Aller à…
RSS Feed

5 mars 2021

Avec la 5G, nous sommes tous des rats de laboratoire .. – Les moutons enragés



Si pour ne pas contrecarrer la propagation des ondes en milieu urbain, des satellites vont être mis en orbite, c’est irradiation assurée pour tout le monde, insectes compris. Ils disparaissent déjà de façon inquiétante , quand sera-t-il avec ces ondes « nocives ». On joue avec la santé de la population et s’il y a des conséquences, ce ne sera connu que dans quelques années. Souvenons nous de l’amiante.. Mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? Partagez ! Volti

******

Auteur Louise Delamotte pour REPORTERRE

La France s’apprête à déployer la 5G, qui repose en partie sur l’utilisation d’ondes à très haute fréquence. Aucune étude épidémiologique n’ayant été faite, scientifiques, médecins, et jusqu’aux services de l’État s’alarment.

La cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile, ou
5G, est la promesse de pouvoir se connecter d’où que l’on soit sur la
planète. C’est aussi l’occasion d’aligner les superlatifs : de partout
et tout le temps, ultra haut débit, transmission à moins d’une
milliseconde. À tel point que certains parlent « de changement sociétal sans précédent à l’échelle mondiale », avec l’arrivée des objets connectés, 155 milliards d’ici 2025 [1], des villes intelligentes, des voitures autonomes, des robots chirurgiens, etc. Revers de la médaille, « la 5G augmentera l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) », ont prévenu, en septembre 2017, plus de 170 scientifiques issus de 37 pays. Ils réclament un moratoire « jusqu’à
ce que les dangers potentiels pour la santé humaine et l’environnement
aient été (…) évalués par des scientifiques indépendants de
l’industrie (…) Il est prouvé que les émissions CEM-RF sont nuisibles à l’homme et à l’environnement »
.

Dès 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé les radiofréquences comme « cancérogènes possibles pour l’Homme ». Puis en 2016, une étude étasunienne du National Toxicology Program de grande ampleur montrait que des rats exposés à des ondes développent des cancers. La même année, en juillet, une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estimait que ces « ondes ont des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être des plus jeunes ».

« Le problème de la 5G est similaire, mais en pire, aux problèmes que l’on constate déjà avec les premières générations de téléphone, du fait que les ondes sont pulsées » 

Ces études scientifiques incontestées ne concernent pas directement
la 5G. C’est d’ailleurs ce que souligne le rapport de l’Office
parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques du 11 décembre 2018 sur la 5G. Les auteurs relèvent « que
le financement d’études indépendantes (…) est pour l’heure
compromis : le projet de loi de finances 2019 a supprimé une taxe
additionnelle qui servait jusqu’alors à ces financements. Et son
remplacement par une subvention n’est pas acté »
.

« Toute nouvelle technologie suscite des inquiétudes », relativise Gilles Brégant, directeur général de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Alors légitimes ou fantasmées ?
Les craintes s’alimentent peut-être du fait qu’on semble mettre la
charrue avant les bœufs : miser sur une technologie dont on ne peut
mesurer les effets sanitaires que plusieurs années plus tard ne
revient-il pas à faire de la population des rats de laboratoire ?

Car, en juillet 2018, le gouvernement a présenté sa feuille de route, prévoyant l’attribution de nouvelles fréquences aux opérateurs dès 2020, une couverture des principaux axes de transport par la 5G d’ici 2025. Contactée par Reporterre, l’Anses rappelle pourtant l’une de ses recommandations formulée dès 2013 : « Le développement des nouvelles infrastructures de réseaux doit faire l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions, en tenant compte du cumul des niveaux existants et de ceux qui résulteraient des nouvelles installations. »

Comme le fait remarquer la docteure Annie Jeanne Sasco, médecin épidémiologiste du cancer et coordinatrice en Europe de la pétition contre le déploiement de la 5G, « il faut du temps pour développer un cancer ». Comment évaluer en quelques mois les effets de nouvelles fréquences sur le vivant ? Sans parler des combinaisons de fréquences. Cela n’empêche pas la cancérologue d’affirmer que « le
problème de la 5G est similaire, mais en pire, aux problèmes que l’on
constate déjà avec les premières générations de téléphone, du fait que
les ondes sont pulsées »
. « L’être
vivant n’est pas fait pour être exposé à ce type de champs
électromagnétiques. Des cellules vivantes peuvent à la rigueur s’adapter
à des expositions continues,
estime l’épidémiologiste. Mais passer en “on/off, on/off, on/off” à la vitesse extraordinaire de la 5G ne va pas permettre à nos cellules de s’adapter. »

Car la 5G repose sur un ensemble de fréquences : celles assez
classiques, situées dans la bande allant de 3,4 à 3,8 GHz, voisines du
spectre de la 3G et de la 4G. Mais aussi sur une autre tranche du
spectre électromagnétique, située aux alentours des 26 GHz. « Cette bande n’a jusqu’à présent jamais été utilisée pour des réseaux mobiles »,
souligne le régulateur des télécoms français, l’Autorité de régulation
des communications électroniques et des postes (Arcep), le 31 janvier
2019, qui encourage, comme le gouvernement, les villes à lancer des
expérimentations en « situation réelle ».

L’autre caractéristique des bandes de très haute fréquence, dites « millimétriques », aux largeurs considérables, c’est d’être courte. Avantage pour le corps humain, les millimétriques ne pénètrent pas dans l’organisme à plus de 2 mm. « Cela dit, tempère le président des Robins des toits, Pierre-Marie Theveniaud, même à 2 millimètres, la conduction nerveuse en surface est modifiée, les tissus chauffent, sans compter que l’exposition est d’autant plus forte que le rapport poids/volume est grand. » Quid alors des effets sur les insectes, les abeilles, les oiseaux… et sur les enfants ?

« S’il n’y a pas de téléphone, vous n’êtes pas visé » 

Inconvénient de cette faible pénétration pour la propagation des ondes en ville : elles sont facilement stoppées par des « obstacles urbains » tels que les immeubles, les arbres, le béton… Pour surmonter cette difficulté, les promoteurs de la 5G vont déployer des satellites dans l’espace et des petites antennes sur terre, les « small cells », qui vont s’incruster en ville au sein d’arrêts de bus, lampadaires, panneaux d’affichage, etc. jusqu’à tous les 100 mètres.

…/….

Ainsi, 21 nouvelles stations 5G expérimentales ont été autorisées par l’ANFR en janvier dans la bande 3,5 GHz, pour un total de 78 stations autorisées en France [3].

Lire l’article complet

Source REPORTERRE

[3]24 pour Orange, 19 pour SFR et 35 pour Bouygues Telecom.

Voir toute l’actualité écologique





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut