Go to ...
RSS Feed

23 August 2019

Vente d’ADP : la Macronie assume (un peu) le démantèlement de l’Etat



Subissant une gestion très mauvaise depuis plusieurs décennies de la part des élites politiciennes, les Français voient l’Etat vendre ses « bijoux de famille » sans scrupules. A chaque fois, il s’agit de réaliser une super affaire qui permettra à l’Etat de se désendetter tout en préparant l’avenir grâce à des investissements géniaux. La vente d’Aéroports de Paris voulue par le Gouvernement n’échappe pas à ces éléments de langage qui n’ont aucune prise avec la réalité. La Macronie brade le peu qui fonctionne encore et s’en félicite tout en évitant soigneusement un mot tabou… 

« Ce n’est pas une privatisation » ! Cette déclaration ressemble à un cri du cœur tant il est répété avec une fausse conviction touchante de la part de tous les Cerbères de la Macronie. De Richard Ferrand à l’inénarrable Benjamin Griveaux, ils osent tous déclarer que le retrait de l’Etat d’Aéroports de Paris (ADP) « n’est pas une privatisation » même si cela est une… privatisation. Pour bien s’assurer que la Macronie ment comme un arracheur de dent, il suffit de revenir à la définition donnée dans le dictionnaire. Prenons donc le Larousse – un dictionnaire qui aura peut-être la réputation d’être anti-macronien et donc interdit dans les salles de classe. Privatisation : Action de transférer au secteur privé une activité, une entreprise qui appartenait au secteur public.

Privatiser le peu d’Etat qui fonctionne encore

Aïe ! La définition du dictionnaire est sans appel. Et pourtant, les enfumeurs professionnels assurent que la privatisation ne correspond en rien à la situation d’ADP. Vraiment ? Pourtant, l’Etat possède actuellement 50,6 % d’ADP, ce qui en fait un groupe public. En ne souhaitant que conserver qu’environ 20 % avec une cession à des acteurs privés, ADP devient de fait une entreprise privée contrôlée par des capitaux privés. On passe bien du secteur public au privé pour une splendide privatisation pensée depuis longtemps par les grands stratèges de la Macronie.

Seul bémol, ces grands stratèges ne sont guère brillants ou alors ils n’osent pas annoncer leurs plans en toute honnêteté. En effet, comment croire ce que raconte encore Griveaux lorsqu’il affirme « qu’aucune décision n’a été prise sur le maintien ou non de l’Etat au capital » quelques minutes après avoir soutenu qu’il ne s’agit pas d’une « privatisation, puisque l’Etat conservera à peu près 20% » ? Le porte-parole du Gouvernement raconte tout et son contraire, mais n’arrive à ne jamais dire la vérité. Un exploit à inscrire dans le Guinness des records !

La Macronie nie la privatisation pour plusieurs raisons. D’abord, ce terme sonne mal pour un Gouvernement qui penche bien trop du côté libéral et qui essaie de se donner une image plus à gauche… Ensuite, éviter ce nom est aussi une tentative de faire oublier qu’en vendant tout ou partie de l’entreprise, l’Etat ne pourra plus bénéficier de près de 200 millions d’euros de dividendes par an comme en 2018… Pourquoi engranger une telle somme quand on peut se faire plus de 9 milliards en un coup avec une vente complète se dit le gouvernement ? Des milliards qui serviront notamment à faire baisser la dette de 0,5 point en passant de 98,6 % du PIB selon la loi de Finances 2019 à 98,1 %. Une telle différence permettra-t-elle aux Français de mieux vivre ?

C’est ce qui sera placé en obligations d’Etat qui ramènerait un peu d’argent, lequel serait investi pour financer des projets technologiques hurlent les macronistes. Là encore, rien à croquer pour le Français de base. Et les promesses d’investissements n’engagent que ceux qui les reçoivent ! Bref, le Gouvernement est prêt à brader un des derniers joyaux qui appartient à l’Etat et ce au profit d’un groupe privé dont celui qui semblait tenir la corde jusqu’à aujourd’hui n’est autre que Vinci. Or, grâce au Sénat qui s’oppose à ce délire et une opposition à l’Assemblée nationale qui a commencé à lever le lièvre, les intentions du Gouvernement sont quelque peu mises à mal. La loi est passée (merci les députés godillots !), mais Vinci n’aura peut-être pas les clés des aéroports comme il les a prises pour les autoroutes. Une privatisation référence pour les sociétés privées qui ont vu que l’Etat se laissait plumer bien étrangement. Vinci est dans le collimateur des gilets jaunes pour ses tarifs délirants et lui donner les aéroports en guise de fermeture du grand débat serait un geste inique qui fait même peur au Gouvernement. Qui pour récupérer la mise ?





Source link

Premium WordPress Themes Download
Download WordPress Themes Free
Download Best WordPress Themes Free Download
Premium WordPress Themes Download
udemy course download free

Tags: , , , ,

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Scroll Up