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27 février 2021

Mediapart affirme que Macron a sciemment menti sur la blessée à Nice. Le procureur finit par reconnaître qu’un policier l’a poussé



Geneviève Legay a été hospitalisée après l’acte 19 des Gilets jaunes pour «hémorragie méningée frontale gauche, hématome occipital droit, hématome cérébelleux droit, fracture de l’os rocher droit, fracture de l’os pariétal droit, [et] fracture médico-sphénoïdale».

Emmanuel Macron et Jean-Michel Prêtre, le procureur de la République de Nice, ont depuis déclaré que la septuagénaire n’avait pas été blessée par les forces de l’ordre. Le procureur affirmant qu’elle a chuté «et s’est cognée contre un pylône fixe» et le Président assurant que «cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre».


Pourtant, les témoignages recueillis par Mediapart sont en contradiction avec la version des autorités françaises sur la raison des blessures de la femme âgée. Un rapport de police rendu le jour même atteste même que ce sont bien les forces de l’ordre qui l’ont bousculée.

«Selon les premiers éléments recueillis, la septuagénaire aurait été bousculée par un homme qui portait un bouclier, sans plus de précisions [sic]», a écrit un officier de police judiciaire (OPJ) dans un procès-verbal consulté par le média.

«Nous avons chargé, donc effectivement nous avons poussé les personnes devant nous. […] C’est après la charge en me retournant que j’ai constaté qu’une femme était à terre», a expliqué lors de son audition un autre policier ayant pris part à la charge.

En outre, Arié Alimi, avocat de la famille, a raconté que «lorsque Madame Legay s’est réveillée à l’hôpital, le samedi 23 mars 2019, elle a indiqué que des policiers sont venus à deux reprises dans sa chambre et qu’une policière a essayé avec insistance de lui faire dire que c’était un caméraman qui l’avait bousculée, et non les forces de l’ordre».


Selon ce procès-verbal consulté par Mediapart, «lors de l’audition de Geneviève Legay, la policière l’interroge effectivement sur la présence d’un journaliste et lui demande si elle se rappelle de lui et de ses agissements. En revanche, lorsque la victime affirme avoir été poussée par les forces de l’ordre, elle ne lui demande pas de détailler son récit.»

Plusieurs témoins ont confié au média que Geneviève Legay avait été touchée par «un homme qui portait un bouclier.»

«Geneviève Legay a reçu un coup de bouclier au visage et s’est effondrée à ce moment-là. J’étais à un ou deux mètres d’elle avant et pendant la charge des policiers. Elle a bien reçu un coup des forces de police au visage, ce qui l’a fait tomber. Ensuite j’ai dû m’occuper d’un journaliste et je ne l’ai retrouvée que lorsqu’elle était à terre. J’ai voulu l’aider mais des policiers m’ont empêché de le faire», a déclaré le street medic Thibault Huart.

Son collègue René Paysant a publié une vidéo racontant les faits de ce samedi. Il a notamment souligné que les policiers avaient interdit aux street medics de venir en aide à la dame âgée. 

Bernard M. a partagé qu’il avait vu Geneviève Legay «poussée par un policier et son bouclier pendant la charge. Une fois à terre, un policier l’a traînée. Elle a reçu des coups de pied. Et elle a été déplacée à deux mètres de sa chute, près d’un plot, d’un pylône».

«Le récit de Bernard soulève de grandes interrogations quant à la version du procureur selon laquelle Geneviève Legay aurait heurté un pylône. Ces coups pourraient-ils être à l’origine des côtes fêlées?», s’interroge-t-on dans l’article.

Mediapart conclut que le commissaire Rabah Souchi a donné l’ordre de charger, des policiers «ont affirmé lors de l’audition avoir poussé des manifestants lors de la charge», quelques-uns «ont enjambé Geneviève Legay alors qu’elle était déjà gravement blessée, allongée et presque inconsciente».

Plus tôt, «Arrêt sur images» a affirmédétenir la preuve que «contrairement aux propos d’Emmanuel Macron», un policier a poussé la septuagénaire. La preuve basée sur une vidéo de la manifestation filmée par Cnews dont le média ne s’est plus servi. 


Lors de la manifestation des Gilets jaunes à Nice, interdite par les autorités, Mme Legay a été sérieusement blessée à la tête près de la place Garibaldi et a été transportée aux urgences à l’hôpital Pasteur.

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Le procureur finit par reconnaître qu’un policier a fait tomber une septuagénaire à Nice

Le procureur de la République à Nice, Jean-Michel Prêtre, a fini par reconnaître qu’un policier était responsable de la chute d’une septuagénaire à Nice lors d’une manifestation des Gilets jaunes.

C’est bien un policier qui a fait tomber une militante de 73 ans, Geneviève Legay, grièvement blessée lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Nice, a déclaré vendredi, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République à Nice, Jean-Michel Prêtre.

«Hier soir, des éléments ont établi que contrairement à ce qui pouvait être interprété des premières images, il y a eu un contact direct entre un membre des forces de l’ordre et Mme Legay […]. Une analyse fine, pixel par pixel, des images de la vidéosurveillance de la ville de Nice montre qu’un fonctionnaire en tenue, qui ne se trouvait pas dans la ligne du cordon [de la compagnie départementale d’intervention (CDI), ndlr] est passé devant ce cordon en poussant des gens avec son bras droit […]. Mme Legay s’est retrouvée la première à avoir été touchée […]. C’est bien le geste d’un policier qui est à l’origine de la chute de Mme Legay», a indiqué M.Prêtre.

Il reste désormais à déterminer s’il s’agit d’une violence «légalement autorisée», où s’il y a eu «une initiative personnelle détachable de la mission générale d’emploi de la force pour disperser», a noté le procureur. 


Le fonctionnaire de police en cause, qui a déjà été interrogé plusieurs fois, risque jusqu’à 7 ans de prison.

«J’ai décidé d’ouvrir une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 8 jours, commises par un détenteur de l’autorité publique», a précisé M.Prêtre.

Le Président Macron et le procureur de Nice avaient précédemment affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas touché Mme Legay. M.Prêtre avait notamment dit qu’elle a chuté «et s’est cognée contre un pylône fixe» et le Président, que «cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre». Dans le même temps, Mediapart a recueilli des «témoignages qui renforcent l’idée d’un mensonge orchestré» sur la charge brutale des manifestants, dont un rapport de la police. 

Après la première communication du procureur de lundi, Me Arié Alimi, avocat des trois filles de Geneviève Legay, avait sollicité mardi le dépaysement dans un autre tribunal que Nice, dénonçant «un manque d’objectivité du parquet local».

Geneviève Legay, porte-parole d’Attac dans les Alpes-Maritimes et militante des Gilets jaunes, a été hospitalisée après l’acte 19 pour «hémorragie méningée frontale gauche, hématome occipital droit, hématome cérébelleux droit, fracture de l’os rocher droit, fracture de l’os pariétal droit, [et] fracture médico-sphénoïdale». Selon Me Arié Alimi cité par Mediapart, «lorsque Madame Legay s’est réveillée à l’hôpital, le samedi 23 mars 2019, elle a indiqué que des policiers sont venus à deux reprises dans sa chambre et qu’une policière a essayé avec insistance de lui faire dire que c’était un caméraman qui l’avait bousculée, et non les forces de l’ordre».



Fawkes: Dans un autre genre, Macron a aussi osé sortir récemment qu’un pesticide unanimement reconnu comme cancérigène (le Chlordécone) ne l’est pas. Bientôt il va nous dire que l’amiante en fait est bonne pour la santé et que le Cesium 137 est une nouvelle vitamine indispensable pour le corps humain. Mais ne soyons pas mauvaise langue: Macron sait mieux.



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