Go to ...
RSS Feed

21 March 2019

Gilets jaunes complices de tout, Macron responsable de rien



Chassez le naturel, il revient au galop. Alors que Macron prétend depuis six semaines que le dialogue est renoué et que les insultes sont rangées au placard, il ne peut s’empêcher d’exprimer tout le mal qu’il pense des gilets jaunes. De simples Français qui ont l’audace de défier sa politique, cela n’est pas très nouveau monde. Alors pour les anéantir politiquement et socialement une bonne fois pour toutes, le chef de l’Etat les rend responsables des débordements provoqués par quelques centaines de casseurs professionnels. Le mot est lâché, ils sont « complices ». Vraiment ?

Les gilets jaunes sont habitués à être les bouc-émissaires de tous ce qui ne fonctionne pas en France. A croire le gouvernement, tout allait très bien jusqu’à ce que des hordes de gilets jaunes n’envahissent les rues et réclament de quoi vivre et d’être traités dignement. L’économie en berne, la nation qui se délite, la diplomatie française voguant d’échec en échec, tout est de la faute des gilets jaunes et c’est pour cela que les ministres ont attaqué tour à tour un mouvement qui a juré leur perte. Tout le monde sait qu’il s’agit d’un combat à mort, pas physique, mais politique. Or, Macron ne l’entend pas ainsi après avoir tremblé comme une feuille des semaines durant, il reprend sa campagne d’insultes et de criminalisation.

Macron, le sous-doué en droit bientôt au Conseil constitutionnel ?

Les gilets jaunes seraient sur la pente descendante grâce au machiavélisme d’un Macron qui leur donne la parole dans des salles de réunion lugubres en lieu et place de la lumière du jour et de la rue. Rédiger des doléances, c’est bien mais quand on sait qu’elles ne seront pas prises en compte, l’envie de prendre l’air et de battre le pavé chaque samedi est grande. Sauf que manifester avec un gilet jaune sur le dos est aujourd’hui un crime. Ceux qui ont essayé de se rendre au Salon de l’Agriculture avec l’ont appris à leurs dépens, mais Macron va plus loin aujourd’hui.

En réponse au laxisme dont à fait preuve le pouvoir face aux casseurs professionnels depuis trois mois, le chef de l’Etat répond : « Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire ». La pierre est lancée à la face des gilets jaunes. Dénoncer la pression fiscale délirante et brandir une pancarte Macron démission, c’est être complice de casseurs d’extrême gauche qui vandalisent en toute impunité devant des CRS aux ordres bien étranges. Car, pour le pouvoir, une manifestation de gilets jaunes est forcément violente. La télévision aidant, le mouvement est décrit depuis ses débuts comme l’expression d’une haine aveugle qui détruit tout alors que l’immense majorité des rassemblements et manifestations ne font émerger aucune violence.

Le chef de l’Etat a un rapport compliqué à la réalité et au droit. Car être « complice » dès lors qu’on se trouve non loin de personnes qui transgressent la loi, cela voudrait dire que Macron est lui-même complice de bien de choses peu avouables. Prenons l’exemple de son ami proche Benalla. Avec tout ce qu’on peut reprocher à cet individu, la seule présence de Macron dans les parages vaudrait une complicité de fait et donc une condamnation au moins sur le plan moral. Heureusement pour lui, la justice est moins prompte à juger les cas de complicité. Pourtant, il faudra bien en passer par là un jour avec chaque semaine, une nouvelle pièce ajoutée au dossier Benalla-Macron.

A force de ramer, Benalla finira par lâcher intentionnellement ou non celui qui a réclamé de « l’indulgence » à son endroit. Et là, la complicité sera établie en droit. En attendant ce jour heureux pour la justice, la morale et la France, on peut s’interroger sur la responsabilité de Macron dans l’exercice du pourvoir. Cela fait quinze semaines que les mêmes individus détruisent chaque samedi le mobilier urbain. Les mêmes qui s’en prennent aux forces de l’ordre, lesquelles ont uniquement pour consigne de charger dès lors qu’il s’agit de gilets jaunes (des vrais) et non des casseurs. Il y a là un problème très grave, mais aucun responsable ne s’avance… Dommage que le discours de Macron sur « le responsable, c’est moi. Qu’ils viennent le chercher » ne s’applique à aucun sujet précis. Autrement, la démission aurait dû être donnée depuis fort longtemps.

 

 





Source link

Download WordPress Themes Free
Free Download WordPress Themes
Download WordPress Themes
Download Premium WordPress Themes Free
free download udemy course

Tags: , , , , ,

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Scroll Up