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17 July 2019

LA TRAHISON DES ÉLUS ET DES GOUVERNANTS



LA TRAHISON DES ÉLUS ET DES GOUVERNANTS

Il n’y a pas qu’en Algérie où l’on remet en cause la légitimité des élus et des gouvernants, parce qu’ils ont trahi la cause pour laquelle ils occupent leurs postes et disposent de leurs pouvoirs.

La trahison des élites, des clercs et des élus est universelle.

Voici à travers quelques exemples étalés au grand jour cette terrible réalité par laquelle l’idée même de politique est dégradée. Celle des anciens ministres et présidents français tels qu’on les découvrent après qu’ils aient été reniés par le peuple français qui leur a fait confiance.

Ce n’est pas le FSB ou un service secret chinois, encore moins des complotistes, spécialistes des fake news qui diffusent les informations suivantes, mais bien une dépêche de l’AFP du jour (V. 22/03/2019 à 10:16).

– Myriam El Khomri, l’ancienne ministre du Travail de François Hollande, battue aux élections législatives en 2017 « rejoint la filiale S2H Consulting (conseil et stratégie, NDLR) en tant que directrice du pôle conseil », a fait savoir jeudi 21 mars le groupe. Les Français se souviennent des dégâts incalculables que cette dame a opérés dans le droit du travail en France. C’est sur cette base largement éventrée que le gouvernement actuel continue la destruction de progrès sociaux dont certains remontent au XIXème siècle.

Merci Monsieur François Hollande pour l’exemple que vous donnez aux autres peuples de la planète. Heureusement que le peuple algérien prend nettement distance dans la remise en cause du pouvoir en Algérie, avec ce qui ce passe en France où les gilets jaunes, soutenus par une majorité de Français manifestent tous les samedis depuis novembre dernier.

– Le même groupe S2H Consulting a déjà recruté en 2017 l’ex-secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen en tant que conseiller du président du groupe.

– Virginie Calmels, l’ex-numéro deux des Républicains a rejoint le groupe immobilier de luxe Barnes.

– L’ancien ministre de l’Économie François Baroin, maire Les Républicains de Troyes, a quant à lui rejoint il y a un an la banque Barclays, dans la foulée de son ex-collègue du gouvernement Nathalie Kosciusko-Morizet, partie à New York chez Capgemini.

– L’ancien Premier ministre François Fillon, candidat malheureux à la présidentielle de 2017, a rejoint, en tant qu’associé, la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital. Après qu’il ait été trahi à son tour par le trio de combinards : Raffarin, Sarkozy, Juppé.

– L’ex-président de la République Nicolas Sarkozy, pour parler de celui qui fait la pluie et le beau temps du parti Les Républicains en déplaçant de derrière les coulisses le malheureux Wauquiez comme un pion sur l’échiquier de la vie politique française, siège depuis mai 2017 au conseil d’administration d’AccorHotels.

Inutile de vous entretenir de ce qui reste du gaullisme dans ce pays en déconfiture avancée après le passage du pompidolien Chirac et de son rejeton Sarko (qui est aussi celui de l’ « ami de trente ans », E. Balladur, complètement mis au silence depuis un bon bout de temps)

– Début 2018, l’ex-ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem a rejoint l’institut de sondages Ipsos. Il paraît que depuis Madame a appris aussi à chanter…

– Fleur Pellerin, ancienne ministre de la Culture de François Hollande, a de son côté fondé en 2016 un fonds d’investissement, Korelya Capital. S’il n’y avait que cette Fleur-là, jamais plus je n’offrirai de fleur à quiconque.

Comme Brel, je choisirai les bonbons

Quelques conclusions :

1.- Comprend-on pourquoi personne ne peut faire confiance au personnel politique (de « gauche » ou de droite) qui gouverne aujourd’hui les nations ?

2.- Dès qu’ils sont vidés, ils sont aussitôt recrutés par des entreprises privées ou des banksters pour exploiter les relations qu’ils ont conservées dans les rouages de l’Etat, celles qu’ils se sont faites hors de l’Etat et hors de leur pays, leurs carnets d’adresses…

3.- Rétrospectivement, on devine pour qui au juste ils agissaient quand ils occupaient leurs postes dans les ministères et à la présidence.

4.- Il tombe sous le sens que ceux des gouvernants qui prétendent agir pour les intérêts des masses populaires, les pauvres et les mal lotis ont une responsabilité plus grande et leur trahison est encore plus grave que celle des conservateurs qui sont là pour préserver le patrimoine et la richesse des plus fortunés, eux au moins ne cachent pas leur jeu.

Inutile de perdre son temps à considérer la position des « national-socialistes » qui trompent encore plus leurs électeurs à leur faire croire que le partage ne sera équitablement fait qu’entre ceux qui ont les mêmes racines, la même couleur de la peau, les genoux sur le même prie-Dieu .

Mussolini (à partir des années 1920) et Hitler (avant même 1933) ont raconté la même histoire aux miséreux de leur époque. Le tri et la hiérarchie des besoins et des hommes a été fait de manière discrétionnaire et bien des miséreux se sont retrouvés dans des camps dont on oublie (l’histoire étant racontée de manière biaisée) de dire qu’ils furent d’abord ouverts pour accueillir des Allemands, des philosophes, des prêtres (catholiques et protestants qui protestaient), des communistes, des syndicalistes, des homosexuels, des « fous », des tziganes, Roms, gitans… et aussi des juifs, pendant que d’autres juifs finançaient et soutenaient Herr Hitler et ses kapos.

(Lire : « Ces juifs de France qui ont collaboré. » Ouvrage collectif par Valla Jean-Claude. Les Cahiers Libres d’Histoire, n°8, 2002. 128 p. Lire aussi Des juifs dans la collaboration. L’UGIF, 1941-1944, de Maurice Rajsfus, préfacé par P. Vidal-Naquet, EDI, 1980, 406 p.

4.- Tout cela permet de répondre aux questions :

4.1.- Pour le compte de qui au juste agissent ceux qui aujourd’hui sont aux postes de commande de la République ? Qui servent-ils réellement ?

4.2.- Par qui et au service de qui demain, lorsque les votes les mettraient dehors, ils agiraient et feraient les profits ? Où pensez-vous que va se réfugier l’actuel taulier de l’Elysée lorsque viendra son tour d’être remercié ?

Cette situation ne peut déboucher que sur deux perspectives qui peuvent d’ailleurs se combiner :

1.- Hausse inévitable des taux d’abstention aux élections un peu partout dans le monde et notamment là où elle se pose en exemple, en modèle, là où les nations se permettent de donner des leçons au reste du monde.

La démocratie représentative, dès lors que les élus ne représentent plus ceux qui leur ont fait confiance et trahissent systématiquement les programmes sur lesquels ils ont fait campagne, n’a plus aucune valeur politique opérationnelle.

2.- Hausse tout aussi inévitable des partis nationalistes, fascistes voire racistes por peu que ces partis soient assez rusés et crédibles pour faire croire à leur alternative et à leur légitimité.

Je le répète, la responsabilité des partis de « gauche » est assurément la plus élevée et la plus tragique, en ce que ces partis se posent en défenseurs par nature, par destin historique des classes laborieuses.

On sait ce qu’il en est.

Pour un plat de lentilles, le PCF a voté les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet. Nous savons ce que cela a donné en Algérie sous gouvernement de la SFIO, après Mitterrand, en novembre 1954, alors ministre de l’intérieur.

Tout cela devra nous servir de leçon. Car ce « premier programme commun » nous a coûté.

Djeha,

V. 22 mars 2019

PS : A propos du « 19 mars, je vous ai envoyé en 2012, un mot que je me permets de vous l’envoyer à nouveau sans avoir retirer une virgule. A lire avec le recul.
Qu’avons-nous donc fait de notre liberté ?

Djeha, mardi 20 mars 2012

Réaction à la dépêche de l’APS “Il faut avoir le courage de reconnaître les erreurs commises lors de la guerre de libération” (voir texte ci bas)

C’est ainsi que nos braves dirigeants entendent fêter le cinquantenaire de notre indépendance.

Reconnaître ses erreurs est naturellement la qualité des hommes d’honneur et des peuples matures regardant leur passé avec honnêteté, lucidité, équité et raison.

Ç’aurait été un geste de respect et de considération à l’égard de nos amis Français avec lesquels nous partageons histoire, géographie et intérêts que de leur offrir de partager à deux mains l’écriture de notre passé commun.

Après la guerre qu’ils nous firent, l’amitié de la réconciliation autour de l’essentiel.

Il aurait pu en être ainsi, si l’initiative était symétrique, si les gestes allaient de concert les uns vers les autres, portés par un désir homologue et honnête de tourner sans effacer les pages de ce livre qui prend place dans la vaste bibliothèque historique de l’humanité.

Malheureusement, il n’en est pas ainsi.

La France hantée par la perte de ce qu’il ne lui a jamais appartenu, ne digère pas sa défaite et ressasse des fables de paradis perdu. Elle y croit si peu qu’elle fige dans la loi des délires de grabataires et nous somme de “reconnaître les crimes que nous aurions commis” en quête de notre dignité.

Il est vrai que chez nous, nos dirigeants ont perdu la faculté de se mettre debout et ont mis à notre pays à la portée de ces rapaces immondes, racistes et de leurs mises en demeure ignobles.

Si cela continue ainsi, bientôt ils en arriveront à supplier la France coloniale et les revanchards qui insultent tous les jours notre pays et la mémoire de nos libérateurs, de daigner accepter leurs excuses pour les avoir chassés de notre pays.

Il aura fallu attendre un demi siècle pour entendre un ultime rejeton, un glorieux anonyme d’une association opportuniste, reflet lointain de l’intendance de la Révolution, deviser doctement sur les erreurs et les fautes de l’action de ceux qui ne sont plus là pour se défendre.

Les braises accouchent de cette cendre amère qui prostitue notre souveraineté. Prêts à toutes les concessions pour peu qu’on les laisse assis sur les derricks.

Pour ce qui est du 19 mars, nous n’avons rien à fêter sinon les hordes de « patriotes » et de « maquisards » qui ont proliféré, la paix venue, pour combattre un ennemi qui pliait bagages.

Depuis 1962, les moudjahidin se multiplient comme de la mauvaise herbe. Même le ministère qui s’en charge s’interroge sur la performance de l’imprimerie qui reproduit leurs d’attestations. Ces écornifleurs étaient surtout venus récolter ce qu’ils n’ont pas produit, se glorifier d’un martyre auquel ils n’ont pas consentis et s’approprier une victoire qui ne leur appartient pas.

Et dire que de nombreux partisans s’étaient discrètement retirés au lendemain de l’indépendance, le devoir accompli, sans jamais avoir demandé ni cartes, ni attestions, ni privilèges, ni la moindre contrepartie à une contribution qui est d’abord un devoir et un honneur.

Cela n’a pas changé depuis : l’Algérie croule sous le poids des parasites et des glorieux rebelles du 19 mars. Ils ne l’ont peut-être pas faite la « Révolution » (terme qui a du reste disparu du langage officiel), mais c’est fou ce qu’ils savent en parler – ces rhéteurs à deux sous – et conter par le menu les faits d’arme auxquels ils n’ont pas pris part.

Maudit pétrole !

Toutefois, ni les ressources naturelles, ni cette vermine qui ouvre à nouveau les portes à nos ennemis ne suffit à masquer et à cacher notre honte.

Nous portons collectivement la responsabilité de cette faillite. Et demain nos enfants nous demanderons à juste titre des comptes sur l’administration du patrimoine qui nous a été confié :

Qu’avons-nous donc fait de notre liberté ?

Djeha,

19 mars 2012

“Il faut avoir le courage de reconnaître les erreurs commises lors de la guerre de libération”

APS, lundi 19 mars 2012, 10:42

Un tabou vient d’être brisé. Une fois n’est pas coutume, un dirigeant algérien appelle à reconnaître les erreurs commises pendant la lutte pour l’Indépendance. C’est du moins en ces termes que Daho Ould Kablia a parlé de la Révolution depuis Tizi-Ouzou lors d’une conférence animée à la maison de culture Mouloud Mammeri sous le thème “Les accord d’Evian”.

A cette occasion, Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et président de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des liaisons générales (MALG), a estimé qu’il faut “avoir le courage de reconnaître les erreurs commises lors de la guerre de libération nationale, afin de pouvoir les expliquer et les dépasser”.

Ould Kablia a expliqué, par ailleurs, que “étant l’oeuvre d’hommes, qui ne sont pas infaillibles, toute révolution comporte des points sombres qu’il faut aujourd’hui mettre à jour et expliquer en les plaçant dans leur contexte et en rappelant l’environnement qui a prévalu lors de leur déroulement”.

Le conférencier a considéré, à cet égard, que les anciens du MALG, du fait qu’ils ont eu à traiter pas moins de 10 tonnes d’archives, peuvent apporter une “vision objective” sur la guerre de libération nationale et s’exprimer sur certains évènements qui ont marqué cette période, tels que la “Bleuite”, “le Congrès de la Soummam” ou “le complot des colonels”.



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