape ! Puis en troisième lieu, il faudra les faire sortir de la voiture. Comme je pouvais vous le dire dans cet article, le temps des révolutions n’est pas celui de Twitter.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Voir :

Pétrole. Au plus haut depuis 2015!
Ralentissement confirmé de la croissance en Allemagne
L’Europe et… les trains!! Absurdités du quotidien.
Pourquoi investir dans les semi-conducteurs est une bonne idée!



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